
Pas exactement une alliance mais un de ces raid dont le capitalisme a le secret, un peu comme au monoploly
Maus, qui a Devanlay dans sa musette, rachète Lacoste
Maus a signé un accord avec Michel Lacoste qui pourrait lui permettre de prendre le contrôle de Lacoste. Un grand coup pour Devanlay
Mais surtout une bonne opération pour réfugier une part de capital en Suisse pour la famille dépositaire de la marque au croco.
Le point de vue de l'Est éclair (pourquoi ce journal? c'est que Devanly une des figure industrielle du textile aubois a été un des pionniers des délocalisation dans les dictature où la main d'oeuvre ets à bas cout laissant derrière lui une régions qui se débat depuis un demi siècle contre les stratégie industrielle d'un des creusets fondateurs du capitalisme français.
En 2000 la stratégié était ainsi présentée par "L'Usine Nouvelle":
"selon un document interne présenté aux représentants du personnel. Dans ce rapport, le groupe relève la nécessité de réduire ses coûts de production, pour consacrer de plus en plus de ressources à la distribution " sous peine d'être distancés par nos concurrents ", en particulier Ralph Lauren, dont le dynamisme des ventes est nettement supérieur à celui de Lacoste sur la période 1993-1999 (+ 157 %, contre + 45 %). Les raisons de cet écart tiendraient aux politiques de fabrication des deux marques, qui diffèrent fondamentalement. Si la production de Lacoste, en France, est importante (46 %) pour les articles en maille, dont notamment le célèbre " polo piqué ", Ralph Lauren ne produit directement aucun article, et recourt de façon massive au " sourcing " dans les pays à bas salaires. Aussi, " une politique industrielle adaptée à la gestion mondiale des vêtements Lacoste, au regard des pratiques développées par ses concurrents, devrait conduire à délocaliser 80 % de la confection des polos, dont la part de main-d'oeuvre représente 50 à 60 % du prix de revient ", conclut le rapport du groupe, qui, au travers de ces sous-traitants licenciés, dispose déjà d'unités de fabrication en Argentine, au Brésil, en Chine et en Turquie...
Vous comprendrez pourquoi il faut s'alerter de cette OPA telle que le rapporte l'Est Eclair.
"Cette fois, c'est officiel. Dans un communiqué publié hier soir, Maus annonce avoir signé un accord avec Michel Lacoste et les actionnaires qui lui sont restés fidèles. Cet accord lui permet d'acquérir 30,3 % des actions de Lacoste SA et d'en devenir l'actionnaire majoritaire. Grâce à Devanlay (dont il est actionnaire à 90 %), Maus est en effet déjà actionnaire à 35 % de la société. La transaction, autour de 400 millions d'euros, valorise Lacoste SA entre 1 et 1,2 milliard d'euros.
Ce n'est toutefois pas encore dans la poche. La famille Lacoste est tenue par un pacte d'actionnaires. Chaque membre de
la famille vendeur doit proposer ses actions aux actionnaires restants qui peuvent les préempter. Sophie Lacoste, la fille de Michel, a indiqué jusqu'ici vouloir maintenir le contrôle familial de
Lacoste SA et même avoir les moyens de racheter les parts de Michel et de ses alliés.
Le fera-t-elle ? Maus, en tout cas, met toutes les chances de son côté en proposant « les mêmes conditions au reste des
actionnaires familiaux » et ceci « en parfait accord avec les actionnaires cédants ». Ce qui lui permettrait de devenir le seul et unique propriétaire d'une licence qu'il vient de valoriser à
hauteur de 40 fois son résultat net.
150 salariés chez Lacoste SA
Pour Devanlay, qui emploie toujours à Troyes 1 100 salariés, cette prise de contrôle serait une excellente nouvelle. Le
groupe textile, d'origine troyenne, n'a jamais été un licencié de Lacoste parmi d'autres (Procter & Gamble pour les parfums, Pentland pour les chaussures ou Marchon pour les lunettes) et
surtout il ne fabrique plus aujourd'hui que des vêtements Lacoste. Voir la marque reprise par d'autres géants du luxe, comme le groupe PPR qui a marqué son intérêt pour le crocodile, aurait été
évidemment un peu compliqué à gérer.
Lacoste SA emploie aujourd'hui 150 salariés. Devanlay en emploie près de 8 000 dans le monde. Maus, lui, emploie 22 000
personnes. Ce groupe familial suisse possède plusieurs chaînes de magasins en Suisse. À l'international, il détient, outre Devanlay, les marques Gant, Aigle et Parashop."
Que les actionnaires se bouffent le nez ou bouffent ensemble ne fera pas se soulever la paupière de La canaille mais par contre que cette reconfigurationrorganise le périmètre productif au détriement de l'emploi industriel doit mettre en alerte.
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