on le rencontre moins souvent sur les stades de banlieues qu'à Deauville d'où son projet d'éxonération des charges sociales pour les patrons et de l'allongement de la durée du travai.. Surpris ? On a rarement vu un éleveur de yearling syndiqué à la CGT voir même syndiqué ailleurs qu'au Medef.
Nous aurons l'occasion de revenir sur le contenu sarkozien du programme de Morin
Mais sans tarder, histoire de baliser le terrain de l'éleveur de Yearling qui est à l'agriculteur ce que Louis Renault ou Enzo Ferrari sont au garagiste du coin, découvrez ce joli morceau de smicardisation de la vie rurale :
"En décembre 2007, Hervé Morin a effectué une transaction pour plusieurs millions d'euros avec un chef d'Etat étranger, dont le pays négociait des contrats avec la France.
Les conditions de cet achat, Morin les raconte volontiers. Dans les années 2000, avec plusieurs amis (Jean-Jacques Robineau, Eric Pokrovsky), il acquiert régulièrement des yearlings. En 2006, les trois associés font l'acquisition de Literato, un jeune poulain de 18 mois, pour 40 000 euros. Morin en possède alors 34%. A la surprise de tous, Literato se révèle vite un crack: il finit deuxième du prix du Jockey-Club, le championnat de France des poulains,en juin 2007 à Chantilly, puis remporte son premier Grand Prix lors des Champion Stakes à la mi-octobre 2007 à Newmarket en Angleterre. « Literato était alors le meilleur cheval d'Europe », raconte Morin.
Quelques semaines plus tard, son entraîneur Jean-Claude Rouget reçoit une offre d'achat de la part de l'écurie du cheick al-Malkoum. «Avec mes deux associés, il nous a fallu prendre une décision en vingt-quatre heures pour accepter l'offre d'achat des frères Maktoum», déclare à l'époque Morin. Une version qu'il répète aujourd'hui: « Le mercredi, on a eu l'offre, et le vendredi, Literato était parti ». Le milieu des courses évoque alors une transaction de 3 à 6 millions d'euros. Morin refuse de donner le chiffre exact, en raison d'une clause de confidentialité signée avec l'écurie al-Maktoum. Mais, interrogé hier, il indiquait que cette fourchette n'était pas fausse, et qu'il avait bien touché 34% de cette somme. Soit de 1 à 2 millions d'euros. Une sacrée plus-value!
« J'ai naturellement déclaré cette somme et payé les impôts afférents, ajoute Morin. Et cela m'a permis de réaliser le rêve de ma vie », à savoir acheter une propriété de 18 hectares à Saint-Sylvestre de Cormeilles, dans l'Eure, pour y élever des pur-sangs. Les choses se sont déroulées assez vite. Selon le greffe du tribunal de commerce de Pont-Audemer, dès juin 2008, Morin avait en poche 600 000 euros qui lui ont servi d'apport pour créer l'exploitation agricole à responsabilité limité (EARL), dénommée Ecurie La vallée Martigny, la structure juridique qui possède les chevaux .
Le plus troublant dans cette histoire, c'est que jamais le soupçon de conflit d'intérêt n'a effleuré Hervé Morin. A l'époque, il ne parle pas de son opération au Premier ministre. Et il ne pense même pas à lui demander une quelconque autorisation. Pourtant, comme le rappelait hier Patrick Cohen, il n'est pas anormal qu'un homme d'affaires devenu ministre mette entre parenthèse ses anciennes activités. «Bernard Tapie avait bien dû se séparer d'Adidas », rappelle le journaliste de France Inter. Qui déplore: « Je voulais lui demander s'il était normal qu'un ministre de son rang puisse faire des affaires avec un chef d'Etat d'étranger, mais la discussion n'a pas pu avoir lieu »."
extrait d'un article -non démenti- de Gilles Paris sur "Le Monde .fr"
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