ou les surprises pascales
Sous la swastika, encadrée du sigle SS, les membres de l'expédition recevant les dignitaires tibétains et le représentant de la Chine à Lhassa; à gauche : Ringang, Beger, Chang Wei-pei, Geer ; au centre: Tsarong Dzasa, Schäfer; à droite : Jigmé Taring, Yabshi Langdün, Wienert, Möndro.
C'eut été un premier avril, La Canaille eut pu croire à un poisson. Quoique ce ne soit pas la partie du règne animal la mieux représentée dans les contrées fondatrices du mythe qui accompagnait la démarche.
Canaille le rouge a ouvert sur FB et sur tweeter de quoi faire rebondir ses propos. Qui veut les attraper et éventuellement les faire circuler s'en empare comme il est ouvert au débat.
Comment ne pas se réjouir d'avoir via face book plus de 1500 personnes, amis, camarades ou simple curieux attentionnés qui peuvent prendre connaissance des avis, coups de gueule voire crises de fou rire de celui qui signe ces p@ges. Or tenez vous bien, il vient de se faire démarcher pour aller rejoindre les amis du ci-devant Dalaï Lama dans son combat contre "l'invasion chinoise".
Le Safran, dans la paëlla, c'est parfait. Dans la tambouille idéologique anti-laïque ambiante, comme tout autre épice de ce style, basta.
Pas pour dire qu'il se range derrière la bannière des actuelles autorités chinoises mais simplement pour remettre chacun à sa place.
Désolé mais en matière de Lama, Serge est plus dans les papiers de la Canaille que le ponc(t)if représentant la dictature esclavagiste machiste survivance du moyen-age himalayen que l'hitléro alpiniste de précepteur du dit Lama a marqué d'une empreinte revendiquée du côté de Lhassa.
Quand ces p@ges furent mises en ligne, un de ses premiers combats ici menés concernait déjà le pape, ayatollah, rabin, mollah, pasteur des sommets (http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-18241639.html) clins d'yeux (il y en a plusieurs) on y retrouve encore Kouchner, déjà Menard et toujours la droite enrichie de sa nouvelle carte rose.
Tous dénonçant l'invasion du Tibet par la Chine, invasion qui est au Tibet ce que serait l'arrivée d'un régiment de Clermont Ferrand à Rouen (voir les livres d'histoire et le lien ci-dessus) : Le Tibet, il faut le réaffirmer, est intégré à l'empire de Chine quatre siècles avant la création des Etats Unis d'Amérique, cinq, siècles avant le rattachement de Nice et de la Savoie à la France. Il l'est avant que Louis XI rattache la Bourgogne à sa couronne et avant que la Bretagne intègre le royaume de France. En 1260, Kubilaï Khan confie la création de l'écriture phags-pa a un jeune mone tibétain à qui ensuite il confiera le gouvernement religieux et temporel du Tibet sous le titre de vice-roi (voir les récits de Marco polo). Pour faire repère, 1260 c'est l'année où Capet Louis N°9, le pogromiste anti juifs et pour cela sanctifié, ci devant roi de France interdit les duels judiciaires, le port d'armes et toutes guerres privées).
Mais bon, un peu comme dire que l'Ukraine est étranger à la Russie ou l'Arabie saoudite une démocratie populaire, plus le mensonge est gros ...
Donc, vous imaginez Canaille le Rouge gonfler ses bannières pour défendre ce gugusse ?
La Canaille persiste et signe, inutile de me relancer, tout ce qui de près ou de loin ressemble à un signe extérieur de prosélytisme religieux, de négationisme historique n'a pas droit de cité sur ses p@ges qu'on se le dise !
Pour étayer le propos explorons la si peu subversive Wikipedia à propos d'un autre alpiniste féru de fuhrer , Heinrich Harrer qui fut le gourou du Dalaï lama.
Il présente des états de service pour le moins compromettants qui vont faire le fond du tableau tibétain :
D'après un télégramme du 1er décembre 1938 signé par l'officier SS Schöne et directement adressé au directeur du RuSHA, 23/24 Hedenmannstrasse à Berlin, Heinrich Harrer s'engagea dès 1933, à 21 ans, dans la SA (Sturmabteilung), organisation paramilitaire du parti nazi, alors interdite en Autriche, impliquée dans des attentats et des assassinats.
