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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Après le remake des voeux patronaux de l'Elysée

Publié le 15 Janvier 2014 par Canaille Lerouge in réacdtion, luttes, riposte, PS, CGT, Lepaon, BC CGT, CCN, Coup de gueule;

Face à un un Blummollet

toujours aussi Blum

et de plus en plus mollet

devant le Capital

Les p@ges de Canaille le Rouge n'ayant pas de vocation pipôl, il n'avait pas été convié.

Les p@ges de Canaille le Rouge n'ayant pas de vocation pipôl, il n'avait pas été convié.

Entre ceux qu ne disent rien parce qu'ils ne veulent rien dire sur le sujet, ceux qui ne retiendront que la petite phrase sur le statut social de la partie non officielle d'un binôme élyséen et les autres , Canaille le Rouge vous passe les pages de l'entretien du SG de la CGT avec L Morice pour le nouvel Obs.fr

"Après la conférence de presse de François Hollande, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, dénonce les concessions faites au patronat sans véritables contreparties pour les salariés.

Y-a-t-il une inflexion de la politique de François Hollande ?

- C'est indéniable. Il a confirmé ce soir le cap qu'il avait annoncé lors de ses vœux, c'est-à-dire une mise à disposition de la France au service du patronat.

A ce point ?

- Prenez sa formule liminaire sur la sous-estimation de l'état de la France : voila qui est difficilement audible. François Hollande est là depuis 18 mois. Dès le départ, tout le monde lui a demandé si la situation du pays était conforme à ce qu'il avait anticipé et la réponse était oui. Il se sert de cette formule pour ne pas avoir de comptes à rendre sur les 18 mois passés et l'échec de sa politique.

Aucune des annonces faites ce soir ne trouve grâce à vos yeux ?

- Il nous annonce une mobilisation de tous : on se dit qu'il va nous parler. En fait, il s'agit de la mobilisation de tous au service de l'entreprise et uniquement du pacte de responsabilité. Deux mots reviennent en force : ce qu'il appelle la réduction des charges – en oubliant que ce sont des cotisations sociales – et les contraintes. Pour lui, les contraintes se limitent aux questions d'organisation, de rémunération et de vie au travail, ce qu'on appelle le code du Travail. Ce code avait encore quelques pages. Si on laisse faire François Hollande, il y en aura encore beaucoup moins dans les années qui viennent.

Que pensez-vous de la fin des cotisations familiales ? Approuvez-vous la compensation par des économies de dépenses publiques ?

- C'est une bêtise. Non seulement cela va freiner la relance économique mais ça ne créera aucun emploi. Et, en plus, cela va diminuer notre capacité à vivre ensemble par cet outil qu'on appelle le service public. Non seulement François Hollande impose à la nation une baisse des dépense mais il impose aussi une manière de revisiter les engagements de l'Etat à l'égard des régions. Il annonce ainsi une modulation de la dotation globale de fonctionnement en fonction des politiques régionales. Elles vont être traitées différemment. C'est du jamais vu.

Vous dites qu'il n'y aura aucune embauche, vraiment ?

- Mais il n'y a rien qui l'impose. Le pire, ce sont les outils que François Hollande choisit. Il promet de réduire le nombre de normes. Comment ? Avec un conseil de simplification composé... d'un parlementaire et d'un patron. Quand je dis que c'est Gattaz qui gère le pays ! [Pierre Gattaz est le président du Medef, NDLR]

Le chantier contreparties n'est pas accompagné d'une ouverture de négociations mais d'un "observatoire des contreparties" avec, dit-il, le Parlement qui y sera associé. C'est bien une manière de nous dire que l'observatoire va observer mais qu'il n'y aura pas de négociations.

Enfin, François Hollande nous dit qu'il faut rebondir pour repartir, avec les assises sur la fiscalité des entreprises qui seront conclues par la conférence sociale du printemps. Et il nous crée un conseil stratégique de la dépense, piloté avec le patronat.

Comment expliquez-vous qu'il n'y ait pas d'embauches ?

- Tout simplement parce qu'il n'y en a jamais eu. D'ailleurs le président n'en parle pas. Il ne dit pas qu'il va conditionner les aides aux emplois promis. François Hollande part du principe que le travail est un coût et que l'urgence est de baisser le coût du travail.

Comment voyez-vous la suite ?

- Il y un gros besoin de clarification. Et on se demande vraiment à quoi va servir le Premier ministre : le président va piloter tous les outils annoncés."

Ce qui préoccupe La Canaille, ce ne sont pas ces propos-là qui à chaud en font une réaction tout à fait convenable, mais leur traduction en termes revendicatifs après qu'ils aient été distillés dans les alambics du Bureau Confédéral.

 

Le prochain CCN, comme en 2005, devra y veiller



Dit autrement la ligne de fracture pour la réussite de la dynamique qui s'engage autour du 6 février (et après) va passer entre la recherche d'un front de sigles dont certains ont d'entrée accepté la démarche de l'Élysée, et un front d'exigences sociales autour des contenus revendicatifs.

Le pire serait non pas que cela tourne autour de la présence ou pas de l'agent orange du syndicalisme dans le carré de tête de la manif parisienne mais de savoir comment la direction de la CGT, unie, va faire pour qu'en l'état la question de cette présence ne soit pas le sujet mais bien le niveau des exigences revendicatives qui déterminera qui participe au pas à la riposte aux projets de Blummollet.

 

C'est la seul façon constructive et pertinente de poser la question d'un rassemblement unitaire : unis autour de quels objectifs ? 

Ensuite, indépendamment du 6 février, il devient urgent et sans se préoccuper du calendrier électoral tant le PS s'en sert contre ses électeurs pour empiler ses mauvais coups, d'aller trouver les responsables politiques de cette situation.

Il va bien falloir que le monde du travail demandent des comptes au patronat, mais aussi à ceux qui non seulement lui déroulent le tapis rose mais mobilisent les moyens politiques et répressifs pour le servir et bastonner quiconque y fait opposition*.

 


Dit sereinement faut-il laisser tranquille ceux qui donnent les plein- pouvoirs pour légiférer par ordonnances ou se comportent comme croquenots pour piétiner le code du travail et le pacte social républicain ?

 

Photo tirée de la presse régionale : reportage montrant en 2013 les critères d'entrainement des CRS de Valls : assurer la "protection des usines et  traquer les travailleurs" pendant ce temps les balles perdues ou non arrosent autour du grand banditisme...mais là il y a souvent des relations si ...ce n'est des copains. 

 * Les colonnes de cars de CRS partant vers l'usine Goodyear alors que simultanément Beauvau montait son opération contre un spectacle (et laissant manoeuvrer urbi et orbi la cause du trouble) est exemplaire de la stratégie du PS : montrer ses muscles à l'établishment pour immédiatement s'en servir pour cogner sur le monde du travail. 

De même laisser cisailler les portiques sur les routes et autoroutes par les faux nez bruns de la réaction mais empiler les procédures judiciaires et juridiques contre les syndicalistes qui ne se résigne pas,  faire protéger par la police la délinquance patronale et laisser agir les nervis des patrons, faire jouer une aile pseudo à gauche du PS pour prêcher la résignation et le gaver de fonds publics pour financer le démantellement des outils industriels et de recherches  est la pratique coutrtumière des ministres de ce pouvoir. 

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