1er mars 1947-Paris- manifestation CGT contre les guerres coloniales Indochine)
Pour cadrer ce débat voici les deux derniers communiqués concernant l'Afrique sur le site de la CGT:
Le Forum Social Mondial (FSM), espace d’expression pluraliste sans égal au niveau mondial aura lieu du 6 au 11 février 2011 à Dakar (Sénégal).
Comme elle l’a fait pour les huit précédents, la CGT participe à ce 9ème FSM avec une délégation de 26 responsables de la confédération et des fédérations. En partenariat avec le Centre de Recherche et d’Information sur le Développement (association de solidarité internationale), 6 dirigeants syndicaux africains sont les hôtes de la CGT
Les crises (financière, économique, sociale et écologique) obligent à mettre en place une stratégie de développement durable par de nouvelles réponses qui concilient l’emploi, la recherche de justice sociale, l’efficacité économique et sociale ainsi que le respect de l’environnement, au Nord comme au Sud.
De ce point de vue si les convergences syndicales sont réelles dans les analyses et les actions à développer il s’agit de les consolider, de les amplifier et les articuler entre continents, entre mouvement syndical et mouvement associatif.
Dans ce cadre, la délégation CGT a mis l’accent sur les politiques migratoires et les nécessaires combats pour faire respecter les droits des migrants. Son stand sur le Forum abritera une exposition relatant la lutte des travailleurs sans papiers en France. Par ailleurs la CGT animera deux ateliers pour débattre avec des syndicalistes européens et africains sur les thèmes suivants :
Quelle action syndicale pour permettre de gagner l’égalité des droits entre travailleurs migrants et travailleurs "locaux" en Europe ? (8 février 12:30/15:30 )
Quelle coopération syndicale Nord – Sud pour accompagner et organiser les travailleurs migrants, prendre en compte leurs revendications et à garantir leurs droits ? (9 février 12:30/19h00)
Une nouvelle fois le FSM devrait mettre en avant le besoin urgent de changement de politiques, globales et/ou partielles, en rupture avec les politiques libérales. De là l’importance de faire vivre concrètement les solidarités, manière de donner de la consistance à l’idée qu’un « autre monde est possible ».
Montreuil le 1er février 2011
Burkina Faso
La CGT solidaire des syndicats
jeudi 7 avril 2011
Le Burkina Faso est secoué depuis plusieurs semaines par une révolte de la jeunesse. La mort, le 20 février 2011 à Koudougou, d’un collégien à la suite d’exactions policières, a mis le feu aux poudres. Depuis, les manifestations ont gagné la plupart des villes du pays : Ouagadougou, la capitale, mais aussi Koudougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Yako, Koupéla, Léo, Dori, Gourcy, etc. La répression de ces manifestations a fait au moins 6 morts, avec pour seule réponse du gouvernement la fermeture des établissements scolaires et universitaires.
C’est dans ce contexte que l’ensemble des confédérations et syndicats autonomes du pays appelle à une journée de grève le 8 avril pour les libertés, contre l’impunité et contre la vie chère.
Les organisations syndicales exigent la vérité et la justice pour le collégien de Koudougou et les victimes de la répression, le respect de la liberté d’expression et de manifestation, la levée des sanctions arbitraires contre les militants syndicaux dans les entreprises et la réouverture de tous les établissements scolaires et universitaires. Sur le pouvoir d’achat, le mouvement syndical du Burkina Faso appelle les travailleurs à manifester pour le relèvement conséquent des salaires et des pensions, la suppression des taxes injustes et le retrait des dispositions imposant un doublement de la tarification des actes des professionnels de la santé.
Cette grève du 8 avril pour les libertés, contre l’impunité et contre la vie chère est porteuse de revendications universelles. La CGT de France apporte son soutien et sa solidarité aux organisations syndicales du Burkina Faso dans leur juste combat.
Montreuil, le 7 avril 2010
La crédibilité de ce qui suit est liée à la garantie que La Canaille n'aurait pas fait d'impasse sur une des déclarations officielles de la CGT présente sur son site en date du 20 avril 2011.
Après plusieurs balayages et reprises de site, il semble bien que non.
La question mérite donc d'être posée : la CGT est-elle en capacité d'avoir une expression propre concernant les questions internationales en dehors d'un site de la CES actualisé chaque 29 février des années bissextiles et sous réserve que la lune ne soit pas en délicatesse avec un décalage mal mesuré des équinoxes ?
Pourquoi cette soudaine acrimonie ? Depuis avant le premier février il se passe en Afrique des événements qui ne peuvent laisser un syndicaliste de la CGT indifférent. Des luttes dans le Maghreb où les syndicats ont eu (y compris dans leurs affrontements internes) un rôle considérable et où les liens historiques entre un syndicalisme de classe émancipateur face à un syndicalisme consensuel intégré aux pouvoirs n'est pas absent de nos mémoires et de solidarités passées, aujourd'hui insuffisamment présentes.
