Apparu paru sur les ondes et un parvenu qui pue apparu
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Pour ce jeune loup aux dents si longues que le bitume devant son ministère semble avoir des rails de tramway, la reprise de l'idée du clone de Thatcher, l’obligation faite aux chômeurs anglais de longue durée de travailler 30 heures gratuitement pour la collectivité est « une excellente idée ».
Et il argumente le petit monsieur : « Que moralement, celui qui reçoit une allocation de la collectivité lui redonne quelque chose et reste dans la mécanique du travail, me paraît plutôt une bonne idée », s’est-il enthousiasmé ce 08 novembre sur RMC. « Mieux vaut travailler pour rien, que de ne rien faire du tout » : voilà le nouveau slogan du sarkozysme version Apparu. De quoi en finir avec ces fainéants de « profiteurs du système des allocations ». Enfin la valeur travail mise à sa place.
Mais, car il y a un mais : « trouver une activité de 30 heures pour trois millions de personnes –au chômage-, c’est excessivement compliqué à organiser, dans un pays comme le nôtre où les entreprises ne prennent pas suffisamment de stagiaires et d’apprentis, si en plus, il faut leur dire vous devez prendre aussi ceux qui sont sans emploi, objectivement, elles n’y arriveront pas ». Il faut dire qu’il ne sert à rien de mener une politique favorisant l’emploi… si des obstacles mesquin se dressent.
La Canaille à une idée : et si sur fonds publics on payait les patrons qui acceptent de faire travailler gratuitement des chômeurs? Au hasard, en instaurant une sorte de taxe de séjour au travail de 1€ par jour payé par les privilégiés qui disposent d'un emploi par exemple.
Au fait qui rappellera à ces négriers du 21ème siècle les textes codifiés par l'OIT, le BIT et autres traités internationaux régissant travail gratuit, l'esclavagisme et autres ?
Propos farfelus ? Que nenni ma brave dame !! Pendant la campagne présidentielle une mesure du même genre. A été préconisé par un certain Nicolas Sarkozy, qui l'a même écrit. Cela figure dans ce qu'il à appelé son "Projet pour la France" en page 7, section 4 intitulée "Réhabiliter le travail" : "Je ferai en sorte que les revenus du travail soient toujours supérieurs aux aides sociales et que les titulaires d'un minimum social aient une activité d'intérêt général, afin d'inciter chacun à prendre un emploi plutôt qu'à vivre de l'assistanat." La menace est plus proche que cela paraît et parions que cela figurera soit dans la négociation conjointement demandé par Chérèque et Parisot ou au détour d'un de ces machin de fin d'année entre Noël jour de l'An sur les "cavaliers parlementaires".
Ne pas toucher aux rémunérations patronales, c'est le même qui dit : « Il se trouve
qu’en matière de rémunération salariale, les patrons français ne sont pas les mieux payés du monde et d’Europe ».
Hier, la canaille vous passait l'info : le numéro 2 de LVMH, a empoché 18 millions d’euros d'un coup, en une journée, grâce à ses stock-options. Notre sinistre du logement n’est pas
autrement choqué : « Tant mieux pour lui s’il gagne 5 millions d’euros (il n'a pas osé reprendre le chiffre réel). Mais
les stock-options ne me pose pas de problème en tant que rémunération complémentaire (…), l’essentiel c’est qu’il y ait une fiscalité derrière pour que la collectivité bénéficie de cette
richesse-là ». Heureusement que le bouclier fiscal est maintenu, sinon au non de cette saleté de justice sociale, il aurait pu manquer !
Sinistre du logement, au bout de ce genre d'argumentaire, concernant le montant des cautions allant parfois jusqu'à un an de loyer (ce qui illégal) pour obtenir un logement, il a cru bon de préciser : « C’est un système de caution qui n’est pas hors-la-loi », a-t-il prétendu.
Vaste sujet de réflexion pour élèves de l'école de la magistrature : ce qui est illégal (puisque le montant des cautions est toujours réglementé) n'est pas hors la loi.
Voila l'arme fatale de la défense pour Woerth et consort.
Belle définition de ce régime.
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