Dali prémonition de la guerre civile
La confusion des repères conduit à produire un texte comme celui qui figue en fin de page.
Illustration d'un raisonnement en escalier pimenté de valeurs d'un premier abord sympathiques qui conduit à la pire des choses.
Madame VERGIAT siège au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Elle a été élue trésorière de ce groupe et désignée comme coordonnatrice des députés élus en France.
Il faut dit-elle combattre (elle à raison) ce qu'elle ne nomme pas (là commence la dérive) comme un pouvoir fasciste : le pouvoir d'Orban et le système qui l'a produit et s'y abrite, le capitalisme, et les liens organiques de celui-ci avec l'UE.
Elle vient de faire une déclaration que l'Huma à mis en ligne le 11 janvier.
Curieux que la porte parole d'un FdG qui se targue d'être l'héritier du NON de gauche puisse publier CE texte dans le quotidien qui a défendu ce NON . Dénoncer le positionnement de ceux qui ont soutenu et ratifié le traité de Lisbonne est juste et est ici partagé mais ensuite en appeler pour renfort et arbitrage au protocole de Venise est un double saut périlleux arrière pour le moins hasardeux.
Madame VERGIAT réintroduit ainsi les principes d'une constitution européenne qui, la France l'ayant rejeté et sauf confirmation de la forfaiture de Fa#, n'a aucune légitimité. Naïvement, La Canaille croyait que c'était la position du FdG.
Car enfin la Commission de Venise en posant l'existence de lois cardinales dans l'UE pour encadrer les constitutions est bien dans la continuité des partisans du oui et du traité de Lisbonne.
Pour ceux qui ne l'aurait pas en mémoire, "la Commission européenne pour la démocratie par le droit, aussi appelée commission de Venise, est un organe consultatif du Conseil de l’Europe visant à promouvoir l’esprit du droit constitutionnel de l’Union européenne.(souligné par C.le R.) . Elle est mise en place en mai 1990 comme un accord partiel signé par dix-huit États membres du Conseil de l'Europe dans le but de fournir une assistance à aux pays " libérés du totalitarisme" (souligné par C.le R.), pour la rédaction de constitutions reprenant l'esprit des celles des États membres du Conseil de l'Europe".
Or ce conseil de l'Europe, c'est une organisation gouvernementale instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres. Elle est la doyenne des organisations qui œuvrent en faveur de la construction européenne voulu par le capital. Ce traité de Londres est l'athanor du traité de Rome qui via les alambics de la CEE puis la CE conduira à Maastricht et tous ses autres distillats réunis dans l'UE.
Donc madame VERGIAT tente de nous faire croire que la meilleur façon de lutter contre le traitée de Lisbonne c'est de s'appuyer sur ces prédécesseurs.
Thèse originale qui va passionner les historiens : ainsi, la meilleure façon de lutter contre napoléon III est de vivifier la mémoire du premier du nom voire de valider Thiers pour condamner Pétain. C'est acrobatique. Qu'elle s'y lance.
Le problème c'est que le filet est mis en place Par L'Humanité. Si le paradis des cocos existe la consternation doit être vive du côté de Péri, Cachin, Andrieu ou Salini (pour ne citer que ces plumes là). Il serait bien que d'autres toujours présents, au moins sur ce point ose parler voire aillent en cortège botter les fesses de St Denis à Strasbourg à ceux qui dépèce la mémoire d'un combat et de son journal.
Dame Vergiat qui venant du PS n'est pas concernée au premier chef par les deux lignes précédentes va arguer que c'est pour combattre le pouvoir d'Orban.
Outre qu'elle ne prend pas frontalement la question de savoir qui l'a fait roi, serait-ce que le combat ne peut être mené contre le régime hongrois hors de cette approche ? Bien sur que si mais sur la base d'un combat républicain et les valeurs progressistes antiracistes non hégémonique des peuples. Mais quand on ne combat pas les aventures impérialistes menées par l'UE dans le monde comment l'être quand cela se passe au sein de cette UE.
Madame Vergiat dénonce (avec raison) le souci sélectif de Barroso à propos de la banque centrale hongroise. L'urgence, c'est de valoriser les exigences de souveraineté populaire bridée par un pouvoir dictatorial calé sur un nationalisme porteur d'une souveraineté étatique façon "fn". C'est le myen de faire recule ce pathos idéologico biologique propre à l'histoire des fascismes européens.
