La presse du moins celle qui commente l'affaire, certains restent muets ce qui évite de se mouiller, parle de dérapage à propos des propos du député de la Martinique qui a renvoyé Guéant à ses références idéologiques.
Si nous appliquions au délinquant hébergé place Beauvau sa grille de lecture, nous pourrions dire que les sources humanitaires ne sont pas égales suivant les origines universitaires. C'est que l'impétrant sort de la fac de droit de Paris, ce vivier de fascistes notoires, fac qui ne doit de conserver sa dignité que par la lutte de ceux qui s'opposent à leurs pratiques et violences génération après génération.
Donc, le crotale des Saussaies, c'est un peu fort de café, veut nous faire avec ses régurgitations ce qu'ils nous font avec la dette : ce sont les victimes qui deviennent coupables, les agresseurs victimes et les fascistes des démocrates.
Parce que disons le tout net : quand le constat est fait que les propos de Guéant renvoient plus à Drumont ou à Gobineau, au décret d'octobre 40 qu'aux principes fondateurs de la République, il ne s'agit pas d'un procès d'intention mais d'attirer l'attention à ce qui normalement devrait conduire à un procès pour incitation à la haine raciale précédé d'un départ immédiat de toutes responsabilités publiques.
Devant ces faits le député Letchimy est en droit de demander des excuses au premier ministre pour les propos de son porte flingue et en profiter pour demander ce qu'il a fait pour éviter les cinq morts à ce jour dûs aux effets d'un grand froid mal encadré par le responsable de la sécurité publique.
La discrimination, la ségrégation sont des actes qualifiés et sanctionnés par nos lois. Les qualificatifs de nasillons ne sont pas circonscrits à ceux qui ne concerneraient "que" l'extermination de la partie juive des discriminés. En la matière, le sieur Guéant, concernant notamment les Tziganes et Roms, a accumulé des quartiers de bassesses qu'il cultive avec un talent glauque pour les transfuser sur la partie de la population de notre pays ayant des racines arabes. Il fait comme ses prédécesseurs faisaient en leur temps avec les juifs, les ritals les polaks ou autres portos et espingoins suivant les époques mais qualificatifs toujours distribués par les défenseurs d'un ordre bien établi qui les faisaient toujours bien récompensés de rentes et breloques, titres et prébendes.
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