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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Une Pepy's girl parmi les Pepy's boys

Publié le 8 Octobre 2017 par Canaille Lerouge

L'inégalité ne règne pas partout à la SNCF

il existe des îlots (très sélectifs d'égalité)

Pas aux guichets ou chez les controleurs

mais... 

Elle y a de plus gagné l'échelle mobile !

Elle y a de plus gagné l'échelle mobile !

Le 11 septembre la SNCF démentait officiellement vouloir modifier les bénéficiaires des facilités de circulation des cheminots (qui font parties des garanties statutaires), pourtant, un courrier daté du 28 septembre 2017, signé du directeur général délégué Cohésion & Ressources humaines de la SNCF , adressé aux fédérations de cheminots  indique précisément le contraire.

Pendant ce temps ...

 

La SNCF qui justifie toute les mesures contre les garanties statutaire de ses personnels argumente à partir du bilan comptable de l'entreprise publique et de cette fameuse dette qui martelons-leencore et encore est celle de l'état que les cheminots actifs et les retraités portent à la place de celui qui devrait l'assumer. Quarante-deux milliards d'euros de dette cette année et peut-être jusqu'à 63 milliards en 2026 claironne radio-patron pour justifier sa politique de casse sociale.
 
Enfin, les cheminots, pas tous. Si la situation n'est pas florissante, celle de ses plus hauts cadres dirigeants semble bien moins précaire.
 
En témoigne le salaire de Florence Parly, maintenant patronne des régiments dont les régiments de trains et ex-directrice générale chargée de SNCF Voyageurs.
 
Durant les six premiers mois de l'année, elle a touché 52 569 euros mensuels (plus de 45 SMIC), soit plus de 300 000 euros, révèle, vendredi 6 octobre Marianne, qui s'appuie sur la déclaration d'intérêts de la ministre transmis en août et publiée ces derniers jours par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). 

La ministre touche également des revenus complémentaires, "obtenus via une présence aux conseils d'administration de plusieurs sociétés, comme Ingenico, Altran, Zodiac Aerospace ou BPI France - pour un total de 139 119 euros en 2016", écrit Marianne.

Dame Parly semble donc  la ministre la mieux rémunérée au gouvernement en 2016 et 2017.

Problème : la rémunération totale de Florence Parly a largement dépassé la limite réglementaire pour les dirigeants d'entreprise publique. Depuis juillet 2012, les salaires de ces derniers ne peuvent pas dépasser plus de 450 000 euros brut par an. Cela permet de ne pas souffrir de la baisse de l'APL.

Mais le cabinet de la ministre (en quoi la grand muette est-elle compétente pour parler de la la SNCF ?) se défend auprès de l'hebdomadaire : "Le plafond de rémunération à 450 000 euros pour les dirigeants d’entreprise publique s’applique aux personnes ayant le statut de 'mandataire social'. Or, "Florence Parly était contractuelle de droit privé" (qui bénéficiait des facilités de circulation que Parly Florence travaillait à faire disparaître pour les cheminots du statut) "aurait donc pu être rémunérée au-delà de 450 000 euros par an".

Mais, second lézard dans le lézard, le salaire de la ministre en 2017 "interroge" : "En moins de six mois, Florence Parly a pu toucher près de 80% de sa rémunération annuelle telle que présentée par son cabinet."  Et Marianne de poursuivre : "Si le salaire de la haut-fonctionnaire s’était maintenu tout au long de l’année, il aurait dépassé les 450.000 euros dès septembre." Une explication : "La SNCF a considéré, dès juin 2017, que Florence Parly avait rempli ses objectifs… portant sur l’année dans sa totalité. "

Canaille le Rouge, ex conducteur de route principal (comme on disait à l'époque ,T5 sur les échelles T du statut), est parti en retraite au mois de juillet. Comme tous ses collègues de tous grades et toutes filières, il n'a pas reçu l'intégralité de la prime de fin d'année ni même la prime de vacance que touchent les agents à statut.

Serait-ce à dire que Dame Parly payait (en fait encaissait ) de sa personne pour démontrer que le statut de cheminots serait moins avantageux que le droit privé ? 

Un dicton marqué d'un clin d'oeil narquois affirme dans le métier que "la SNCF, c'est l'armée plus la discipline".

Est-ce pour pouvoir fôlatrer en rangers dans les plaines de Satory ou de Mailly ou les espaces des terres néo-coloniales que l'ex directrice générale a quitté un environnement si contraint que seule la compensation en numméraire lui permettait de pouvoir supporter. 

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