La rhétorique de dame VERGIATconduit à revendiquer plus et mieux de cette Europe supra nationale qui s'accorde voir promeut les lois antisociales qui accompagnent tous les régimes autoritaires et ou fascisants.
Nous sommes dans la définition de ce que Péri appelait l'esprit munichois.
"Constitution hongroise : Exigeons des clauses « démocratie et droits fondamentaux » au sein de l’UE (Marie-Christine Vergiat)
Depuis quelques jours, l’agitation européenne se concentre sur l’entrée en vigueur de la Constitution hongroise. Il était temps. Ce texte a été adopté en avril dernier. Mais à l’époque, monsieur Orban assurait la présidence de l’Union. Il ne fallait donc pas déranger la bonne marche des institutions européennes.
En juillet dernier, le Parlement européen a adopté une résolution actant clairement les menaces pesant sur les droits fondamentaux en Hongrie après l’adoption de cette Constitution sur mesure. Cette résolution s’appuyait notamment sur les travaux de la Commission de Venise (instance du Conseil de l’Europe). Il demandait notamment à la Commission d'évaluer la Constitution et les lois cardinales qui pourraient être adoptées. Tout ceci est resté lettre morte et le Parlement hongrois (doté d’une seule chambre et où monsieur Orban dispose d’une majorité confortable et « qualifiée » des 2/3) a voté depuis nombre de ces lois dites cardinales mettant profondément en cause les « valeurs européennes » ; des lois qui ne pourront quasiment plus être modifiées, avec l’adoption de la nouvelle Constitution, qu’avec une majorité des deux tiers. Monsieur Orban n’a plus qu’à supprimer ledit Parlement pour que la dérive autoritaire du régime soit complète.
Fin décembre, monsieur Barroso est enfin sorti de son silence. Tant mieux, dirions-nous si ce n’était pas uniquement pour exprimer ses craintes pour l’indépendance de la banque centrale hongroise et le déficit hongrois, aggravé par la suppression d’un certain nombre d’impôts des plus riches. Mes collègues des groupes vert, socialiste et libéral ont demandé la mise en œuvre de l’article 7 du Traité sur l'Union. Ils réclament que l’on retire son droit de vote à la Hongrie. Cette demande est symbolique. Mes collègues de ces groupes ont presque tous voté le Traité de Lisbonne. Ils savent que ce dispositif de sanctions a été totalement verrouillé par les Etats membres, que sa mise en œuvre appartient au seul Conseil et qu’il a besoin de l’unanimité pour le faire.
Compte tenu des partis au pouvoir dans la plupart des pays européens, c’est une disposition totalement inapplicable. Autant les sanctions sur le plan économique semblent faciles à mettre en œuvre, autant la Commission tergiverse en matière de droits fondamentaux, « le Roi est-il nu » ?Reste les possibles sanctions financières. Pourquoi l’Union européenne n’a-t-elle pas vis-à-vis de ses membres les mêmes exigences que vis-à-vis de ses « partenaires » de pays tiers. Créons des clauses « démocratie et droits fondamentaux » bloquant les financements de l’Union européenne quand les grands principes de l’Union sont bafoués. Leur mise en œuvre peut être difficile car les banques européennes notamment allemandes et autrichiennes sont les principaux prêteurs de la Hongrie, et pourraient pâtir des réactions de Viktor Orban. Prenons date quand même et poussons les feux. Ne pas gérer cette crise peut avoir des conséquences tout aussi dramatiques qu’en matière économique et financière. C’est là aussi la crédibilité de l’Union qui est en cause. La société hongroise est largement mobilisée et le reste. Nous devons leur apporter notre soutien et utiliser tous les moyens dont nous disposons pour les aider au mieux. Et comme nous sommes encore au début de cette année 2012, faisons un vœu : Que les droits de l’Homme soient enfin pris au sérieux par l’ensemble des dirigeants de l’Union européenne.
Marie-Christine Vergiat - Députée européenne Front de Gauche - Groupe politique GUE/NGLMembre de la commission Libertés civiles, Justice, Affaires intérieures du Parlement européen"
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