La controverse de Lille : Jaures et Guesde le débat de fond sur comment s'en sortir (du capital, du compromis-impasse, des alliances non fécondes)
Même s'il avait noté (avec des réserves depuis quelques temps posées) ce que pouvait porter la candidature d'un Mélenchon à Henin Beaumont, La Canaille ayant répondu à un de ses camarades qu'il ne signerait pas d'appel public à voter pour lui, il a immédiatement eu en retour un train de marchandise de wagons d'épithètes qui méritent les précisions qui suivent.
Nous le ferons en deux temps commençons par la forme avant le fond.
Il y a quelques années, ce c@rnet balbutiait et n'imaginait pas avoir une durée de vie au-delà de quelques mois, La Canaille avait mis en ligne un article lien ici pour dénoncer l'imposture des soutiens au théocrate absolutiste népalais ci devant Dalaï lama. (Désolé mais La Canaille ne supporte pas l'esclavagisme et TOUS les goulags).
Une part conséquente de mes donneurs de leçon d'aujourd'hui agitait clochettes et cymbales à la fontaine St Michel pour voler au secours du despote safrané.
Un certains JL Mélenchon, courageusement en avril 2008, s'était démarqué et retrouvé isolé des siens pour se retrouver sur la même position que La Canaille et l'avait rendue publique lien ici.
Mes donneurs de leçons de vertus révolutionnaires d'aujourd'hui, pointant alors le dit article et le fait que Canaille le Rouge avait approuvé la position de JLM, (à voir les dates des deux textes en question, c'est curieux) l'avait alors stigmatisé, lui "qui s'alignait derrière un ex-trotskyste socialiste en mal de notoriété qui n'avait d'ambition que de tailler des croupières au PCF" et, me confiaient-ils "off the record" de se tailler un empire politique sur le dos d'icelui, idée qui, vous allez voir ce que vous allez voir, le conduira dans les poubelles réformistes de l'histoire.
Pas trop impressionné, ce n'est pas le genre de la maison, La Canaille avait alors rappelé que ce n'était pas l'auteur de ces lignes qui avait fait voter tous ses grands électeurs pour que le déjà célèbre JLM soit élu sénateur de l'Essonne.
Mai 2012. "Ouaff ouaff ouaff" ou encore, en Junky faceboucard "Lol", ou
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" mais aussi
Les stigmatiseurs d'hier devenus adorateurs d'aujourd'hui tapent toujours sur le même clou : La Canaille. Cette constance l'honore, mais pour eux devrait les interroger : pourquoi tant d'énergie pour cogner sur la margelle d'un puits de l'inutile ?
Aujourd'hui, et c'est le second point pour aller sur le fond, devant cette crise systémique qui exige que le peuple trace son issue et la concrétise, il n'est pas inutile de regarder l'état du champ de bataille pour estimer qui sont et où sont les obstacles.
La présidentielle a cristallisé à la fois le rejet du champion de l'ultralibéralisme et a battu la candidate du Fhaine en propulsant une courroie de transmission du capital résine comprise.
Puisque l'alternative pourrait s'ouvrir (me disent mes interpellants), la question de la législative pour confirmer (d'un point de vue de celui qui veut changer la société ; objectif dont se parent mes donneurs de leçon) et empêcher que ce ne soit qu'une alternance, est posée.
Le plus efficace serait de faire s'exprimer le peuple invité dans les tribunes et le faire descendre sur le stade, par un projet anticapitaliste portant au moins les bases d'une réappropriation collective des leviers de l'économie comme outil de la souveraineté populaire face aux marchés (le capital et ses banques, leur détenteurs) ainsi que les modalités concrètes proposées au débat pour pérenniser cette souveraineté.
Que face aux harangueurs au menton mussolinien cela demande la conviction tribunicienne, pourquoi pas. Poussons l'argument. Qu'il y ait besoin d'un champ d'expression, pourquoi pas. La place de JLM, du point de vue des siens, pourraient avoir alors comme contribution une légitimité. Mais là, les pages FB, internet, presses, discussions jusqu'au point de rencontre sur le marché du samedi en bas de chez moi le montre, tout confirme à une mélenchomania et ses dérives. C'est culte de la personnalité, bisous aux petites filles, claque dans le dos du prolo, respect aux vétérans.
