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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Casino, Rien ne va plus ou la croisière du spéculator

Publié le 12 Avril 2011 par canaille le rouge in Du côté du capital

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRFGhJIc23ZqluKyykD2uJyG-nFVYWDjfU6kY7o4X0iap9QIPPPrQpas toujours très nets les dessous du tapis

 

J-C Naouri, les pratiques du capital ou la croisière du spéculator:

Voila qui au détour de certain nom devrait intéresser aussi mes camarades cheminots :

 

Pour complèter le portrait de J-C Naouri, notre rastignac de la gondole, voici ce qu'en dit Wikipedia qui n'est pourtant pas le support principal des thèses des Pinçon-Charlot*:

(J-C N)... prend la présidence opérationnelle de Casino en mars 20052 et modifie en profondeur le profil du distributeur, revendant ses activités peu rentables en Pologne, aux États-Unis, àTaiwan et aux Pays Bas et renforçant sa présence dans des pays en fort développement. Casino devient ainsi le premier distributeur alimentaire en Amérique du Sud (Brésil et Colombienotamment), dans l’Océan Indien, au Vietnam et le deuxième en Thaïlande.

En France, Jean-Charles Naouri a misé dès la fin des années 1990 sur le commerce de proximité dont est issu Casino, notamment en rachetant Monoprix (à hauteur de 50%) etFranprix. Il positionne aussi Casino sur le secteur du discount avec le développement de l’enseigne Leader Price, de la marque hard-discount Prix gagnant et du site de e-commerceCdiscount.

 

 

 

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                                De l'ANPE au cimetière le boulevard de la libération

 

 

Mais il n'apparait pas en 2005 : déjà sous Moulinex...


Tous munis d’une action, des anciens salariés de Moulinex (via leur association, l’ApicMx), des gérants de Petit Casino (soutenus par la CGT Gérants Casino) et les amis du journal Fakir (à qui la multinationale réclame 75 000 €) interviendront lors de l’Assemblée générale du groupe Casino, ce jeudi 14 avril. Ils tiendront un point presse à l’entrée et formuleront notamment trois exigences à Jean-Charles Naouri. L’an dernier, le patron avait préféré la fuite...

Venez les encourager à 9 h 30 devant la salle Wagram ce jeudi 14 avril 2011 (39 avenue de Wagram, à Paris, métro Ternes).

Signez la pétition en ligne ici – qui sera transmise dès ce jeudi, en pleine AG des actionnaires, à Jean-Charles Naouri. et relayez notre campagne sur votre blog, votre facebook, votre twitter, qu’on rende enfin Jean-Charles Naouri célèbre sur Google…

Diffusez des T’chio Fakir « Ne fuyez plus, Monsieur Naouri ! » dans les manifs, dans vos familles, vos associations, vos partis, vos syndicats... Nous serons déjà présents dans plus de cent villes le 1er mai, avec 50000 tracts : contactez-nous à laurent@fakirpresse.info ou au 03.60.10.60.15 pour en distribuer dans votre défilé !

 

Voici leur déclaration commune :

Nous, anciens salariés de Moulinex, gérants de Petits Casinos, amis du journal Fakir, journalistes, citoyens, nous sommes venus l’an dernier à l’Assemblée générale du groupe Casino. Nous n’avons obtenu aucune réponse de son PDG, Monsieur Jean-Charles Naouri – qui avait préféré la fuite. Nous revenons donc en deuxième saison, avec des exigences simples sur trois points :

1 – Entre 1984 et 1986, Monsieur Jean-Charles Naouri exerçait comme directeur de cabinet au ministère de l’Economie. C’est lui qui a opéré le « big-bang de la finance ». De son propre aveu, il a mis en œuvre cette « révolution », non pas dans la transparence, mais de façon cachée. Nous le citons : « On ne voulait pas donner l’idée qu’il y avait un grand mouvement, parce qu’on aurait fait peur, explique ainsi Jean-Charles Naouri. Au contraire, on a fait cela très éparpillé, très morcelé, pour qu’il ne se constitue pas une opposition unie contre nous. » (Source : la biographie Pierre Bérégovoy, de Christine Rambaud.)

Vingt-cinq ans plus tard, la Finance a resserré son emprise sur l’économie, et donc sur nos vies. Nous subissons toujours les conséquences de cette « profonde réforme ». Pourtant, jamais Monsieur Jean-Charles Naouri n’a accepté de débattre, publiquement, de cette orientation. Nous lui demandons aujourd’hui de s’expliquer, en toute transparence cette fois, devant des députés, des journalistes, des citoyens, des caméras.

