Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Anniversaires (s) mis en ligne à 10h22

Publié le 21 Janvier 2014 par Canaille Lerouge in histoire, mémoire, République, révolution, agenda

Anniversaires (s) mis en ligne à 10h22

Le 21 janviers fait partie de ces dates qui mettent en mouvement les neuronnes politico-historiques.

 

Il y a 221 ans en matinée, à une heure relevée de façon auusi précise que celle d'un train entrant en gare de Verdun, à 10h22 du matin, par un de ces raccourcis historiques dont il a le secret le peuple français affirmait au monde sa souveraineté en mettant fin à celui qui représentait l'ordre qui la lui refusait.

 

Oui, me souffle-t-on, mais c'est aussi le 90ème aniversaire de la mort de ton pote Wladimir. Oui, vous savez bien, celui dont La Canaille vous parle assez souvent refusant que ceux qui se réclament aujourd'hui d'un communisme aussi officiel que de pacotille refusent d'évoquer, non pas pour ce qu'il a fait et dit, mais parce qu'il leur rappelle qu'eux allaient serrer les mains de Brejnev, avant d'aller prestroïker allègrement avec Gorbatchev.

 

Un peu comme ces évèques qui rejettent la théologie de la libération dès fois qu'on leur rappelle inquisitions ou soutiens en tout genre de toutes les dictatures.

 

Donc pour Canaille le Rouge si la mort de Lenine est sommes toutes un phénomène assez classique pour tout ce qui concerne le vivant, celle d'un monarque et son sort, comprommis comme Pétain un siècle et demi plus tard auprès des forces réactionnaires coalisées depuis l'étranger, a une autre signification.

 

C'est le moment où à la face du monde le Peuple Français substitue le droit du sol au droit du sang, celui où il oppose la vertu du savoir et de son partage à celle de la naissance et de la concentration aristocratique du pouvoir.

 

C'est de là que nait ce qui est toujours l'entrée du préambule de notre constition : 

 

"Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République."

 

Le couperet marque certes une exécution capitale (que repproche toujours ceux qui aujourd'hui pétitionne pour le retour de la peine de mort et en cela montre à leur façon la nature réelle de 21 janvier 1793), mais elle est surtout ce moment qui fédère toutes les références républicaines à la souveraineté populaire.

 

De même que les chrétiens fêtent l'épiphanie avec fèves et galettes, l'anticonformiste tête de veau du 21 janvier fait partie des habitudes.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas l'origine de la tradition, elle est d'importation : à l'occasion du 220ème anniversaire l'UL des syndicats CGT du 10ème de Paris avait rappelé l'origine de la pratique :

 

"Très vite , le pamphlétaire Romeau dans son opuscule « La Tête et l’Oreille » projeta dès le 21 janvier 1794 l’organisation de banquets républicains pour commémorer la fin de la monarchie absolue de Droit Divin génératrice d’injustices et d’oppressions en tous genres. Il suggéra alors que le plat principal du menu soit concocté à base d’oreilles et de têtes de cochons.
Des banquets commémoratifs se déroulèrent ainsi chaque année, dès le 21 janvier 1794 et tout au long de la première partie du XIX ème Siècle, avec au menu comme plat de résistance : de la tête de cochon farci .

Vers 1848, au moment de l’instauration de la 2ème République la tête de cochon farci fut abandonnée au menu des banquets et remplacé par la tête de veau.

En avait-on trop consommé au point d’en être rassasié ? Où le peuple révolutionnaire s’était-il quelque peu embourgeoisé ?

La raison de cette substitution n’est pas élucidée sur le plan historique , et à ce jour il est impossible répondre à ces questions . Mais ce que nous savons c’est que dans « L’Education Sentimentale » Gustave Flaubert fait dire à l’un de ses personnages du roman, participant à la Révolution de 1848 à qui il donne la parole au sujet de la tête de veau, je cite : « c’est une importation anglaise » ; pour parodier la cérémonie que les « Roundheads » célébraient chaque 30 janvier , après la décapitation du roi Charles 1er d’Angleterre, survenu le 30 janvier 1649 . Une autre victime décapitée pour que l’installation d’un pouvoir démocratique devienne possible .Ces partisans de la monarchie institutionnelle célébraient cette date lors d’un banquet où la tête de veau était arrosée de vin rouge qui servait à remplir en guise de verre , des cranes de veaux utilisés au cours du repas , pour porter des toasts à l’extermination des Stuart ."

