La Faillite, les voila !
S'il fallait une preuve de plus que la crise est consubstantiel à la nature du système et que la seule issue est de s'affranchir de celui-ci, les mesures pré-annoncées par le "planfillon mouture surfine 2011" suffiraient à elles seules à le démontrer. Des décisions sans légitimité.
Les banques et autres organisations financiaro-spéculatives se gavent et plongent les peuples dans un maelstrom de misères et d'incertitudes, la seule réponse des laquais du capital, c'est de faire toujours plus payer les victimes pour encore plus gaver les responsables. Fallait-il s'attendre à autre chose de leur part ? L'envisager serait du domaine de l'illusion. Et pourquoi s'en priveraient-ils puisqu'au niveau européen comme au plan national, non seulement il n'y a pas de riposte mais en plus les outils que le monde du travail s'est donné pour les combattre cèdent devant la pression voire revendiquent l'accompagnement de ces mesures comme la CES vient de le faire savoir à Cannes.
Chaque centime d'un €uro à l'agonie versé pour éponger leur casse est fait de sacrifices imposés au plus démunis, le cercle de ceux-ci s'élargissant à chaque mesure imposée. Et là, dans les boites à images, dans celles à sons ou dans les pages des feuilles de choux où, parait-il, existe une clause de conscience, personne qui crie à la prise d'otage.
La première mesure d'importance annoncée qui déclanche des orgasmes en série dans la rédaction des "Echos" va être d'accélérer la casse des retraites, car il est évident que c'est en exploitant plus longtemps les salariés, en espérant qu'ils crèvent le plus vite possible qu'on va assainir les finances gangrénées par la suraccumulation et la rémunération à grand flot des capitaux spéculant contre le travail et les peuples. C'est en volant aux salariés la part socialisée de leurs salaires qu'on va combler le trou que creusent à chaque instatnt ceux que le pouvoir épargne de façon insupportable. Il est certains que ce sont les conditionneuses ou les monteurs sur chaines qui sont causes de la crise que notaires banquiers et autres boursicoteurs s'éfforcent de juguler.
Les opposants officiel à ces politiques que disent-ils Rien qui ne puisse ouvrir le moindre espoir d'alternative.
Ce lundi sur France Inter, toujours prompt à voler au secours du capital, Michel Diafoirus Rocard n'a rien trouvé de mieux, comme à son habitude de dire que l'austérité était la seule solution. Toute l'internationale socialiste à fait corps pour dire que l'idée de référendum et au delà de toute consultation en temps de crise était une erreur voire une démarche populiste. Parce que concourir pour être monarque en plébiscitant plus ou moins le peuple est démocratique tandis que lui demander son avis sur les orientations est faire preuve d'un souverainisme déplacé qui fait le lit des populismes.
Si on en croit certaines usines à pisser les idées réactionnaires, la démocratie devrait être réservée à ceux qui donnent des gages aux marchés, le tout certifié par les agences de notations, usines pas forcément implantées dans les enclos de droite. Un machin comme "terra nova" est la démonstration qu'on peut se prétendre de goâche et ne pas en rabattre devant les "Tea party" à la française.
Reproche est fait à Hollande de ne pas avoir fait de déclaration durant le G20. Qu'aurait-il pu déclarer qui le différenciât du cœur des adorateurs du veau d'or réunie à Cannes ? Rien et c'est pour cela qu'il s'est tu. Le PS surf sur la vague du rejet de Fa#, ses alliés ne le titillent qu'à la marge tant l'espoir des maroquins insuffle de retenue dans une critique pour le moins très souple.
Le Monde diplomatique, taquin, dans un dossier de sa livraison de novembre intitulé "peut-on changer le monde ?" reprend le texte de la déclaration finale du congrès constitutif du parti socialiste il y a bientôt 107 ans et un carême qui dure, dure, dure…durablement. Il faudrait en faire des banderoles, des lâcher de ballons, des tags sur les murs des permanence du PS, une fresque rue de Solferino l'imprimer en bulletin de vote : "par son but, son idéal, les moyens qu'il emploie, le Parti Socialiste , tout en poursuivant les réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n'est pas un parti de réforme mais un parti de lutte de classe et de révolution". J'en vois au fond qui s'étouffent. Défense de rire,
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