Qu'est-ce qui peu conduire une exploitation agricole théoriquement organisée pour fonctionner hors des normes de l'agriculture productiviste et ses dérapages connus et quasi étalonnés à partir de ses critères d'organisation, oui, qu'est-ce qui peu conduire une ferme d'agriculture biologique à produire en une semaine autant de morts que l'industrie nucléaire en trente ans ou les fermes à vache folle en plusieurs mois (31 morts, plus de 800 personnes très gravement malades plus de 2300 sévèrement touchés) ?
Le bio, est-il compatible avec une production et des approvisionnements de masses ? Comment le garantir (on n'ose écrire sanctuariser) en termes de contamination avec ce qui ne l'est pas : (effets des vents, ruissellements, irrigation, pollinisation etc.), En Allemagne (comme en France d'ailleurs) de grandes zones maraichères sont en périphérie urbaines, de grandes zones industrielles. Ruhr-basse Saxe, estuaire Du Rhin et industrie portuaire à Hambourg etc. ou ici La plaine d'Alsace et le cordon industriel du Rhin, le golfe de Fos et l'arrière pays, Nantes et estuaire de la Loire, quid des eaux retraitées ou de pluies ?
L'estampille bio semble bien est galvaudée.
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Le marchand bio de mon marché, qui fait référence dans le quartier, consciencieusement pulvérise ses étals de légumes avec de l'eau fournie par le réseau des marchés de Paris. Eau propre, mais non buvable. Où est le "bio" ? Mais les prix, eux ne sont pas bio ; ils sont "bo" et même "bobo" tant l'image est attractive.
Sur le cas de la bactérie des germes dit de soja, une interrogation : A voir comment les forces de police n'ont pas poussé à l'interpellation des agriculteurs, pas même leur mise en garde à vue et la volonté de ceux-ci à coopérer il ne s'agirait donc pas de fausses manœuvres aux conséquences homicides mais plutôt d'un dysfonctionnement aux mêmes effets dans un protocole de production.
Dès lors si les critères "bio" dépendant d'eux ont été respectés et cela semble confirmé au vu de l'enquête de police, le lien entre la bactérie et les matières fécales conduit à deux pistes.
Soit le substrat de culture et les amendements, soit le système d'irrigation.
Substrat de culture et amendements ? Pour faire germer du soja ou autres pas de substrat ni amendement juste de l'eau (beaucoup) et une grille.

Donc reste l'eau et là une piste : le dada des gens qui produisent dans le bio, c'est de ne pas gâcher la ressource (ce qui en soit n'est pas une tare loin s'en faut).
Or pour une ferme bio, l'eau ce n'est pas en bouteille d'un litre et demi qu'on la manipule mais en terme de débit industriel. Dès lors user d'eau de recyclage est une bonne idée. Qui disposant d'un jardin n'a jamais récupéré ses eaux de pluie pour ses fleurs et sa pelouse, ses légumes. Qui n'a pas à son échelle utilisé l'eau de lavage de ses légumes recyclée dans le potager ou sous les rosiers ?
Une bonne idée à vite exploiter à notre niveau se sont dit les industriels de la partie.
Récupérer directement les eaux usées de premier usage et les remettre en circuit pour un second rôle avant une remise épurée dans le circuit habituel, une manne.
On revend une eau déjà vendue une fois grâce à un traitement moins contraignant (moins usant en termes de capital fixe) que le retraitement normal.
La réutilisation des eaux usées ("re-use") pour des usages agricoles et industriels -, promue depuis quelques années par les majors de l’eau comme le grand marché de demain, promis à une croissance à deux chiffres…
Et là, si il y a dysfonctionnement dans la chaine de retraitement, la contamination est d'autant plus possible que la germination des graines se fait à une température tournant autour de 30°C, ce qui pour notre bactérie "O104:H4 d'E.coli entérohémorragique" est aussi délicieux qu'un jacuzzi pour une starlette après une séance de tournage en extérieur-nuit.
Or, autour de la culture bio se dessine un intérêt majeur pour les grandes multinationales de l'eau. Les Véolia, Suez et quelques autres bordent un marché juteux, montent des usines de primo recyclage à haut taux de profitabilité mais pour une technologie encore à limite de l'expérimental et déjà plus ou moins massifié.
Une faille de cette taille c'est la cata humainement. Faille qui dans la technologie de l'eau de recyclage dans des zones d'élevages intensif, peut provenir d'une ferme bovine, ovine, ou autre, de poulailler industriels etc. Mais pour nos "Aqua-major" qui n'ont d'humain que l'assemblée des actionnaires, financièrement c'est une poule aux d'or qui en prend un coup dans l'aile.
Et avec cette trentaine de morts, les malades, les séquelles et l'incapacité de traiter l'épidémie. Bonjour l'image.
N'est ce pas la raison de la non découverte de la cause réelle jusqu'à ce jour , laisser passer l'émotion ?
Ce qui est bizarre dans cette affaire, alors que cela avait été évoqué dans l'hypothèse du CIP (Concombre Ibère Pervers), elle est pour l'instant complètement occultée maintenant que l'eau germanique est une hypothèse à explorer. Rappelons-nous le lobbying des brasseurs pour obtenir des clauses qui privilégient les eaux d'outre-Rhin pour une exclusivité d'appellation de leur bière. Nous avions alors frôlé la rupture de la réconciliation franco-allemande.
Cette question de l'eau agro industrielle dans une zone majeure de l'industrie allemande mais aussi zone agricole n'est pas à prendre à la légère. Elle pose la question de la maitrise publique hors des lois du marché du service public contre les critères libéraux de l'industrie du marché de l'eau.
N'est-ce pas cette question qu'il faudrait à cette occasion poser pour sécuriser la filière agro industrielle et donner à ceux qui s'engagent dans une pratique "bio" au moins un cadre scientifique et administratif qui tende à pouvoir user du label correctement ? Et les moyens de l'être effectivement ?
Et les gugusses du GUE, au lieu de laisser bombarder la Libye ou de chercher des subsides pour financer leurs campagnes que ne parlent-il ? Et "nos" Zeuroverts quel silence!!! Aucune auto saisine pour une commission d'enquête ? 9a va plus vite quand il faut privatiser.
Sont-ce Suez, Dégremont ou Veolia qui financent les campagnes, leur sœurs ou cousines voire elles aussi outre Rhin ? On n'ose y penser.
Si l'hypothèse est fausse autant vite la détruire en expliquant scientifiquement et publiquement pourquoi elle n'est pas à retenir. Cela aidera à la vérité en éliminant les fausses pistes mais tant que la question n'est pas posée et n'a donc pas de réponse, il y a doute. Et là il ne profite à personne sauf aux Aqua-majors et cela donne l'impression de vouloir noyer les questions qui… ne doivent pas émerger.
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