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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Courrier reçu ; à la fin de l'envoi... [♫ ♫]

Publié le 14 Janvier 2012 par canaille le rouge in polémique

http://www.home-boulevard.com/15489-12079-thickbox/boite-a-lettres-missive-galvanise-decayeux.jpg 

 

La Canaille ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le courriel arrivé sur son écran ce samedi.


Son auteur qui dispose d'une expérience plus conséquente que le destinataire du message, du moins en terme de durée  lui déclare en substance ce qui suit :

"La canaille c'est pas mon genre

Il y a d'autres façons de s'exprimer

Le courage politique c'est pas la gouaille

Que ceux qui n'ont que la violence

Pour défense

Hurlent dans le champ désert

De leur inutile désespérance

C’est si simple d’avoir raison

Et de piétiné l’histoire comme s’il ni avait pas de passé

Et d’être le meilleur chaque foi qu’on ouvre sa fenêtre

Les couilles

C’est pas la gouaille

C’est avoir une colonne vertébrale

Un projet attaché à son temps

On ne libère pas la misère en l’apitoyant

Avec des discours de curés"

 

A l'évidence une talentueuse volonté de débat pour croiser le fer des idées.

 Puisque volonté de ferrailler il y a, ferraillons.

D'abord réglons cette question de la gouaille. Pas le genre de l'auteur du courrier. Même s'il tente de la manier mais refuse aux autres le droit d'en user.

La Canaille a rencontré dans sa vie nombre de personnes dont les engagements militants, souvent courageux, ne portent pas à discussion. Celui qui lui a écrit sans contexte en fait partie.

L'humour, y compris pour résister à la dogmatisation est un bon remède. Est-il réservé ?

Désolé mais mon extraction parisienne en plus des Halles de Paris des années cinquante où le quartier très   populaires comptait plus de couturières et de menuisiers ou d'ouvriers du livre que de bobo recyclés dans la pierre,  puis une vie dans ce treizième qui persiste malgré les remodelages à ne pas céder à leur mode explique le style et ne cherche même pas à l'excuser. Déjà les instituteurs de cet arrondissement   sanctionnaient d'un rouge rageur les cahiers de  La Canaille pour ses persifflages et son orthographe ( hélas déjà comprise), pour dire ensuite hors de sa présence à ses parents qu'ils y trouvaient parfois du plaisir. Donc sans aller jusqu'à dire que c'est génétique disons que l'esprit des quartiers populaires qui sont ses seuls quartiers de noblesse produit quelques décennies plus tard toujours les mêmes effets.

Mais celui-ci, qualifié esprit quand c'est issue de chez Montesquieu, se rabaisse à vile gouaille quand il est populaire. Trait marquant d'un versant de l'esprit parisien, St Germain et St Michel ont une cote et vertu permanente que  St Antoine et St Marcel n'y gagnent droit que  s'ils sont parqués depuis deux siècles où on su s'extraire de la fange.


Pour autant cela  devrait-il être réservé qu'à ceux qui auraient un CAP d'usage, si possible délivré par normale sup?


Mais j'affirme et assume : "C'est la Canaille ? Et bien j'en suis". Je suis même prêt à parier que mon si aiguë critique est capable, un jour d'oubli, de trouver amusant la une de Charlie hebdo (ce en quoi il n'aurait pas tord) il persisterait à trouver qu'en user ailleurs et contre lui (puisqu'il endose toute la tunique, félicitation!) est lâcheté politique et peu courageux. car si on manque de courage, c'est qu'on est lâche. N'est-ce pas ?


Le problème c'est que parfois, la mémoire vacille au point d'oublier ce qui fit l'engagement initial et le parcours de chacun, soi même et celui qu'on juge. Les souvenirs alors n'étant plus mesurables qu'à  l'aune des pratiques, courages ou  soumissions d'aujourd'hui.


Maintenant donc,  le fond.


L'histoire piétinée ? Par qui ? Ce n'est pas La Canaille qui s'est tu devant les privatisations et reculs des acquis sociaux, la casse des services publics. Qui est resté si ce n'est muet du moins si peu audible  quand FT a été privatisé, les hôpitaux fermés ? qui a voté sans jamais barguigner toutes les résolutions cuisinant toutes les couleuvres à faire avaler ?


De plus pour ceux qui côtoient La Canaille dans sa pratique quotidienne (pas absente de critique, à coup sûr), s'il y a un  reproche qui ne peut lui être fait c'est bien de piétiner l'histoire et de la considérer comme quotité négligeable. J'oserai dire, connaissant la source de la critique et donc n'en faisant pas un argument frontal mais histoire de titiller le fleuret, qu'il s'agit d'un procès stalinien.


