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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

La lecture du Figaro est parfois éclairante

Publié le 10 Novembre 2010 par canaille le rouge in Du côté du capital

 http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/filescropped/8195_183_188/2009/04/vide1188055073.1240402448.jpgLe programme social du CESE pour les semaines à venir 

 

 

Oui, il faut parfois prendre le temps de lire le Figaro

 

Renouvellement du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE)

Économique ? on ne sait. Social ? C'est à voir, tout comme environnemental. Mais à coup sûr à la sauce Medef.

Fa# qui a mesuré qu'il va perdre le sénat au prochain renouvellement se bétonne le 3ème parlement qu'il  a maintenu hors champ jusqu'à ce qu'il parvienne à le faire investir par ses troupes.

Voila qui est fait : 

 

D'abord et pour info, un coup de gueule, il est dommage d'être obligé de passer par l'Officiel de l'Elysée de Dassault pour avoir connaissance du communiqué du groupe CGT au CESE :

"Cese:la CGT s'abstient d'élire le président
 (note de La Canaille : ça, on n'est pas obligé)

La CGT du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s'est alarmée mercredi d'"une tentative de reprise en main de cette assemblée par le pouvoir", annonçant son "abstention" lors de l'élection du nouveau président mardi prochain.
Commentant les nomination au CESE, fin octobre en Conseil des ministres, le groupe CGT de cette instance estime que "l'arrivée d'employeurs en nombre dans le collège des personnalités qualifiées, l'arrivée de militants et d'élus UMP ayant servi le Président (Nicolas Sarkozy, NDLR) nous éloignent des principes qui prévalent à l'existence d'un conseil comme le nôtre".

"La candidature de Jean-Paul Delevoye à la présidence porte le sceau de l'Elysée, mais au-delà elle est entourée d'autres désignations qui (...) sont le fruit d'une tentative de reprise en main de notre assemblée par le pouvoir", ajoute la CGT dans un communiqué. Médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye figure parmi les "personnalités qualifiées" récemment nommées, ainsi que les conseillers de l'Elysée, Raymond Soubie et Pierre Charon. Il ne s'est pas à ce jour déclaré candidat à la succession de Jacques Dermagne à la présidence du CESE.

"Dans ces conditions, la candidature de Jean-Paul Delevoye n'aura pas l'assentiment du groupe de la CGT", annonce le communiqué. Elle affirme en même temps "avec regrets qu'aucune autre candidature n'est de nature à (la) satisfaire", parce que n'incarnant pas "l'émergence d'une véritable alternative". Le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, est à ce stade le seul candidat déclaré à la présidence du CESE. Tout en s'abstenant, "la CGT entend poursuivre et amplifier son investissement dans le Conseil (...) pour porter, avec l'ensemble des organisations syndicales de salariés et les différents partenaires présents au CESE, les exigences exprimées par les salariés, le monde du travail (...)", 

Toujours dans le FigDassault

(Pour la compréhension de ce qui suit, seuls les avis de la canaille sont en couleur)

L'Élysée a aussi dévoilé mercredi la liste des personnalités qualifiées, dont plusieurs têtes d'affiche médiatiques ou politiques. 

 

"...la forte présence d'élus UMP dans cette liste qui a le plus suscité de critiques mercredi chez les recalés ou les personnalités non renouvelées au sein du Cese. D'Hugues Martin (bras droit d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux) à Ange Santini (maire de Calvi) en passant par Danièle Dussaussois, conseillère général des Hauts-de-Seine, (qui ainsi, peut-on entendre du côté de Levallois laisserait le siège de conseillère général de Levallois à une certaine dame Balkany menacée de perdre celui qu'elle détient à l'autre bout de la ville) on compte plus d'une douzaine d'élus de la majorité ou apparentés, sur les quarante personnalités qualifiées désignées mercredi; les apôtres du dieu de Neuilly.

«Nicolas Sarkozy a fait voter une grande réforme du Cese en faisant rentrer des “environnementalistes”, en mettant en place la parité hommes-femmes et en augmentant le nombre de jeunes. Mais en politisant autant cette institution, il tue sa propre réforme», critiquait mercredi un futur conseiller du Cese. Nombre de ces élus ont en effet rendu de fiers services à l'Élysée, qu'il s'agisse d'Hervé Marseille (maire de Meudon) en renonçant en 2008 à briguer la présidence du groupe majoritaire du conseil général des Hauts-de-Seine face à Jean Sarkozy, le fils du président ; ou d'Yves Urieta, ex-maire PS de Pau, qui s'était allié à l'UMP pour barrer la route de la mairie à François Bayrou en 2008 également - une troisième candidate, socialiste, avait finalement été élue.

Autre signe de politisation du Cese, selon certains observateurs : la désignation de Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République. L'ancien ministre de Jacques Chirac est clairement le candidat de l'Élysée pour briguer la présidence de l'institution. Il peut se targuer de soutiens de poids, dont celui de Jean-Claude Mailly, le patron de FO, ( vous savez, celui de la grève illimité jusqu'à marée basse) qui reconnaît en l'ancien élu «un humaniste». Mais il trouvera en face de lui Jean-Pierre Davant, le président de la Mutualité française, qui dispose du soutien de la CFDT. Longtemps poussé par l'Élysée, Jean-Pierre Davant confiait mercredi qu'il maintenait sa candidature. (Avec ces 3 derniers gugusses, la bourse va trembler sur ses bases)

Tous ces débats feraient presque oublier la nomination de plusieurs représentants du patronat et de l'environnement, comme le patron de la Fédération des travaux publics, Patrick Bernasconi (un proche de Laurence Parisot), le PDG de La Poste, Jean-Paul Bailly, ou le climatologue réputé Jean Jouzel. Des nominations qui renforceront le poids de ces deux groupes dans le Cese.

Toujours selon le Figaro, quelques noms pris dans la panière UMP et travestis en personnalités qualifiées:

"L'escrimeuse Laura Flessel, la navigatrice Maud Fontenoy (candidate aux élections régionales en Ile-de-France, sur la liste de l'UMP ), la patronne de l'association patronale Ethic, Sophie de Menthon (ex  membre du comité éthique du MEDEF qui a aussi participé à la commission stasi sur la laïcoité en 2003, au rapport Novelli sur les conséquences des 35 heures en 2004, connue comme chef d'orchestre de talent, Claire Gibault est, c'est moins connu élue sur la liste de la majorité présidentielle conseillère d'arrondissement dans le 9e arrondissement de Paris…"

"...La plus importante est sans conteste la présence de Raymond Soubie. Le conseiller social de Nicolas Sarkozy a toujours déclaré qu'il quitterait l'Élysée au lendemain de la réforme des retraites. Celle-ci étant achevée, il peut passer à la prochaine étape de sa carrière, qui passera par un retour dans le privé et… la case Cese."

Sa nomination si elle crispe à droite devra certainement faire réfléchir ceux qui dans les directions syndicales (et pas qu'à la CFDT) ont joué la carte Soubie lequel a manifesté une curieuse conception de l'indépendance d'esprit : . «Le président m'a demandé d'y aller il y a trois ou quatre semaines, et je fais toujours ce qu'il veut», a-t-il confié. On sait ainsi à quoi s'en tenir au CESE et sur la nature des godillots même en forme d'escarpins qui entre au Palais d'Iéna.

 

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