Vae Victis*; cave Laurent ? ou bien " Sicut hydria vadit ad aqua ut in fine patatras**
Ainsi donc, ce n'était que pour cela, ainsi donc, ce n'était que çà.
Le P"c"F qui plus que jamais justifie ainsi les guillemets que La Canaille a installé pour
encadrer ce –c-, à cru nécessaire d'expliquer pourquoi il s'était abstenu sur ce budget.
Non pas qu'il eut dû l'approuver, personne parmi les anticapitaliste qui le lui demandât mais
pour justifier qu'il ne l'ait point censuré.
Salaires ? Rien. Pouvoir d'achat ? Rien. Garanties collectives ?
Nada.
Prise de contrôle des leviers de l'économie ? Poursuite de la mise à disposition du capital
des finances publiques au travers des PPP.
On peut poursuivre dans ce sens plus que longuement.
Dès lors, quel point positifs dans ce budget au regard des attentes exprimées en mai- juin
20122 et des engagements du capitaine du vaisseau fantôme croisant sur la mer des institutions de la Vème République et de l'équipage qu'il a recruté ?
Mais une petite phrase éclaire : "Le gouvernement n’a
pas vu ou plutôt, n’a pas voulu voir le rôle charnière de notre groupe". C'est en gros ceci : "Tu nous as snobé en préférant les verts à la palette des vieux roses donc on n'est pas
d'accord" Si nous avions eu des ministres, ton budget passait. Le toutou tien sa laisse et montre qu'il peut la rapporter au maître.
C'est la version expérimenté de cette puérilité de Mélenchon
" "Il y a
une majorité de gauche à l'Assemblée : je propose qu'elle change de centre de gravité. Je suis prêt à être premier ministre". Le concept dont La
Canaille n'est pas l'inventeur mais qu'il a très tôt, bien avant 2012, éclairé de sa propre lampe : "de la lutte des classes à la lutte des places" trouve ici son épanouissement.
Pour tenter de ne pas
paraitre opportuniste, P Laurent laborieusement tente d'expliquer : Nos votes sur ces
textes ne relèvent pas d’une posture circonstancielle. Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et
juin derniers." Sauf que
cette volonté de changement s'appuyait sur une telle volonté que de ne pas condamner les choix franchement revient, à la lecture de l'explication de cette abstention, à dire "avec nous la pilule
pouvait passer.
La Canaille
pousse-t-il trop loin le bouchon ? Alors comment expliquer dans la même déclaration ces quelques mots : " Faut-il le rappeler ? Il n’y a pas de majorité de gauche au Sénat sans les 20 membres du groupe CRC." ¸Ce n'est pas de
l'invention, ils y figurent, non ?
Il ne s'agit pas de
propos proférés par des salauds ou des traitres, non. Il s'agit tout simplement de la réalité d'où conduit la logique d'externalisation du réel du mouvement populaire des moments et lieux de
choix. C'est la mise au concret du sens d'une dérive. La même qui fit de Guesde et Jouhaux les partisans de l'union sacrée il y a 98 ans, la même parce qu'ils la refusèrent il y a 73 ans qui fit
de 27 parlementaires communiste d'alors les sauveurs de l'honneur communiste. Faire le funambule sur la ligne de démarcation des deux côtés de la barricade conduit à se trouver sous le coup du
vent des idées dominantes.
En politique, les
idées dominantes sont toujours celle de la classe dominante. C'est de refuser de le garder en tête ou de faire passer d'autres contingences qui conduisent à ne pas voter contre ce
budget.
Comme les choix du
côté de Nantes, ceux de la nationalisation en CDD en Lorraine, ceux fait à Paris vont se payer pour ceux qui les font. Déjà les appels reçus et rencontres de La Canaille parmi ceux qui tentaient
de le convaincre de faire une trêve au printemps montre qu'ils sont parmi les plus remonté pour tourner le pouce à l'automne.
Les transitaires de la place du colonel
fabien ne se souviennent pas (ou ne connaissent pas) l'histoire de Brennos chef gaulois qui récupéré par les dominants de l'époque deviendra Brennus. Celui-ci usant du « Du droit des vainqueurs ! » répondant aux romains qui s'aperçoivent que les poids pour
peser le tribut sont truqués, lançant son épée dans la balance leur jettera : " Vae Victis",
"malheur aux vaincus".
Que ceux qui se voient Brennus potentiels et incontournables
aujourd'hui ne comptent pas sur le peuple pour leur servir de bouclier. Si Canaille le Rouge en croit les échos qui lui parviennent, ils sont plutôt enclins à effondrer la
mêlée.
*Vae Victis : Malheur aux
vaincus.
** " Sicut hydria vadit ad aqua ut in fine patatras** : tant va la cruche à l'eau qu'a la fin elle se casse (version canaille du latin de
cuisine)
Quant à "cave Laurent "
…extrapolation hasardeuse de cave canem