 

Et comme lutter donne faim, leur UL donnant sur la place de la République, ils proposaient aussi la recette :

 


A servir avec :
- Rouge : Haut-Poitou ; Bourgueuil ; Beaujolais Village.
- Blanc : Champagne Brut si vous avez les moyens ; Sylaner ; Entre deux Mers ; Quincy.
- Rosé : Côtes de Provence ; Sancerre ; Vin de Corse.

Il ne viendrait pas à l'idée à Canaille le Rouge d'aller déjeuner d'un Bortch ou se commander des zakouskis les 21 janvier.

La tête de veau garde sa préférence, précédée d'une carmagnole vigoureuse.

Un repas qui se conclura par ce champ que les fédérés de l'Armée du Rhin entonnèrent de vives voix : "l
e Chant de marche des volontaires de l'armée du Rhin". Un chant fait pour marquer le pas de ceux qui allaient démontrer leur souveraineté aux impérialistes d'alors et qui devint ainsi le chant des Marseillais.

Ils feront connaitre leur
Marseillaise aux Parisiens lors de leur entrée aux Tuileries le 30 juillet 1792.

 

 

Commenter cet article
G
Petite précision complémentaire. Avec la complicité de la SFIO <br /> Texte de Nicolas Maury | Mardi 21 Janvier 2014 récupéré ce jour<br /> Il y a 74 ans, le 21 janvier 1940, les députés communistes étaient déchus de leurs mandats<br /> <br /> <br /> Le 21 janvier 1940, la Chambre des députés (Assemblée Nationale), à l'unanimité (de la SFIO jusqu'à la droite fasciste) adoptait la loi dite de &quot;déchéance&quot; prononçant la perte des mandats électifs des députés communistes<br /> <br /> Il y a 74 ans, le 21 janvier 1940, les députés communistes étaient déchus de leurs mandats<br /> La loi de déchéance 21 janvier 1940 <br /> <br /> &quot;Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, <br /> &quot;Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : <br /> <br /> &quot;Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé. <br /> <br /> &quot;Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés. <br /> &quot;Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture. <br /> <br /> &quot;Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive. <br /> <br /> &quot;La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. <br /> <br /> &quot;Fait à Paris, le 20 janvier 1940.<br /> <br /> Il y a 74 ans, le 21 janvier 1940, les députés communistes étaient déchus de leurs mandats<br /> Par le Président de la République, <br /> Albert LEBRUN <br /> <br /> Le Président du Conseil, ministre de la guerre et des affaires étrangères <br /> Edouard Daladier <br /> <br /> Le Garde des sceaux, ministre de la justice <br /> Georges Bonnet <br /> <br /> Vice Président du Conseil <br /> Camille Chautemps <br /> <br /> Ministre de l'intérieur <br /> Albert Sarraut <br /> <br /> 7 députés communistes bravent l'interdiction du PCF du 26 septembre 1939 <br /> <br /> Les députés sont réunis le 9 janvier 1940 à la séance de rentrée du Parlement pour écouter le discours d'usage du doyen d'âge et ensuite élire le président de la Chambre et les autres membres du bureau pour l'année 1940. La présence de sept députés communistes mobilisés et permissionnaires suscite dès l'ouverture de la séance de telles protestations sur les bancs de la droite parlementaire. <br /> <br /> Il s'agit de Benenson, Dewez, Guyot, Grenier, Mercier, Michels et Puech (dit Parsal) qui ont obtenu, comme c'est le droit de tous les députés mobilisés, une permission pour siéger aux séances de la Chambre. Deux autres députés communistes mobilisés et permissionnaires, Langumier et Le Corre, sont aussi présents à la Chambre mais, en tenue militaire, ils ne peuvent siéger. <br /> <br /> Précisons que ces députés, à l'exception de Mercier et Puech, n'ont pas pu adhéré, en raison de leur mobilisation, au nouveau groupe communiste formé le 28 septembre 1939 : le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF). <br /> <br /> Les députés communistes