L'histoire piétinée ? La Canaille à souvenir d'avoir croisé l'auteur du message voir d'avoir défilé pas très loin de lui quand il fallait dénoncer l'impérialisme américain, les répressions dans le monde. Mais puisqu'il faut parler de "couillus", Les rencontres étaient moins fréquentes quand, pour assurer la sécurité des manifestants, il fallait se coltiner avec les forces de l'ordre. De l'ambassade du Chili en 73 jusqu'à l'Afrique du sud contre l'apartheid on ne devait pas être sur le même trottoir ou le même jour.  Cela vaut aussi pour les grèves et luttes sociales diverse de 68 à nos jours. Les couilles, non, ce n'est pas la gouaille. Chez certain elles se complètent pour d'autre, sont des denrées absent des rayons ou en distributions saisonières.

Et puisque le compte des certificats de combativité est demandé, combien de jour sans salaire pour fait de grève  de  la part de notre observateur de la pureté révolutionnaire.


Puisqu'il faut être couillus, parlons-en. Lorsque les génitoires de La Canaille, lesquelles à de multiples occasions ont reçu par effraction la visite des semelles de la prévôté, se sont retrouvées sur les bancs des tribunaux de la bourgeoisie, elles n'ont pas le souvenir de la présence active de notre délicat contempteur aux côtés des camarades de lutte pour soutenir les inculpés et dénoncer la répression. Ces jours là  étaient présent des militants syndicaux, des communistes, parmi lesquels trois ou quatre de ces prêtres ouvriers, des curés comme tu dis pétri de mépris.  Curés encore quand il fallu défendre les sans papier de St Ambroise. Un évêque était là (certes atypique) les mandarins de l'université n'étaient pas pléthore. Et La Canaille qui avec ses potes prenait des coups de trique de la part des bleus n'a vu que peu des tiens pour au moins passer des pansements.


Si aujourd'hui l'absence de l'auteur du message est due à des problèmes personnels,  c'est alors compréhensible mais qu'il ne fasse pas reproche de  leurs luttes à ceux qui luttent et qu'il adresse ses récriminations à ceux qui connaissent plus les tapis déambulatoires des galeries des ors de la république que le chemin des entreprises ou des escaliers des cités populaires pour constater l'état des lieux.


Pour autant, du temps de nos pratiques militantes communes,  nous nous sommes croisés. Toi dans ces collectifs électoraux qui de 17 à 21h jonglait avec les virgules pour ménager les susceptibilités d'avant second tour. Moi plus modestement avec mes camarades cheminots préparant la colle et les affiches avant d'aller en recouvrir les murs jusqu'à plus d'heure puis ensuite, joie des 3x8 services postés ou décalés,  d'aller au boulot . Chacun son espace. L'esprit de la pensée des uns la gouaille du balai pour l'autre. Désolé je revendique les deux.

Mais derrière le poulet pointe le fond : l'expression de la critique serait réservée ? A qui ? A  ceux qui la colonne vertébrale calcifiée n'ont que deux positions : droit et raide pour sans jamais regarder autour de soi pour scruter un horizon débarrassé de toute velléité d'en finir avec le capital ou courbé pour cacher ses reniement s et subir les foudres du capital  dominant?


Le nœud du problème, cette colonne vertébrale qui permet de se tenir debout et de regarder le monde à ses pieds comme au loin,  c'est l'affrontement entre le capital et le travail.


C'est là qu'on voit qui piétine l'histoire. Ce n'est pas une question de testostérone mais de neurones. Qui construit, qui cherche à rassembler pour quel projet qui n'enlise pas les victimes dans la glue idéologique des responsables et donc  qui ne se dote pas pour comprendre le monde des évangiles du prima du marché.


Mais mes p@ges  sont libres s'il  veut y répondre.

Et si mes p@pier le dérange qu'il me confirme son souhait de ne plus en être destinataire.

 

 

 


 

Commenter cet article
L
<br /> Mon grand-père espagnol, qui a combattu comme anarchiste durant la guerre civile d'Espagne, puis dans la Résistance en France, disait: "si la chasse aux cons, un jour, était ouverte, je n'aurai<br /> jamais assez de cartouches". Mais c'était mon grand-père et je ne dirai pas cela... Enfin, peut-être...<br />
G
<br /> Salut mon camarade , moi je suis "couillue " dans ma tête ,car je suis une "dame" qui a quand même fait toutes les grandes grêves et manifs, 68 ET 95 entres autres et au cours de ma carrière<br /> syndicale ,j'ai réçu pas mal de coups bas et d'injures de connards comme celui qui t'envoie cette diatribe...Le pauvre, ce poême est si médiocre,que même un cochon ne voudrait pas le bouffer dans<br /> sa patée......D'ailleurs ,il n'a même pas osé le signer ....Ce mec est une sous-merde qui ne vaut même pas la peine qu'on lui réponde.......Mais j'ai quand même aimé ta réponse,à un point tel que<br /> je l'ai publiée sur mon blog.....Reçois mon plus fraternel salut et tous mes voeux pour 2012............guevaranita<br />