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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Bonne question, mauvaise réponse

Publié le 10 Juin 2012 par canaille le rouge in polémique

http://www.si.se/upload/CCS/Bilder/Performances/2012/Infrac.jpg

 

 

Voici le communiqué que la CGT à mis en ligne sur son site le 8 juin. Impossible de dire qu'il est faux, impossible de le suivre dans la totalité de ses préconisations tant il reste engoncé dans les calages des organisateurs de la crise: la globalité du capital .


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Crise européenne

Agir vite

vendredi 8 juin 2012

La situation économique ne cesse de se dégrader en Europe.

Les politiques d’austérité affaiblissent l’activité économique, font progresser le chômage et la précarité et diminue le pouvoir d’achat.

Particulièrement préoccupants en Grèce, au Portugal et en Espagne, les effets de la crise se font sentir dans tous les pays européens.

Désormais, les financiers s’inquiètent de la situation des banques allemandes.

Il faut changer de cap. Il faut en finir avec ces politiques qui cherchent à répondre avant tout aux préoccupations des marchés financiers. Il faut mobiliser les politiques publiques et la finance au service de l’emploi, de l’investissement productif, de la réponse aux besoins sociaux.

La France doit peser de tout son poids dans les instances européennes et internationales, y compris à la prochaine réunion du G 20, pour atteindre ces objectifs. Il s’agit de faire du social le pivot de la construction européenne.

 Il faut en finir avec l’austérité, le pacte budgétaire ; contraires aux attentes des citoyens et au développement des capacités productives, ils sont source de forts reculs sociaux ;

 Il faut mobiliser les banques centrales au service du développement de l’emploi et des investissements productifs. Au lieu de prêter aux banques, la Banque centrale européenne doit pouvoir financer les projets d’investissements publics créateurs d’emploi et répondant aux besoins. Elle doit inciter les banques à accorder des crédits favorables à l’emploi et à l’investissement productif ;

 Il faut une harmonisation fiscale et sociale au sein de l’Union Européenne ;

 Il faut instaurer une véritable politique industrielle fondée sur les coopérations entre les pays européens dans l’intérêt des travailleurs et contre le protectionnisme ;

 Il faut instaurer un salaire minimum dans chaque pays européen.

C’est à ces conditions, avec la mobilisation des salariés, des privés d’emploi et des retraités, que nous imposerons d’autres solutions pour sortir de la crise !

Montreuil, le 8 juin 2012

 

http://static.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/10/Protectionnisme.jpg

graisser les maillons des chaines ou les briser ? 

 

Si chacune des mesures peut avoir un effet levier pour sortir de l'ornière, le fait de maintenir le cadre dans le système de l'UE sa BCE va le faire replonger dans celle-ci.


Pour coopérer, il faut exister et donc avoir une réalité politique et économique qui permette de porter des choix et avancer les propositions de coopérations. Cela exige que chaque état retrouve sa maitrise monétaire et que les parités pour sortir de la monnaie unique soit établie dans la transparence d'un débat public, sinon comment organiser la revendication juste sur le principe mais irréaliste au concret d'un salaire minimum dans chaque pays européen qui ne ferait qu'inciter aux délocalisations aggravé par le dumping social ?


Enfin et dernier point qui n'est pas le moindre et qui demande débat sortir du faux débat "protectionnisme coopérations".

 

http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2008/02/27/delocalisation_fr_web.jpg


C'est le protectionnisme du taux profit qui est alimenté par un "antiprotectionniste" par la mobilité des capitaux et des calages sur les taux d'exploitations possibles (les gâchis de transports des produits manufacturés réalisées dans ces conditions pèsent sur l'emploi, l'environnement les conditions sociales des peuples).


Sur cette question pourtant la CGT n'est pas démunie d'outil : une remarquable conférence organisée par l'IHS CGT nationale, à Montreuil il y a à juste un mois a donné des pistes d'analyse pour dépasser ce piège idéologique :


 

12-06-10-Conf-IHS-protectionnisme.JPG

 

Il est dommage que les dirigeants planchant sur les questions économiques ne soient pas plus assidus à ce genre de conférence. Comme le disait B Thibault concernant la connaissance de l'histoire lors de la soirée anniversaire des 30 ans de l'IHS CGT :"L'effort d'enseignement que nous devons accomplir est en tout cas indispensable si nous voulons arracher le monde du travail aux immenses pressions idéologiques qui pèsent sur lui afin qu'il renonce à la lutte pour la justice et l'égalité sociale". Et pour enseigner, il faut savoir. C'est au pied du mur qu'on voit le maçon.

 

C'est d'autant plus urgent que ce débat n'est pas dans la stratosphère mais bien au cœur d'un affrontement frontal qui conduira le 7 juin le secrétaire général de la CGT à dénoncer les comportements patronaux lors de la Conférence de l'OIT à Genève ou la partie patronale qui est venue pour dénoncer « l’infâme droit de grève » selon les propos tenu par son porte-parole ( lien )

 

L'émancipation des travailleurs et la CGT le rappelle à juste titre à l'OIT par sa dénonciation de ces propos ne pourra pas se faire en restant dans les plates-bandes balisées par le capital et ses solutions.

 

C'est d'ailleurs pour cela que le syndicalisme s'est constitué, pour cela que de tout temps les maîtres, seigneurs, saigneurs et exploiteurs, patrons le combattent. C'est pour cela qu'il s'est donné une analyse de classe et qu'il ferait bien de la reprendre, l'approfondir, l'enrichir pour jouer son rôle émancipateur dans toute la dimension de son indépendance et son refus de la neutralité exigée par droite et patronat.

 

En rester au cadre imposé par les tenants des multinationales industrielles et financière ne permet de s'affranchir du dogme du marché libre et non faussé par cette intervention des peuples qu'ils n'ont de cesse de museler par tous les moyens idéologiques économiques voir de coercitions physiques. Vite ouvrir la fenêtre et sortir du cadre.

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/jdn/2012-02/2012-02-26/article_photo_1330276303607-1-HD.jpg

 

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