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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Salon de l'agriculture,

Publié le 2 Mars 2014 par Canaille Lerouge in nazisme, fascisme OTAN, capital, politique, ukraine, quenelle

 

Seules les bêtes à cornes 

ont peur du rouge*

Catherine Ashton au milieu de la jaune et bleue "Goebbels connexion"

Catherine Ashton au milieu de la jaune et bleue "Goebbels connexion"

À ceux qui persistent à mettre un signe "égal" entre Communisme et nazisme, ou la joyeuse procession de nos philo-nazis

L'actualité vient cruellement les tirer par les pieds et va les obliger à rapidement regarder de quel côté de la barricade ils s'installent (encore que bien souvent, ils sont les premiers à monter sur les toits pour jouer les snipers).


La cohorte de ceux qui depuis bientôt un demi-siècle, de Minc à Cohn-Bendit ou Bruckner et tout l'arc-en-ciel des icônes depuis la droite dites modérés à ceux de la social démocratie mâtinés d'un Trotskysme ayant jeté les textes du père fondateur pour être plus a l'aise pour manier l'anticommunisme, tous sont au bord d'une forme de méningite politico spinale.


D'autres qui se croisent et s'entrecroisent avec les précédents bardés de leurs doctes sentences, ces Ferry, BHL en passant par Onfray et consorts, repris en boucle depuis les Duhamel des années 80 aux Guetta d'aujourd'hui, tous sont entrain de montrer les limites de l'acuité de ce qui leur sert de pensée.


Tous aujourd'hui, au nom du combat contre une Russie réactionnaire qui pourtant les a servis, soutiennent la junte fasciste qu'ils viennent d'épauler pour mettre dehors la branche russophile des oligarques ukrainiens. Tous se retrouvent à couvrir ici dans les médias les pogroms et ratonnades de ceux qui ont ressorti le Wolfsangel des SS, arborent des tee-shirts "chassez le Youpin".


Et oui tristes partenaires d'un cirque glaçant, entrainés par la peur d'un bolchévisme qui n'existe plus et liftier de l'ascenseur réactionnaire, vous voilà à jouer les augustes de clowns vert-de-gris.


Regardez l'écuyère. Avec Timochenko, Ils se sont trouvé une Jeanne d'arc dont le pucelage politique est aussi garanti que celui d'une mère maquerelle de la coloniale après Dien Bien Phu :l'ancienne secrétaire des komsomols, reconvertie avec Poutine et Ianoukovitch puis avec le même contre Poutine comme oligarques du gaz, puis contre Ianoukovith qu'elle a vraisemblablement participé à empoisonner avant d'aller rejoindre le banderiste lenoutsenko, protégé et couvé (avec Ianetouk) de l'UE .


Dépêche d'agence et images des Envoyés spéciaux sont implacables :
Quand le "nouveau Premier ministre" Iateniouk, arrivé dans les malles de Catherine Ashton et adoubé par Fabius, pose hilare le bras tendu avec un angle à 60°, la main elle-même rigide dans le prolongement du bras, de Brest à Sverdlovsk, on sait, souvenirs insupportables, que ce n'est pas pour faire signe au machiniste d'arrêter l'autobus ?


 

Sont-ce les membres d'une "banale amicale de réactionnaires" ?


À Kiev, sur les meetings de Maïden, il n'y a pas d'autobus sous le balcon d'où ce nazi fait signe à la foule.


S'il était utile de le confirmer, cela valide la thèse de Domenico Losourdo sur les origines occidentales du Nazisme et ses liens génétiques avec la doctrine et les hommes du capital.


Prenons un peu de recul. Il y a moins d'un mois, le gouvernement (avec raison sur la dénonciation, mais des poses médiatiquement sur-dosées ici pour masquer des complaisances aussi durables que coupable là) fait poursuivre par ses tribunaux un crétin de 15 ans qui se dieudonnise l'avant-bras. Aujourd'hui, les membres de ce gouvernement, "affaires étrangères" en tête, droite, extrême droite et PS dans le cortège, le P"c"F boudant sans trop de dynamisme, mais ne stigmatisant pas, vont faire l'accolade des nazis de Kiev qui font une quenelle au monde entier.


Ceux qui adoubent ont comme constante historique un anticommunisme viscéral, un moteur qui les aveugle au point de plus voir que de communisme il y des lurettes plus ou moins belles qu'il n'y en a plus trace.

 

Cela montre combien communisme et nazisme non seulement sont antinomiques (à Lviv ce sont les communistes qui sont les victimes des nouveaux amis de la cohorte ci-dessus) mais le même arc-en-ciel politique traduit dans le langage de 2014 une version du plutôt "Hitler que le front populaire". Non pas que Poutine soit le Front Populaire, idée aussi ridicule que de voir construire le socialisme chez Obama, mais l'argumentaire développé dans les lucarnes à décérébrer, aussi tordu que vermoulu, sert pour parler de ces "ex communistes" qui doivent être chassés par ces nouveaux démocrates qui sont eux aussi des ex apparatchiks reconvertis dans la flibuste politico-économique.


Il s'agit une fois de plus d'un moment, très aigu et porteur d'immenses dangers pour la paix mondiale, d'une lutte de classe planétaire où le capital déploie son impérialisme pour s'assurer ses espaces de domination y compris par le fascisme qui est une des formes du capital pour contenir les peuples qu'il doit exploiter pour assurer ses profits.


Au passage, cela permet de vérifier que la démocratie n'est pas un état stable des institutions dans le système capitaliste, mais qu'il est pour lui une contrainte, fruit d'un rapport de force qui n'assure la démocratie que quand le monde du travail est à l'offensive et régresse dès que celui-ci prend socialement des coups.


La démocratie est un sport de combat.Vite il faut descendre des tribunes et occuper les tapis.
 

V Hugo, Les Misérables Tome IV
 
L'ATOME FRATERNISE AVEC L'OURAGAN.
 

"...poisson dans l’eau de l’émeute. Il avait un gilet cramoisi et de ces mots qui cassent tout. Son gilet bouleversa un passant qui cria tout éperdu :

— Voilà les rouges !

— Le rouge, les rouges ! répliqua Bahorel. Drôle de peur, bourgeois. Quant à moi, je ne tremble point devant un coquelicot, le petit chaperon rouge ne m’inspire aucune épouvante. Bourgeois, croyez-moi, laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes."

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