
Il apparaît que dans la profession de banquier il est très fréquent de faire ce qu'on appelle des rapprochements.
Les livres de vulgarisation nous décrivent ainsi l'opération : " Le rapprochement bancaire est un contrôle, réalisé par le comptable dans le but d'amener les comptes bancaires au plus proche de la réalité des relevés de compte, c'est-à-dire vérifier la concordance des deux comptes (compte banque et extrait de compte). La technique de l'état de rapprochement va permettre de justifier les différences de soldes".
Rapprochement ? Cette journée nous permet grâce à la vitesse de circulation de l'information de faire une de ces opérations dont la Canaille ne sait pas si elle répond exactement à la définition ci dessus mais permet de faire un peu de lumière avec un but didactique assumé.
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Le Monde, journal peu enclin à la fantaisie dès qu'il s'agit de finance, ce 4 juin à 9h00, nous apprend que l'Inspection Générale des Finances (IGF) rend publique une étude commandée par Fillon. Étude qui se pique de mettre les points sur les "i" en chiffrant les économies que l'État devra faire sur ses dépenses (376 milliards d'euros en 2012) : entre 3,9 et 5,3 milliards par an pour rester dans le cadre des 3% de déficits publics (voir ici : Continuité de l'état ).
Le même journal, dans son édition de l'après midi du même jour, nous indique que le procès en appel de J.Kerviel (ce charmant jeune homme propre sur lui, candidat UMP aux municipales de Pont l'Abbé –c'est d'un triste de voir des jeunes gens si bien sombrer dans la délinqu…non, de faire manque de prudence ) va devoir clarifier comment, selon la présidente de la cour d'appel, un établissement honorablement connu privatisé en 1987(Juppé à Bercy), a pu "gameboyer" sans contrôle. A la question de la présidente il a répondu : «Cinquante milliards, évidement, c'est une somme astronomique... très risquée et effectivement je n'aurais pas dû la prendre», a-t-il reconnu.
Là ou le dit rapprochement est intéressant, c'est que livres de comptes en main, certifiés par ces autorités fiscales et juridiques que sont l'IGF et la cour d'appel de Paris, démonstration est faite.
La SG continuant à distribuer dividendes Bonus et autres parachutes plus ou moins dorés, primes diverses, cette manne si elle était sous contrôle et à usage public ferait que pour rester dans la marge de ces fameux 3% de déficit public, et cela jusqu'en 2022, il n'y aurait pas lieu de vouloir bloquer rémunérations et retraites des agents de l'état et de ses services publics autrement plus utiles que les casinotiers des salles de marchés.
Mais si la S.G. à pu se permettre ce genre de dérapage sans que les membres du CA de la BNP n'engage la broche de la grand-mère chez ma tante. Si Kerviel condamné n'avait pas le visage hâve d'un fin de droit le 12 du mois. C'est qu'il y a de quoi rebondir dans sur ces plantureux matelas.
Imaginons ce que la collectivité (qui fabrique cette richesse si ce n'est le travail et l'argent des salaires et pensions déposés en leur livres) se les appropriant pourrait récupérer pour faire autre chose que jouer à cet obscène monopply et ainsi assurer croissance des rémunérations et pensions, investissements en équipement, recherche et formation, élévation de la qualification de l'ensemble des salariés, réponse aux besoins sociaux.
Merci à la Cour d'Appel et à l'Inspection Générale de Finance de nous rappeler que le système dont elles sont pourtant les gardiennes les plus fidèles est l'obstacle au progrès humain et exige d'être remplacé par une autre organisation des sociétés humaines.

Quand c'est Marx qui le dit c'est une douce utopie. Quand c'est La Canaille qui reprend, il est dinosaure. Mais quand c'est l'IGF et la Cour d'Appel qui démontrent, ils sont quoi ? Des agents du Kominterm en tenu de Camouflage ? Attention au choc qui à leur âge peut-être fatal, c'est Rocard et Giscard qui vont être surpris.
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