Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Pour le monstre du Loch Ness, changer à Karachi

Publié le 3 Mai 2011 par canaille le rouge in Du côté du capital

 

 

http://www.sejour-riad-marrakech.com/images/riad-en-promotion_fr.jpg

 

Comment bricoler une paix "honorable" pour sortir d'une guerre honteuse. Et surtout pourquoi maintenant.

La guerre contre les talibans, du point de vue du capital, est une aberration dans laquelle les ultraréactionnaires de l'équipe Bush avaient entrainé tout le camp impérialiste (qui n'a pas résisté si fermement que ça).

Certes les marchands d'armes y ont trouvé plus que leur compte, les stocks ont été écoulés et ils ont renouvelé la collection fin prêt pour tous les défilés et ventes en prêt à pointer. Avec tous leur collègues de Wall Streets et d'ailleurs ils se sont donnés une paix sociale qui a permis d'écraser un peu plus le peuple américain momentanément aveuglé par les Boys à Kaboul ou à Bagdad. Les financiers de l'équipe Bush en plus se sont repositionnés sur les robinets du pétrole et pour cela ont su avoir la reconnaissance nécessaire.

http://thebluestate.typepad.com/photos/uncategorized/piccartoon091605halliburton.gif

Bush battu il faut revenir au fondamentaux et devant la monté des peuples, il faut resserrer les boulons. Or les talibans sont historiquement du coté de l'obscurantisme et de l'impérialisme, contre les droits des peuples. Leur faire la guerre surtout avec ce qui se passe de l'atlantique à l'océan indien est contre productif.

De plus la colère des peuples contre des risques technologiques imposés parfois par la violence est entrain d'engager une réaction en chaine d'explosion sociale. Quand ça va mal, ne pas se disperser, s'en tenir à l'essentiel et s'entre aider. Cela vaut aussi pour le capital.

Il fallait en sortir. D'autant que la configuration d'un nouveau Vietnam n'est plus une hypothèse mais devient une réalité. Les têtes de bœufs des écoles de guerre n'ont toujours pas compris qu'en terme de guerres non conventionnelles, ce qui fait le maquis, ce n'est pas le relief ou la végétation, des atouts suipplémentaires certes, mais surtout la capacité à se fondre dans la population qui de gré (guerre populaire) ou de force (groupe sectaires paramilitaire) leur offre un écran permettant les actions contre l'occupant. Ce n'est que  aussi vieille que juste la théorie de Mao qui dit que pour être efficace l'armée populaire (outre quelle doit effectivement l'être) doit être comme un poisson dans l'eau.

Et maintenant, il y a le feu.

Si pendant une décennie le miroir aux alouettes fondamentalistes a pu faire croire qu'on pourrait tenir les peuples écartés des exigences de reconnaissance de leurs droits politiques et sociaux, c'est raté.

La menace pour le capital, c'est la réanimation par les peuple d'unelutte de classe au plan mondial où l'impérialisme n'ait plus la main. Que cela soit sous forme d'une démocratie telle qu'envisagée dans les cultures gréco latines ou sous d'autres formes portant des valeurs similaires, des exigences contradictoires avec les intérêts des impérialistes montent de plus en plus drues et de façon généralisée.  

 Donc vite en finir avec ce conflit qui tourne au gâchis pour se concentrer sur l'essentiel, ce qu'ils ont commencé à faire en Libye en dans le golfe arabo persique ou en Côte d'Ivoire : offensive (si possible), contenir au moins (ailleurs), et intriguer ; toujours.

http://2.bp.blogspot.com/-HYCYC8g30ao/TXkhLiHssSI/AAAAAAAARWE/VW2j3A-vcLw/s1600/acdeea1431706b4bfb6d6d7334de46d4.jpg

En se débarrassant officiellement à une date de leur convenance de l'hypothèque d'un ennemi usé comme symbole jusqu'à la corde, l'impérialisme tente de se redonner la main.

Ceux qui ont eu la naïveté de croire que la pigmentation de la peau du président de la principale puissance impérialiste de la planète changerait la nature de celui-ci doivent avoir de l'irritation dans l'épaule à force de se gratter le fond de l'œil avec leur doigt. Les tenants du capital ont décidé qu'Obama dans l'instant était le meilleur cheval. Avec son opération médiatiquement réussie il vient de se donner et donc de leur donner les moyens de continuer.

Qu'ils n'oublient tout de même pas que les réveils de Gulliver ressemblent plus à des tsunamis qu'à des risées sur le lac Daumesnil. La Tunisie et l'Égypte ont commencé à le montrer, l'Islande à sa façon confirme, l'Amérique latine ne lâche pas pied. Il était vraiment temps pour eux d'en finir avec ce monstre du loch Ness afghan pour passer aux choses sérieuses.

http://www.mannythemovieguy.com/images/gullivers_travels.jpg

 

 

Commenter cet article