 

2 - En 1994, à la tête de son fonds d’investissement, Euris, Monsieur Jean-Charles Naouri a acquis 33 % de Moulinex. Et il a recruté son ami Pierre Blayau, à la réputation de « corporate killer » pour diriger l’entreprise. Ce nouveau directeur annonce alors 2 600 suppressions d'emploi (sur 11 000). Aussitôt, le titre Moulinex gagne 21 % en Bourse. Monsieur Jean-Charles Naouri se retire, alors que le cours de l’action culmine. Il en soustrait une plus-value – que lui évalue à 25 millions d’euros. Le double, d’après les députés et les syndicats, aux alentours de 50 millions d’euros. Qu’importe : il y a gagné beaucoup.

Pendant que les anciens salariés de Moulinex, eux, ont tout perdu : leur emploi, d’abord, leurs revenus – et nombreux sont ceux, comme Nadine, à se rendre au Secours Populaire pour nourrir leur fille, ou qui portent un manteau à 5 € estampillé Croix-Rouge. Ils ont perdu leur santé, aussi, dépressions qui se suivent et se ressemblent. Ils ont perdu leur vie, parfois : dix d’entre eux se sont suicidés.

Nous demandons donc à Monsieur Jean-Charles Naouri une chose très simple : qu’il rende aux anciens salariés de Moulinex les 25 millions d’€ de bénéfices (sa propre estimation) qu’il a retirés de cette débâcle. Seuls les rapaces se nourrissent sur le dos des cadavres.

 

 

3 – Lors de cette Assemblée générale, dans sa « présentation des résultats financiers », Monsieur Jean-Charles Naouri ne dira pas un mot de Jacqueline Geissbuhler, de Joël Anres, de Christophe Léger, de Monsieur et Madame Louis, et de centaines d’autres, tous gérants de Petits Casino, tous au bord de la déprime. D’après L’Express, « au moins 5 % des ex-gérants de Petit Casino sont en procès avec le groupe » (16 juin 2010). Les litiges sont si nombreux que les avocats se répartissent les dossiers par région – ainsi de Maître Jorquera à Grenoble : « J’en ai un nombre certain. En général, les gens que je reçois sont dévastés. Ils ont travaillé six jours sur sept, voire sept jours sur sept, pour même pas le SMIC. Et à l’arrivée, ils sont virés de leur emploi, de leur logement, pour de soi-disants déficits de gestion. Je suis atterré par ces méthodes. Aujourd’hui même, d’ailleurs, pour un client, on vient d’obtenir des dommages et intérêts. » Même constat pour Maître Bouyer-Fromentin, à Neuilly : « Je rencontre des gens brisés. Qui n’ont pas pris de congé depuis deux ou trois ans. Qui n’ont plus, parfois, des réflexes de défense : c’est l’entourage qui me demande alors d’intervenir. Cette pression sur les gérants s’est renforcée, très nettement, depuis que ce sont des financiers qui ont pris les rênes du groupe Casino. »

Monsieur Leclercq, qui officiait en 2007 à Meurchain, témoigne : « Là, on est descendus à 600 € pour mon épouse et moi à 500 €. Donc un SMIC pour deux. Casino m’a promis monts et merveilles, et j’ai cru aux belles paroles. En fin de compte, c’est de l’arnaque, le miroir aux alouettes. Et si vous ne gagnez pas assez, ils vous incitent à travailler plus. Ils vous poussent à ouvrir sept jours sur sept, et non-stop. J’ai tout perdu : ma santé, 50 000 €, des années de joie de vivre. Pour tenir, on carbure au Tranxène. »

Nous demandons donc à Monsieur Jean-Charles Naouri de requalifier tous les « gérants non-salariés » et autres « franchisés » qui le souhaitent en « contrats de travail salariés », avec 35 heures hebdomadaires et au-delà, des heures supplémentaires majorées. Dans plusieurs cas, la Cour de cassation leur a d’ores et déjà donné raison.

 

Nous étions déjà présents l’an dernier.

Nous sommes de retour cette année.

Et nous serons encore là l’an prochain, toujours plus nombreux.

Avec ce rendez-vous, à travers Jean-Charles Naouri, l’homme qui a libéré la Finance, c’est le pouvoir de tous ses frères financiers que nous combattons – eux qui leur pression sur les Petits Casino, mais aussi sur France Télécom, sur Renault, sur Airbus, sur Goodyear, sur Continental, etc.

 

Et à la fin, c’est nous qu’on va gagner !

 

 

Pinçon-Charlot couple de socialogues-politologues dont les études aussi fouillées que jubilatoires sur les possédants, leur morgue, leur appreté au gain, la consanguinitté des fortunes et leurs capacités à se fondre dans le décor dès que montent les tensions en font des balises incontournables pour mesurer les dérives de la société française.

 

http://nagram.chez-alice.fr/photos/monceau_rio.jpg Le territoire des ethno safari de Monique et Michel Pinçon Charlot une réserve naturelle de vrais bourgeois

 

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