refusent l'indigne comédie d'union sacrée de ceux qui ont soutenu les accords de Munich <br /> <br /> Le 9 janvier 1940, quatre des sept députés communistes présents dans l'hémicycle refusent de s'associer à l'hommage rendu par la Chambre aux armées de la République qui &quot;se sont levées en masse à l'appel de la Patrie en danger&quot;. <br /> <br /> La Chambre vote, alors, à main levée une peine de censure avec exclusion temporaire contre les quatre députés communistes : Grenier, Guyot, Mercier et Michels. Le Parti communiste célèbre le comportement des quatre députés dans L'Humanité clandestine n° 19 du 14 janvier 1940 : &quot;Le Parti communiste adresse ses plus chaleureuses félicitations aux députés Raymond GUYOT, MERCIER, MICHELS et GRENIER pour leur courageuse attitude à la Chambre des Députés.&quot;<br /> <br /> Il y a 74 ans, le 21 janvier 1940, les députés communistes étaient déchus de leurs mandats<br /> L'Humanité clandestine explique : &quot;Comme c'était leur droit et leur devoir, ils ont refusé de se prêter à l'indigne comédie d'union sacrée qui consiste à présenter comme un devoir patriotique le sacrifice imposé aux soldats et au peuple de France dans l'intérêt exclusif de la mafia de capitalistes qui rançonnent le pays.&quot; <br /> <br /> Mais la conséquence la plus importante de cet acte courageux des députés communistes sera la loi du 20 janvier 1940 qui prévoit la déchéance des élus qui n'ont pas publiquement rompu avec le Parti communiste. <br /> <br /> 60 députés et 1 sénateur déchus de leurs mandats <br /> <br /> Ainsi, le 1 février 1940 le Gouvernement saisit la Chambre des députés et le Sénat pour que les deux assemblées législatives constatent respectivement la déchéance de 60 députés et d'un sénateur qui n'ont pas rompu avec le Parti communiste à la date du 26 octobre 1939.<br /> <br /> Il y a 74 ans, le 21 janvier 1940, les députés communistes étaient déchus de leurs mandats<br /> La Chambre, dans une résolution votée le 20 février 1940, vote la déchéance de 60 députés communistes qui prend effet à partir du 20 janvier 1940, date de la loi. <br /> <br /> Il s'agit des 43 députés communistes membres du GOPF, des 9 non-inscrits fidèles au Parti, des 4 non-inscrits qui ont rompu le 11 janvier 1940 (Benenson, Honel, Langumier, Le Corre), de Daul et Gitton qui ont rompu avec le Parti communiste en novembre 1939 et enfin de Puech et Philippot qui ont rompu avec le GOPF en janvier 1940. <br /> <br /> Puis le Sénat, dans un vote du 29 février 1940, constate la déchéance de Marcel Cachin. <br /> <br /> En plus d'être déchus de leur mandat, 44 députés communistes seront jugés à partir du 20 mars 1940.<br /> <br /> L’ordonnance du 5 février 1940 <br /> <br /> Citation : &quot;République française, 3è tribunal militaire permanent de Paris. <br /> <br /> Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris. <br /> Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.<br /> <br /> Il y a 74 ans, le 21 janvier 1940, les députés communistes étaient déchus de leurs mandats<br /> Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre : <br /> <br /> 1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT 15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE, d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit &quot;Groupe Ouvrier et Paysan Français&quot;, notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale. <br /> <br /> Attendu que les faits sus-énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939. <br /> <br /> Renvoyons les quarante-quatre inculpés sus-nommés devant le 3è Tirbunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi. <br /> Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris. <br /> <br /> &quot;Le 5 février 1940. <br /> Le Juge d'instruction militaire : DE MOISSAC&quot;/citation <br /> Le procès : début 20 mars 1940