Selon Gilles van Grasdorff, ce même télégramme indiquerait qu'en 1938, à 26 ans, il adhéra à la SS (Schutzstaffel), Unité SS 38, sous le matricule 73896, une des principales organisations du régime nazi.
Selon le journaliste Gerald Lehner, le document de mariage de Harrer – document qui devait être demandé au RuSHA, le bureau chargé de vérifier la « pureté raciale » des membres de la SS – déclarait qu'il était membre des Chemises brunes (la SA) depuis octobre 1933 et était devenu membre de la SS depuis avril 1938. Un CV de la main même de Harrer confirme qu'il avait adhéré à la SA et la SS. Harrer devint Oberscharführer-SS (adjudant) et se maria en uniforme SS
Harrer au talent sportif, alpiniste chevronné (vainqueur de l'Eiger), missionné par Himmler, il fera plusieur séjour dans l'Himalaya pour participer à l'ascension du Nanga Parbat . (Les sacs à dos portés par les grimpeurs seront frappés de la croix gammée)
Sera fait prisonnier par les anglais en juin 40 et tente par tout les moyens de retourner à Lhassa, repris il refusera la libération permise par la déclaration de Moscou de 1943 entre les alliés permettant aux prisonniers autrichiens de ne pas être considérés comme soldats du reich s'ils rejetaient officielement l'idéologie nazie.
Un an avant la fin de la guerre (avril 44), Harrer s'évade et tente de rejoindre les maquis ...japonais en Birmanie et entre au Tibet le 17 mai 44. Il est alors pris en charge par des notables tibétains. Les services secrets britaniques puis américains se l'adjoindront aux nom de la croisade anticommuniste quand la révolution chinoise s'engagera.
"En 1949, le dalaï-lama, alors âgé de 14 ans, fit savoir à Harrer, par l'intermédiaire de son frère Lobsang Samten dont l’Autrichien était devenu l’ami, qu'il avait besoin de lui pour pouvoir projeter des films. C'est ainsi qu'Harrer devint l'ami du jeune dalaï-lama, lequel lui avait donné le surnom affectueux de gopa (« tête jaune ») à cause de la blondeur de ses cheveux. Le jeune homme recevait alors son enseignement de moines qui n'avaient jamais voyagé. Ils lui enseignaient la méditation, la religion et l'art de gouverner. À sa demande, Harrer lui donna des cours d'anglais et de géographie Il lui apprit aussi à serrer la main, à la mode occidentale.
Selon l'historien américain et spécialiste de la Chine et du Tibet Tom Grunfeld, Heinrich Harrer fut l'un des intermédiaires dans les tractations secrètes qui se déroulèrent entre le dalaï-lama et le ministère américain des affaires étrangères jusqu'en 1952, après que le gouvernement des États-Unis eut décidé d'empêcher la mainmise sur le Tibet de la République populaire de Chine, nouvellement proclamée le 1er octobre 1949. Les États-Unis tout d'abord se proposèrent d'extraire le dalaï-lama de Lhassa puis, lorsque le chef des Tibétains se fut réfugié à Yatung en 1951, essayèrent de lui faire franchir la frontière, mais ces projets avortèrent devant les réticences de la partie tibétaine à la perspective de voir l'intégrité religieuse du Tibet atteinte par l'exil du dieu-roi.
Enfin pour boucler le portrait du bonze pirate et son gourou :
Selon l'écrivain Gilles van Grasdorff, en 1961, des dizaines d'enfants tibétains, présentés comme orphelins, furent proposés par le gouvernement tibétain en exil à l'adoption (et non au parrainage) à des familles suisses alors que leurs parents naturels travaillaient en Inde dans les communautés tibétaines ou construisaient des routes sur les contreforts himalayens. Plus tard, apprenant la vérité, certains adoptés se sont suicidés, d'autres ont sombré dans la drogue ou l'alcool. Gilles van Grasdorf attribue la responsabilité de cet état de choses à l'auteur du projet, Heinrich Harrer, qui, « enfermé dans une direction spirituelle et idéologique SS », aurait clairement poussé le dalaï-lama à faire adopter des enfants dans l'intention d'en faire une élite, grâce à l'éducation qu'ils allaient pouvoir recevoir dans les meilleures écoles et les meilleures universités occidentales
Alors, vous, vous signez les pétitions de soutien au théocrate aussi fascisant que ses homologues de tous les intégrismes ?
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