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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Lettre à un bon pote à propos de la Valls des tonfa

Publié le 27 Octobre 2012 par canaille le rouge in polémique

 

 

Lettre ouverte de La Canaille à un sien camarade qui lui a expliqué que face au liberticide Sarkozy il fallait voter pour le socialiste Hollande.

 

Mon cher François,

 

Je reviens vers toi pour reprendre le débat du printemps dernier. Depuis, de l'eau a commencé à couler sous les ponts et comme on le dit judicieusement sur les bords du Gave l'addition est de plus en plus lourde alors qu'on attend le miracle.

 

Notre constat partagé sur la frénésie liberticide de la période précédente avait fait consensus et permettait d'envisager l'avenir différemment au vu des résultats du second tour amplifiés par la vague rose des législatives.

 

Et là, en une semaine, patatras.

 

Deux images jumelées font voler en éclats cette réalité virtuelle que tu t'efforçais de me faire accepter comme principe intangible.

 

Il y a une semaine, une bande de nazis éructant la haine au nom de la suprématie de la race, délit constitutionnellement établi, sont courtoisement invités à quitter leur lieux de délinquance après que micros et caméras leur ait été complaisamment tendus sous la protection bienveillante d'une police dont le sinistre ministre tente en permanence de prouver que s'il est aussi ferme que ces prédécesseurs il n'est pas de leur camp. A Poitier, ce fut pour le moins raté : entre la banda de Valls dans la Vienne et Guéant à l'université de Lyon ou les rues de Fourvière, vu depuis les nazis on n'a pas trop senti la différence.

 

Comme il fallait bien se rattraper, Roissy ce samedi à permis de clarifier : on ne stoppe pas les nazis là bas, on envoie un représentant du préfet débattre sur une nacelle  mais, à moins d'une heure de la place Beauvau par le RER, le patron des mêmes préfets fait matraquer et passer à tabac les travailleurs en lutte exerçant un droit de grève constitutionnellement établi.

 

Canaille le Rouge est tranquillisé. La peur le tenaillait de s'être trompé et de voir une réelle rupture entre le PS de 2012 et la SFIO de 1952. Ouf le voila soulagé, il na pas été atteint de cécité politique : le capital et la droite peuvent dormir tranquille, les valets battent les fossés pour faire taire les grenouilles et les spadassins du système, dogues à milice du patronat peuvent aller battre les foires pour écumer de haine sur les foules.

 

Sauf à ce que tu parviennes à me convainvre du contraire, le tracé politico-génétique de Ebert à Valls est bien établi et tous les crimes et erreurs commis au nom de mes idées ne pourront éffacer la traçabilité des compromissions criminelles au service de la droite et du capital ; Syrie et Mali faisantl'actualité guerres, coloniales comprises.

 

Tu pourrais à juste titre me tâcler en disant que je suis bien le seul à réagir de cette façon si agressive, que même l'Huma en ligne ne se monte pas du col sur ce sujet là. Sans hésiter je te dirai que cela montre que si Blumollet Fanfan veut nous la jouer Mollet Guy et a besoin de plein pouvoir d'ici 2016, le journal qui a les moyens de rendre compte du congrès du PS à Toulouse en direct mais ne les mobilise pas pour parler même en différé d'un tabassage de travailleurs à 18 km de sa rédaction, lui a adressé le signe attendu.

 

D'autant qu'à l'heure où je t'écris le PCF et sa direction n'ont pas publiquement réagit.

 

Pour conclure ce courrier, je reprendrai une nouvelle fois cette phrase d'Elsa triolet que j'aime tant à citer : "les barricades n'ont que deux côtés" et celle d'Aragon qui savait dire l'essentiel, résonant sur le propos d'Elsa, "j'ai choisi mon camp".

 

Tu ne seras pas surpris que La Canaille reste dans le sien et te laisse poursuivre la recherche du tien.

 

 

 

 

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