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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Plus de TV ? Qu'on leur donne des icônes. Plus de radios ? lisez leur des psaumes

Publié le 13 Juin 2013 par canaille le rouge in Colère

http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/node-story/samaras_1.jpg

- Le Premier ministre grec Antonis Samaras s'incline devant l’archevêque d’Athènes, Mgr Iéronymos. 

 

 

Depuis le temps que la démocratie était bafouée au pays même de la naissance de l'idée, pour mettre foin à ses souffrances ils ont décidé de l'assassiner.

A Athènes la résistance au coup de force s'organise. Le SG du KKE est dans les locaux de l'ERT, les communistes grecs mettent à disposition leurs moyens pour combattre le coup de force (voir ici  lien vers "Solidarité Internationale" et ici le lien avec la "Chaine 902. gr"du KKE 902.gr une traduction écrite est possible avec votre navigateur@).


C'est alors qu'au bal des faux culs les capitales de l'UE ont donné le branle après avoir inspiré, poussé, et imposé, ils se cachent derrière les piliers de la salle : 

"Ce n'est pas l'affaire du gouvernement allemand, mais c'est celle du gouvernement grec", a déclaré ce porte-parole, Steffen Seibert, questionné sur la suspension de l'ERT lors d'une conférence de presse régulière. Alors que l'Allemagne passe dans certains pays européens pour celle qui impose l'austérité, M. Seibert a assuré que le gouvernement grec décidait lui-même des "mesures àprendre pour respecter ses obligations vis-à-vis de la troïka" des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce (UE-BCE-FMI). 


On dirait du Krupp en 45 disant "je n'ai jamais su ce que faisait monsieur Hitler".


Le Président la "commission économique" du machin croupion de Berlin O. Rehn à déclaré :

Il s'agit d'une décision autonome", a-t-il ajouté avant de préciser : "Cette décision a été prise dans le contexte des efforts importants pour moderniser l'économie greque". 

Façon comme une autre de soutenir la "décision autonome ".


Ici, en France, en moins brutal et donc beaucoup plus hypocrite, le gouvernement déclare :

"Jamais la France n'acceptera sans une profonde amertume de voir qu'au sein même de l'Union européenne certains en arrivent à des extrémités pareilles, a-t-elle ajouté. C'est une décision absolument préoccupante, il ne faut pas que l'austérité à laquelle la Grèce est soumise depuis plusieurs mois rime avec un abandon du pluralisme." Et de poursuivre : "J'espère que cette décision ne sera pas définitive."

 

A relativiser en gardant en mémoire la phrase de Blummollet de février 2013 parlant de la Grèce : 

« le peuple a subi des choix douloureux, même si pour beaucoup ils étaient nécessaires » 

 

Devant un tel coup de force de ces Franco de la culture, c'est la non intervention. Un peu comme Fabius qui appelle les forces de répression d'Ankara à la retenue et non à ce que cesse les matraquages. Ce ne serait pas que la situation est si grave et triste on pourrait avec un rire cynique parler d'un grand prix de l'eurovision de l'esprit munichois.


Faux culs qui continuent de soutenir le triumvirat liberticide installé avec leur bénédiction à Athènes.


Ils se pressent de se mettre à l'abri de la critique mais observent de près comment tirer enseignements durables de "l'expérience".


Autre approche moins consensuelles certes mais envisageant la possibilité de l'étouffement :

l'annonce de la fermeture de la diffusion a provoqué une réaction immédiate de l'Union européenne de radio-télévision (UER), qui a demandé à la Grèce derevenir sur cette décision. "L'existence de médias de service public et leur indépendance à l'égard du gouvernement sont au cœur des sociétés démocratiques", souligne l'UER. "Toute modification de grande portée dans le système de médias publics ne devrait être décidée qu'après un débat ouvert et exhaustif au Parlement et non à travers un simple accord entre deux ministres", estime l'association, qui représente cinquante-six organisations de médias de service public et dont ERT a été l'un des membres fondateurs, en 1950.

 

Les syndicats CGT de l'audiovisuel public dans leur communiqué d'hier sont d'une autre facture, en prise avec les exigences démocratiques.


Information, création culturelle, économie, Services publics, défense, santé garantie et protection sociale, tout ce à quoi touche l'UE tend à mettre le continent à feu et à sang (les guerres des Balkans sont aussi à leur total passif avec toujours le capital allemand à la manoeuvre et les autres en remorques ou à cirer les pompes. Toujours les sociaux démocrates pour couvrir, organiser ou participer aux mauvais coups et faire le lit de la gangrène fasciste à border les instigateurs et financeurs de la haine et de l'exclusion.


Il n'est plus l'heure de regarder si les peintures sont ignifugées et si le bâtiment est aux normes mais de vite s'en barrer avant de le prendre sur le coin de la figure. 

 

C'est dans ce cadre qu'il faut lire la déclaration de MG Buffet. Si elle est juste au plan du constat clinique elle est plus que courte sur ses pattes de derrière et joue petit bras quand à la thérapie à mettre en oeuvre:

 "Non contente de concerner l'emploi de deux mille salariés, une telle décision révolte ! Pour ce qu'elle représente d'insulte au pluralisme, à la création culturelle, dénonce l'ancienne ministre dans un communiqué. Voilà où mène l'austérité et le refus de s'en prendre aux marchés financiers et à la spéculation. Voilà où mènent les choix européens de protéger les taux d'intérêt des banques : on décide de s'en prendre au moyen le plus populaire qui existe dans l'accès à la culture : la télévision !"

Ce n'est pas que de cela qu'il s'agit mais de la pose d'un baillons pour éteindre les cris de douleurs d'un peuple que les garrot poser sur tout les membre sont entrain d'assassiner.Si comme le dit a juste titre MG Buffet "L’austérité n’est pas la solution, elle est le problème des nations."   cela n'éclaire pas le territoire du problème. La question c'est pourquoi, pour qui contre qui l'austérité et comment en éradiquer les causes.

 

Le FdG et ses composantes appellent ce soir à manifester devant l'ambassade de Grèce (rassemblement qu'organisent des étudiants et des travailleurs grecs en France à 18 h 30 devant l'ambassade de Grèce à Paris). L'initiative est bonne reste à définir le contour : contre le gouvernement grec uniquement ou contre ses inspirateurs, soutiens et les gouvernements et organismes financiers qui lui servent de tuteurs pour les uns, tirent les ficelles du pantin tricéphale athénien* pour les autres ?

 

Sur le fond, aider le peuple grec, c'est lui exprimer notre solidarité mais aussi appeler ici à renverser l'ordre établi, en appeler au mouvement démocratique social culturel progressiste de notre pays, bref agir en révolutionnaire. 

 

Oui en plus des douleurs imposées ils veulent interdire le rêve et la pensée mais c'est toute l'organisation criminelle qu'il faut combattre. Pas une succession de mesures mais bien la cohérence stratégique d'un système qui a un nom ; le capitalisme et qui use de tout ses leviers pour affirmer sa domination.


Ne pas s'en prendre frontalement à lui, ne pas travailler à sa disparition , c'est lui donner à chaque fois les moyens de se maintenir et d'aggraver ses crimes.

 

* rappelons la coalition majoritaire (ND, PASOK, Dimar) qui soutien le gouvernement (aucune de ces formations n'a pris ses distances) et pour cause. 

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