Autant les forêts de foules et de drapeaux peuvent générer de l'enthousiasme (La Canaille l'a dit ici au soir de la bastille : Nation Bastille. Et après ? Concorde ou République ? ), autant JLM qui n'est pas "le fils du peuple", la roue du temps a heureusement tournée pour ne pas y retourner, sert à masquer la faiblesse du contenu du projet derrière un culte de la personnalité qui devient envahissant et désigne le bout du doigt cible des regards plutôt que la lune-capital qui reste d'autant plus ainsi dans son cocon que le PS tresse le bouclier antimisile.
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Et si possible faire viser le point lumineux pour ne pas voir la lune
"Votez FdG pour battre le fhaine", "pas de député du Fhaine à l'assemblée" c'est ce qu'on entend et lit comme argument principal, le second étant un groupe FdG pour peser sur le PS. Pas de député fasciste d'accord. Pour cela il faut affronter avec de vrais munitions.
Pour empêcher les feux de forêt il faut interdire de fumer, certes mais ils faut surtout que la forêt soit entretenu et que du personnel s'en occupe. A la foi écraser le mégot Fhaine et s'occuper du taillis capitaliste pour le maîtriser.
Dans cette campagne pas de pompiers mais des bouviers : on garde la pratique historique de l'aiguillon pour titiller le PS, mais toujours pas de projet pour s'y adosser au moment où la social-démocratie et son élu culmine dans la présentation de gage au capital, au moment où les théoriciens qui restent dans le PcF nous pondent des textes mirobolant sur le neuf qui frappe à la porte mais où personne dans leur rang ne cherche à l'ouvrir.
Notons au passage qu'on nous annonce ainsi la fin d'un groupe communiste dans les assemblées élus. Hue est maintenant mouche du coche de l'attelage du PS mais la mouche a laissée ses œufs dans le nid et ils mûrissent et finissent de corrompre la chair.
Cela pose aussi la question de la meilleure solution pour concrétiser durablement l'endiguement et le recul de la haine. Si comme le disent les acteurs de sa campagne, la candidature de JLM montre l'aspiration à montrer de la colère contre le système alors pourquoi ne pas élargir le champ et en densifier le contenu ?
La réponse est dans la déclaration de P Laurent lors de la Conférence de Presse avec les représentants de la Grèce dans le PGE : on reste dans le cade de l'UE.
Et donc ici en France le PcF et ceux qui travaillent avec lui, ils ont beau crier à la caricature, ils acceptent de fait la forfaiture de Versailles face à l'expression démocratique du NON de 2005. (notons au passage que ceux qui reprochaient à La Canaille de flirter avec l'ex trotskyste de l'Essonne ne semblent pas aujourd'hui s'embarrasser de questions pour marcher au pas avec les anciens du NPA dans leur soutient au même dix plus tard).
La BCE c'est l'outil de la monnaie unique déjà condamné par les mêmes dès la mise en place de l'Euro-monnaie unique. C'est le traité de Lisbonne dont personne ne dit clairement qu'il faut s'en dégager totalement, prérogatives de la BCE comprises, et que maintenant ils sollicitent coimme outil de collectage et de redistribution des finances publiques.
Le nœud est là : les acteurs majeurs du non se couchent devant la fatalité d'un oui extorqué. Comment avoir confiance ?
Corolaire comment être crédible comme tribun quand pour dénoncer les propriétaires aux yeux des locataires et interpeller le peuple on reste juché sur les épaules de l'huissier et du notaire.

N'est pas Jaurès qui veut. Devenir Guesde est devenu leur objectif.
Et puisque dans la période d'aucun lorgne avec des soupirs de nostalgie vers l'expérience du Front Populaire, je reprend ce texte dont voici le lien (link) judicieusement rappelé par mon maintenant vieux complice Alain.
Il s'agit du projet de réunification de la SFIO avec la SFIC en juillet 36 (pour les plus jeunes PS-PC). Le contenu est savoureux.
J'imagine la tête de P Laurent voyant arriver Aubry, Hollande et Ayrault dans son bureau, Rocard ouvrant la porte d'entrée, avec ce texte :
"Le Parti Unique du Prolétariat est un parti de classe qui a pour but la conquête du pouvoir en vue de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste."
Si le PS et le PC engagent aujourd'hui le débat sur ces bases là et publiquement, La canaille est prêt à reconsidérer toutes ses analyses. Mais autant attendre de la banque du Vatican qu'elle subventionne les piquets de grève.
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