La canaille avait pointé sur ses tablettes de vous entretenir des mésaventures de la maison Bolloré en Afrique.
Il se trouve que l'ami Jean a traité du sujet en reprenant un article de Rue 89. Jetez y un oeil, c'est édifiant :
Au détouir d'une ligne ou deux, il y a même de l'humour : deux des organisations qui tentent de contrer les activités ont pour nom "CED" et "Foccar fe". Vu l'histoire, ici, du Château, cela ne peut s'inventer. Candeur ou billard à trois bandes ?
L'épine du groupe Bolloré au Cameroun
Rue89 :
par David Servenay
Spoliation, pollution et « climat de terreur » :
l'édifiante enquête associative
sur la plantation de palmiers.
Après les enquêtes journalistiques, un collectif d'associations dévoile trois ans d'enquête sur la Socapalm, la plus importante plantation de palmiers du Cameroun. Une société, contrôlée par les groupe Bolloré et Fabri, aux pratiques sociales et environnementales contestées. Rue89 a lu le dossier.
Quatre associations ont regroupé leurs forces pour enquêter sur les pratiques de la Socapalm :
deux au Cameroun, le Centre pour le développement et l'environnement (CED) et la Fondation camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur l'environnement (Focarfe) ;
Socapalm fait l'objet d'un montage financier complexe. Les bénéfices de l'exploitation d'huile de palme sont rapatriés vers deux holdings luxembourgeoises, afin de payer moins d'impôts sur les sociétés. (Voir l'organigramme tiré de l'enquête, cliquer pour agrandir dans un nouvel onglet ou une nouvelle fenêtre)
Un petit empire de l'huile de palme
Pour les néophytes, la Société camerounaise de palmeraies, c'est :
- 78 529 hectares de surface concédée (près de 110 000 terrains de football) ;
- 25 998 hectares de surface exploitée (36 000 terrains de foot) ;
- 18 265 hectares de plantations villageoises encadrées (25 000 terrains de foot).
Avec ses cinq plantations, la Socapalm a une capacité de production de 132 tonnes/heure, grâce à laquelle elle pèse pour 42% du marché de l'huile brute.
Dans sa note d'information pour son introduction à la Bourse de Douala, début 2009, la société fait état de :
- 1 314 salariés (dont 603 ouvriers et 83 manœuvres) ;
- 2 338 « planteurs privés (sous-traitants) » qui livrent leur production à la société ;
- 2 500 à 3 000 ouvriers employés par des sous-traitants pour la récolte et le transport des régimes.
Plus de 30 000 personnes « dépendent directement de l'entreprise », dont 15 000 vivent dans les vingt villages répartis dans les plantations. Bref, un petit empire de la palme.
Des bénéfices économiques
aléatoires pour les autochtones
Bolloré, menaces de procès
L'exercice des associations est risqué : depuis sa victoire au printemps en diffamation contre France Inter, Bolloré menace
systématiquement de poursuites les journalistes qui travaillent sur le sujet.
Aussi ces associations ont-elles choisi de déposer ce mardi une « circonstance spécifique » devant les points de contact nationaux (PCN) belge, français et luxembourgeois. Les PCN sont des délégations auprès de l'OCDE chargées de faire respecter les normes internationales en matières économique et sociale. Ils n'ont pas de pouvoir coercitif.
Lors du procès en diffamation, le tribunal avait retenu la bonne foi de France Inter sur le cas de la Socapalm, ancienne société d'Etat privatisée en 2000 au bénéfice des groupes français Bolloré et belge Fabri.
Les avocats de Bolloré avaient d'ailleurs fait profil bas sur la Socapalm. Ils se sont même désistés d'une seconde procédure en diffamation engagée contre la photographe Isabelle Alexandra Ricq (dont les photos, plus bas, illustrent cet article), arguant d'« excuses » avancées par la direction de Radio France. Un motif contesté par l'avocat de la radio.
A l'époque, Bolloré, étant minoritaire et n'ayant pas la main sur le management opérationnel, estime que le débat ne le concerne pas vraiment.
Contacté lundi matin par Rue89, le groupe nous a d'abord avancé le même argument : étant « actionnaire minoritaire », il n'est pas « gestionnaire » de la Socapalm, avant d'ajouter par la voix de son directeur juridique :
La suite sur "http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-epine-du-groupe-bollore-au-cameroun-62608105.html" et vraiment, ne vous économisez pas le détour.
Si l'un d'entre vous était (humour) invité à la prochaine "garden partie" de l'Elysée, il aurait de quoi faire rire jaune l'aéropage.
Il y a même une suite de la suite :
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