raison de plus
pour
ne pas céder
au petit peuple
des paillasses
et
des labos.
On ne peut pas ici céder aux autocaristes, aux patrons des agences de voyages, aux hooligans du chou-fleur et là entendre les chercheurs du CNRS et des labos de recherche.
A moment donné, il faut savoir choisir, c'est ce qu'il a fait :
Ouf, on craignait qu'il cède.
Le risque de contagions nous préparait à un déferlement d'Ebola politico-social qui aurait pu tuer la poule rose aux oeufs d'or et les médèfiens propriétaires du poulailler.
Plutôt avoir de l'eau dans le gaz que de voir toucher au gâteau de Gattaz.
C'est que la menace était réelle.
L’initiative de Sciences en marche depuis le 25 septembre a mis sur les routes de France quelque 1 300 chercheurs.
« Ces trois semaines de voyage ont permis de sensibiliser le public qui comprend très bien notre message, qui n’est pas corporatiste. Nous posons à la société la question : quelle place accorder à la recherche et à l’enseignement supérieur ? », explique M. Lemaire, biologiste à Montpellier qui partait confiant mettre fin à cette sorte d'épisode cévenol universitaire qui se nomme "ministère de Najat Vallaud-Belkacem ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Geneviève Fioraso la secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche".
"Un gouvernement de gôôche, ça peut-il pas durablement nous faire çà ?".
Sciences en marche, a adressé simultanément une lettre ouverte de 710 directeurs d’unité de recherche à François Hollande. Objectif : réussir, ce qu'en 2004 avait réussi "Sauvons la recherche". A l’époque, 3 000 directeurs avaient menacé de démissionner, faisant reculer le gouvernement Raffarin sur les coupes budgétaires annoncées.
En 2014, tous les syndicats, dont le premier d’entre eux, le Snesup, ont appelé à ce rassemblement. Même la CFDT en est ; c'est dire la colère ; incontournable. « Cette unanimité ne s’était pas vue depuis longtemps », dit le secrétaire national du SGEN-CFDT (comme quoi c'est plus le contenu revendicatif que l'alignement des sigle qui construit de l'unité), CFDT qui participe aux manifestations, mais pas à la grève, faut quand même pas pousser trop loin.
Heureusement, le sénéchal de Jouy en Josas tient bon, son prince à carcasse Radiall sera comptant (pardon, déformation, content).
Ce sera pour les chercheurs la découverte d'une forme dure de la gravitation universelle revue par le capital : c'est un rocher qui t'arrive sur le coin de la tronche, et tu te dis que si Newton t'avait prévenu, ce n'était pas sur ce fait là.
Que l'expérience arrive parde celui pour qui elle avait voté et qui dès après lui lache ce pavé lesté de CRS à la place d'un sac de pépins biodégradable arrivant d'un pommier devrait à coup sûr demander à la communauté scientifique de reprendre ses calculs.
C'est qu'un Valls sarkocialiste n'est pas un de ces Raffarin qui cèdent devant les pancartes.
Lui, c'est un homme, un vrai, un qui ne cède pas. Où seulement que devant ceux dont il sait pourquoi il doit les servir.
Devant l'aversaire il fait face et peut ainsi rendre compte à ces pairs du medef.
Les chercheur, versus 2014, sont en train de découvrir la nature de classe du combat pour la recherche et le côté de la barricade ou s'est définitivement installée la Rhubarbe* socialiste.
*pour ceux qui ont raté l'épisode précédent, le PS est comme la rhubarbe : envahissant dans le paysage, à consommer qu'à très petite dose, point trop souvent et sous la condition expresse qu'elle soit cuite. Sinon, outre la dimension laxative permanente, danger d'empoisonnement.
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