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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Le Parrain

Publié le 27 Mai 2011 par canaille le rouge in Du côté du capital

 

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Le sénateur et conseiller général alsacien UMP Francis Grignon vient d’être nommé par décret du 24 mai 2011 paru au Journal Officiel membre du conseil d’administration de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), en qualité de membre détenteur d’un mandat électoral local choisi en raison de sa compétence, de sa connaissance des aspects régionaux, départementaux ou locaux des questions ferroviaires. Francis Grignon est l’auteur de deux rapports sur l’activité ferroviaire en France, le premier sur le fret, le second, qu’il vient tout juste de remettre à Thierry Mariani, secrétaire d’État chargé des transports, sur le transport express régional (TER, L’Alsace du 19 mai).

Quand on approche à ce niveau le zénith du déni de démocratie, quand on en arrive à banaliser le terme pourtant le plus aigüe du crime politique, la forfaiture, c'est que les gens qui pratiquent ce genre de sport n'ont plus droit au respect et doivent voir se mobiliser le peuple pour leur faire rendre des comptes.

Dans la même semaine deux exemples: La ministre des finance est convaincue de pratiques irrégulières dans le cadre de son mandat au point que le procureur de la République demande la saisine de la cour de justice de la République pour "abus d'autorité" au bénéfice du liquidateur de Wonder de la Vie Claire et son cortège de concassage social qu'il a mis en œuvre avant que la question Adidas-Crédit Lyonnais n'arrive sous les feux de la rampe. Il fallait bien le récompenser ce radis là qui su si bien ratisser pour ramener quelques voix sur Fa# pour la présidentielle.et donc le mettre non pas à coté mais dans l'assiette au beurre. Cela a été le rôle politique de Lagarde de l'imposer à ses services, cela sur ordre de l'Élysée.

Que la justice fasse son travail. Et donc, Ch. Lagarde est poussée par le pouvoir avec un touchant consensus englobant la pressentie remplaçante pour la courses à l'Élysée de l'ex patron du même FMI. Les ors de la République pour soutenir et offrir une gratifiante porte de sortie à celle qui ne fera pas de détention préventive alors que le délit se monte à plusieurs milliers d' équivalant- scooter.

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On aurait pu en rester sur cette colère là si le patron de la branche zébulonesque du capital n'avait pas rajouté une ligne à son palmarès en nommant le dénommé Francis Grignon au CA de la SNCF.

Certes, ce brave homme à sa légitimité de sénateur dont chacun sait depuis La Fontaine que le train est un des attributs majeur.

Mais là n'est pas le problème. Hormis les dernières élections cantonales qui n'ont pas été un triomphe pour la camarilla de Fa#, la dernière consultation électorale nationale a été les élections régionales. Elles se sont traduites par un des plus beaux coups de pieds au cul administré par les électeurs à la clique au pouvoir depuis l'invention du suffrage universel. Au point de ne conserver la direction   que d'une seule région.

Celle justement qui héberge ce Grignon, qui jusqu'à ce que l'UMP le mandate pour tenter de dépecer la SNCF était plus connu comme Membre, du groupe d'études de la vigne et du vin que comme porteur des intérêts des usagers du rail dans sa régions d'origine.

La question du transport régional a été au cœur des campagnes des régionales dans chaque régions. Il y a eu débats, parfois affrontements, et dans des conditions diverses qui restent en débat et demandent actions conjuguées des usagers et des cheminots. Toutes les régions sauf une on rejeté les choix de la secte de l'ultralibéralisme qui tient les rennes. Toutes sauf une ont affirmé que les orientations permettant l'entrée de tiers opérateurs et le dépeçage de la SNCF, elles n'en voulaient pas.

En conséquence de quoi Fa#, en démocrate nomme un des siens pour imposer ses vues à un président de la SNCF assez satisfait de l'accueillir. Le quel déclarait il y a moins d'une semaine dans une des régions qui s'opposent à cette casse, sur les terres du sous ministre qui a mis le pied à l'étrier à ce Grignon, dans le très réactionnaire Nice matin [ voir ici=> TER SNCF, service public, quelques données pour y voir clair ]qu'il ne voyait pas menace dans le rapport commis par ce godillot du pouvoir pour mériter son siège d'administrateur.

Donc si on résume ce second point, Fa# s'offre une forfaiture supplémentaire avec la complicité active de celui qui a du toute sa carrière à une entreprise publique qu'il brade alors que lors de sa nomination il s'est engagé à la défendre. Dans la cordée qui va vers les cimes du clientélisme politicard, Guillaume III a accroché son mousqueton derrière Thierry Breton, Cirelli et autres Gadonneix. Charpy de pôle emploi s'est inscrit à la compagnie des guides pour vite les rejoindre.  

Entre Lagarde et Grignon, dans la même semaine, il y a de quoi mettre  encore plus dans la barque déjà lourdement chargée pour dénier toute légitimité à celui qui tord au profit de son clan tous les leviers de la république. La souveraineté populaire à reconquérir n'est pas un mot en l'air, c'est une urgence devant ces pratiques de mafiosi en exploration de marchés.

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