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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Comment payer les "retraites chapeaux" sans que cela coûte au capital ?

Publié le 11 Mars 2014 par Canaille Lerouge in social, lutte de classe, Du côté du capital, politique, syndicats

où sont

les oeufs pourris,

les légumes et fruits blets

à leur balancer

sur la tronche ?

Les partenaires sociaux éclairant le chemin de la rencontre entre le PS et le MEDEF

Les partenaires sociaux éclairant le chemin de la rencontre entre le PS et le MEDEF

 

La citation est brute de décoffrage tirée des Echos.fr de ce 11 mars 2014.

 

"Le pouvoir d’achat des 15 millions de retraités va reculer en 2014. Les pensions de base ne seront pas augmentées, comme d’habitude, le 1er avril, mais le 1er octobre. Ce gel de six mois, décidé par le gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites , permettra d’économiser 800 millions d’euros. Mais ce n’est pas tout. Les pensions complémentaires Arrco et Agirc, versées aux retraités du secteur privé, vont elles aussi stagner cette année. Les conseils d’administration des deux régimes gérés par les partenaires sociaux, qui se réunissent cette semaine, décideront d’une revalorisation nulle au 1er avril, pour la première fois depuis le milieu des années 1990, comme l’a révélé toutsurlaretraite.com ."

 

 

La feuille patronale et financière s'abritant derrière ce :

"Les pensions Arrco et Agirc sont touchées par des mesures d’économies, décidées par les partenaires sociaux l’an dernier."

 

A coup de 70 millions par ci, 80 millions par là, 60 encore ailleurs, la somme de 800 millions pour les vieux jours des patrons du CAC est vite atteinte.

Donc, si on en croit les Echos (qui sur ce plan est toujours plus que bien informé), que si les richesses qui financent la protection sociales -dont les retraites- sont issues du travail-des salariés- c'est bien que cette diminution du pouvoir d'achat des retraites voulue par le patronat, orchestrée par le gouvernement et acceptée par les torche culs qui se déclarent partenaires-signataires, est le moyens de financer le gavages des PDG du Cac à rentes (qui rarement aura aussi bien porté son nom.

Dans la partouze éffreinée entre le PS et le Medef et leurs disciples, les OS signataires en sont arrivées à jouer le rôle de porte candélabre, certaines faisant des efforts désespérée pour réussir à entrer dans sabbat.

Et vous voulez que La Canaille appelle à défiler avec elles ?

Parceque quand même, clarifions :

"Il y a tout juste un an, le patronat, la CFDT, FO et la CFTC se sont entendus pour mettre en œuvre un plan d’économies sans précédent afin de redresser les comptes des deux régimes, lourdement pénalisés par la crise. Le texte prévoit que les pensions seront revalorisées de 1 point de moins que l’inflation en 2014 et 2015."

 

« La première conséquence de ce gel des pensions sera une nouvelle dégradation des conditions de vie des retraités », dénonce la CGT, qui n’a pas signé l’accord.

 

Les "retraites chapeaux" ne seront pas "lourdement pénalisées par la crise". Les dividendes ne sont pas un coût pour les "entreprise" contrairement aux salaires qui "pèsent sur les comptes".

 

Notons la constance de la CFDT et de la CFTC mais aussi le numéro de haute voltige de FO qui, si on comprend bien, va appeler en 2014 à combattre sa signature de 2013.

 

D'autant que , précise "Les Echos" :

Une question sera donc abordée lors des conseils d’administration : l’Agirc et l’Arrco pourront-ils récupérer cette somme à partir de 2015, si l’inflation remonte ? Cela voudrait dire que les retraités perdraient encore une fois du pouvoir d’achat. « Il n’est pas question de trancher ce débat aujourd’hui. Il devra faire l’objet d’une négociation entre partenaires sociaux en 2015 », répond Philippe Pihet, vice-président (FO) de l’Arrco.

 

Et il faut privilégier l'union des sigles ? Ceux qui s'institutionalisent partenaires permanents de la régression sociale seraient-ils plus fréquentables que ceux qui leur passent le stylo ? 

 

Canaille le Rouge, durant une sieste aussi printanière que dominicale s'est surpris à rêver à un retour de Merrheim et ses camarades pour voir où en était leur Vie Ouvrière pour dénoncer avec la virulence nécessaire les forces de l'Union Sacrée de 2014. C'est l'image de leur regard fixant le siège de l'immeuble confédéral, aussi fixe que désespéré, faisant tourner le rêve au cauchemar qui a tiré La Canaille de sa torpeur.

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