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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

La France en guerre, le parlement n'est pas réuni en urgence le P"c"F ne l'exige pas

Publié le 12 Janvier 2013 par canaille le rouge in polémique

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k253902z/f1.highres

 

99 ans plus tard, le titre principal, tête de déroulé sur l'Huma.fr est resté sans bouger depuis des heures,dérisoire devant la situation,  est resté affiché sur les écrans : 

  "Mariage pour tous : Gaylib claque la porte de l’UMP".


 Il aura fallu attendre 18h50 ce samedi pour que le conflit vienne en tête et encore sur un texte genre communiqué d'état major et non une approche politique de la situation.

 

Blumollet nous dit "j'ai décidé d'y aller et ça prendra le temps qu'il faudra parce que la situation l'exigeait".

 

On est où ? Au Qatar ou l'émir décide de tout ou dans une République ?

 

Devant ce coup de force qui sous le règne du précédent locataire de l'Elysée aurait fait à juste titre hurler l'Huma (encore que, lors de l'agression de la Lybie, la nature du pouvoir de Khadafi lui a servi d'Alibi pour ne pas se hisser à la hauteur de son histoire anticoloniale et est même resté très discret sur les massacres opérés par les alliés islamistes et leur encadrement commandé par le Troll de l'Elysée) c'est un minimum qui n'a rien de syndical.


L'évènement est traité après les histoires de barbouzes en Somalie, après les atouts de Marseille comme capitale culturelle (un sujet intéressant mais peut-être un peu moins urgent que l'engagement des armées de la république dans un conflit dont on ne sait où il va nous mener)

 

Certains vont croire que cela confine au harcèlement, voire vu l'état du patient à de l'acharnement thérapeutique, mais le traitement de l'entrée en guerre de la France dans les conditions, les buts, avec les explications données par le pouvoir par l'Huma du jour est-il à la hauteur du journal qui il y a encore un temps, avec sa cité internationale de sa fête, faisait trembler les autocrates néocoloniaux, leurs commanditaires impérialistes.

 

Certes que la crise sociétale traverse le pays soit une chose importante, que ce débat soit dans le champ de l'information générale est légitime mais que cette fraction de la réaction (puisque fondatrice de l'UMP) prise dans ces contradictions se barre d'un noyau encore plus réac, est-il pour les lecteurs de l'Huma le plus important du moment *?

 

D'autant qu'après (quand même !) un passage par le traitement de l'assassinat des militantes kurdes à Paris, l'Huma retourne vers ses casseroles avec les turpitudes médiatiques d'un tube de botox greffé une méduse au QI de vers luisant en pleine mobilisation pour que les goupillons de dimanche braillent plus forts que les sabreurs entrés en piste ce vendredi (que les vers luisant excusent la Canaille).

 

Après différentes étapes il fallait attendre dérouler jusqu'à la 12ème occurrence pour apprendre que la France est engagée sans consultation du parlement dans une nouvelle guerre impérialiste et que Rantanplan Blumollet l'a décidé de par son pouvoir discrétionnaire.

 

Le PCF dans un communiqué de ce 12 janvier exprime son inquiétude et pointe " La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali"

 

Si la première phrase est ici entièrement partagée, la seconde ne condamne pas l'intervention. Tout est là. De même le silence des parlementaires communistes et le fait que n'existe aucune trace publique d'intervention pour que les commissions des Affaires Étrangères et de la Défense de l'Assemblée ou du Sénat, devant une telle crise, se réunissent toute affaire cessante est une première dans l'Histoire du PCF.

 

Le mouvement démocratique est entrain de payer le prix fort de ne plus avoir d'outil politique anti-impérialiste et de moyen de communication de masse face au quadrillage idéologique. Ces absences permettent au capital et ses aides de camp de renouer avec les aventures coloniales, de laisser entre les mains de la social-démocratie le combat pour la laïcité dont il use pour masquer son aventurisme international et sa complaisance génétique avec la domination capitaliste.

 

Pour ne pas paraître partial, voilci l'intégral de la déclaration bien faiblarde du PCF ce jour :

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

Le Parti communiste français

(Avec un peu de chance, sa diffusion par Canaille le Rouge doublera sa surface de diffusion)


* il semble que sur cette question le groupe communiste au parlement soit divisé et que la lettre de Chassaigne est destinée autant à être lu en interne qu'en externe ce qui en ferait un titre au moins de même niveau que les états d'âmes internes aux groupuscules de la réaction.

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R
<br /> Bien d'accord avec cette vigoureuse analyse,avec une seule réserve: un pareil coup de force aurait-il vraiment fait hurler l'Huma sous le règne du précédent locataire de l'Elysée ? A-t-elle hurlé<br /> au lancement de l'opération contre la Libye ? A-t-elle montré des photos des ruines de Syrte sous les bombardements français ? A-t-elle donné la moindre analyse sérieuse de ce coup de main<br /> français à l'établissement de la charia à Tripoli,à ce succès des intégristes islamistes avec maintenant les prolongements maliens ? Fraternellement, Roquet<br />
C
<br /> <br /> Bien vu je pensais plus à la partie Afghane qui n'avait pas été soutenue (et mal combattue) je regarde comment redresser le tir :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Voima qui est fait <br /> <br /> <br /> <br />