Un communiqué récent (deux semaines) sur le Burkina Faso lié à une forte implication de la CGT avec les travailleurs maliens, on ne s'en plaindra pas, mais un communiqué qui au regard des évènements est à ce jour en décalage avec les évolutions
Aucune expression de fond du syndicat des Frachon, Saillant, Tollet, Gastaud, Hénaff , les Julis et autres internationalistes qui militants de la solidarité de classe concrète, mandatés par l'organisation aideront et iront aider les "travailleurs de l'empire colonial" à s'organiser en s'affranchissant de la tutelle souvent aussi peu fraternelle que pesante des directions construites en métropole ou parmi les syndiqués à statuts coloniaux marginalisant les colonisés (la Tunisie en est un exemple marquant).
Il y a donc un droit moral, une obligation de la CGT à porter appréciation. Pourquoi ne le fait –elle pas ?
En a-t-on les moyens avec un Decaillon ? On ne fera jamais un airbus à partir d'un biplan mal toilé.
Parce que la CES accompagne cet ignoble droit colonialiste d'ingérence qui via une résolution félonne de l'ONU autorise les puissances dominantes des ex empires de venir militairement assurer la sérénité économique des exploitants des ressources naturelles à piller, la CGT ne dirait rien depuis deux mois ?
Depuis quand la CGT doit-elle se taire ou parler bas devant des Ménard ou des BHL ?
Depuis quand la politique de la CGT se fait-elle à Bruxelles sur inspiration de Francfort et sans débats sur ses questions dans son CCN ?
Camarades, sans remonter à la Guerre du Rif où la cgt marquait définitivement sa rupture avec le colonialisme, il y a déjà plus de 60 ans entre l'Afrique et les colonialistes, entre Tollet et les Bolloré déjà, la CGT d'alors a fait son choix, juste. Aujourd'hui, entre encore Bolloré, Bouygues et les sans papier, à Paris, la CGT a décidé de confirmer ce choix. Il faut être cohérent et confirmer en 2011 à Abidjan ; il faut choisir.
Comment se présenter défenseur des sans papier ici sans voir et dénoncer fortement les causes liées au pillage colonialiste de l'Afrique qui crée cette expulsion forcée des forces d'Afrique parce que les grands groupes qui la pille, dont les sièges sont à la Défense interdisent aux peuples sous férule tout droit à la formation, à la maitrise de leur richesse, des groupes qui tiennent en place des régimes corrompus à leur solde. L'actualité en est la démonstration permanente.
Pourquoi depuis ce début d'année 2011 pourtant riche en occasions de se positionner aucune dénonciations des fraudes bilatérales avérées, exactions voire massacres commis par les deux camps ? Pourquoi aucune condamnation des liens entre le clan de l'adjoint de DSK, Ouattara, choisi aussi par Sarkozy, dans la spéculation sur le cacao qui saigne le peuple Ivoirien assure les profits gigantesques et les restructurations de grands groupes comme Nestlé et autres ?
/http%3A%2F%2Fd.yimg.com%2Fi%2Fng%2Fne%2Frtrs%2F20110308%2F06%2F3531598793-laurent-gbagbo-met-la-main-sur-le-cacao-ivoirien.jpg%3Fx%3D310%26y%3D231%26q%3D75%26wc%3D381%26hc%3D285%26xc%3D28%26yc%3D1%26sig%3DtINjai.YFjIvdLrnmOniCQ--)
Idem en Libye : La napalmisation des banlieues de tripoli ne peuvent rendre solidaire des dérives de Kadhafi jusqu'ici acceptées par ceux qui ont décidé de lui faire la guerre, mais Kadhafi ne peut justifier la napalmisation des populations de tripoli ni tolérer les actions des forces très spéciales envoyé par la France et la Grande Bretagne pour préserver les intérêts d'une bourgeoisie compradore prête à toutes les compromissions et partitions pour garder son statut de bourgeoisie nationale sous protectorat impérialiste.
La Charte de l'ONU n'est pas à géométrie variable.
Pourquoi ce même silence concernant les autres peuples des autres états ayant des relations privilégiées avec cette UE que la CES a décidé statutairement de ne pas froisser, de la résolution de 1967 et les droits des palestiniens à nos jours dans le Golfe arabo persique?
Rien à dire au moment où Aréva bras industrialo colonialiste d'une des principales puissances nucléaires civiles et militaires implantée et barbouzante du Niger au Japon ou en France voit la sécurité intrinsèque de l'activité compromise par les choix de privatisation et de ses critères de gestion où la revendication d'un pseudo pôle public sert de cache sexe pour masquer les chancres vérolés de la spéculation contre la sécurité et le libre choix des peuples ?
La CGT n'a rien à dire du point de vue (et même vie) des salariés et populations ?
Il est bon de renouer dans le vocabulaire avec des concepts de politique industrielle, d'affrontement de classe etc. Ce n'est certes pas ici qu'on s'élèvera contre. Mais sortir le parapluie quand on reste tout nu dans l'eau n'empêchera pas, pluie ou beau temps, de sortir mouillé.
A jour de ses cotisations mais sans responsabilité autre que de militer pour une mémoire au service du présent, La canaille ne peut que piaffer devant cette inertie qui tire en arrière une des composantes d'un syndicalisme qui par ses actions sur ce terrain a gagné une immense autorité morale. En ce moment celle-ci fond comme pension cristallisée d'ancien combattant. Mais prenons y garde le mécontentement et la rancœur aussi alors se cristallise. Par ses positions, jusqu'alors la cgt n'avait aucune raison de risquer la confusion.
Jusqu'alors, oui, mais depuis ?
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)