Ce papier en contre point du débat sur les salaires des personnes publiques. Débat relancé par la prise de bec entre le réac qui dit des choses qui paraissent parfois censées et les piliers de l'establishment à propos des rémunérations des journalistes et les délicatesse que prennent les élites avec la dure loi qu'il veulent pour les autres.
Nicolas DuPont Aignant est un de ces réacs qui surfent sur l'ambiguïté entre souveraineté nationale et populaire pour tirer la seconde vers un péri-nationalisme soft qui peut lui permettre d'affirmer sans états d'âmes qu'il est prêt à prendre le führerin du "fn" comme première ministre et de chasser sur les terres des déçus de la droite officielle. Entre un Chevènement sortant du coma et un Poujade avant qu'il y entra.
Mais pour autant sa question lève un lièvre que La Canaille propose de courir :
Ces mêmes qui s'offusquent quand DPA leur demande le montant de leur salaire ont été les premiers et le sont toujours pour stigmatiser ces nantis de grévistes qui "prennent en otage" le client de la normalité quotidienne devenu usager le temps d'un conflit social. Argumentant à coup de fiches de paie au besoin falsifiées (on l'a vu pour des conducteurs à la SNCF) ou l'invention de rubriques inexistantes, pour justifier le courroux contre ces mêmes "nantis". "Comment vous osez empêcher d'aller travailler ceux qui n'ont pas vos privilèges avec vos 2000€ par mois et un statut qui vous protège ?".
Et on vous paie combien pour dire cela ?
La Canaille se souvient avoir sortie sa fiche de paie sur un plateau d'une TV régionale, demandant à celui qui l'interpellait, devant mon manque de solidarité et civisme revendicatif, de sortir la sienne. L'émission enregistrée à 15h00 pour passer vers 19h00, passa…à la trappe.
Nous sommes dans le même registre que ce très militant de l'UMP le louche sous ministre parisien, régional de l'étape de la Concorde, tête de gondole de tous les combats contre l'antisémitisme mais antiraciste sélectif se comportant comme un négrier des plus ordinaires, élu d'un quartier ou la traite négrière monta nombre des fortunes de son électorat (et oui ce n'est pas que le privilège de Nantes ou Bordeaux, Paris eut aussi les sien et en plus uniquement à partir de la rente surtout sucrière).
Sans même parler de ces jeunes filles au pair qui outre les devoirs de la progéniture doivent aussi assurer repassage la soupe au chaud et le service des réception avant d'aller en fac poursuivre des études financés par d'autres source moins sujettes à question, combien chez nos amis microteurs, plumitifs ou vidéistes qui ont nounou, boniche ou autre dans des conditions limites du point de vue du code du travail.
Comment expliquer ces poussettes à sièges multiples type bobsleigh poussées par des jeunes femmes de toutes origines extra européennes dont manifestement les enfants intra européens ne sont pas le fruit de grossesses multiples sillonnant les quartiers chics, bourgeois ou bobos de la capitale ? Pourquoi ces discrets et efficaces effacements dès qu'une sirène de police retentit ? Quels salaires des embaucheurs pour quelle rémunération, sous quel statut, pour les embauchées ?
On a rarement vu une caissière de chez Leaderprice ou une aide soignante d'une des clinique de Sarkozy frère avoir une nounou dans de telle condition sur les trottoir des 4000, et sûr que cela interrogerait de la voir user de chèques emplois service.
Il s'agit de cet esprit de caste qui construit la liste des participants au diner du Siècle, les "jockey-club" et autres "cercles" ou fondations d'initiés, cette oligarchie népotique qui par propriété du capital, celle des rouages des conditions politiques et idéologiques de sa pérennité s'est approprié les conditions de sa reproduction et accumulation.
Au moment où le débat s'aiguise sur les potentialités d'une transformation politiques et sociale ou non, cela renvoi à une des questions qui est ici posée de façon récurrente : la nature du mandat pour les élus la révocabilité et la nature impérative des mandats publics tout comme les fonctionnaires sont astreint à une déontologie professionnelle.
En quoi s'il n'y avait pas de cadavres dans les placards les journalistes, les professeurs de médecine, les actionnaires et ou rentiers devraient cacher ce qui est public chez ceux qu'ils participent à socialement et politiquement exploiter ?
Nicolas Dupont Aignant est un homme aux idées dangereuse et à combattre et, acculé, il se comporte comme une grenade dégoupillée il fait aussi dui dégats parmis les siens...dès que leur pratiques quotidiennes explosent au grand jour. D'où la colère des Aphatie, Denizot ou autres quand les masques se fendillent.
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