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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Sea France, enfin la presse donne la parole à la CGT [♫ ♫]

Publié le 6 Janvier 2012 par canaille le rouge in Coup de gueule

 

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Pour comprendre l'enjeu stratégique d'une présence publique et du pavillon français : le trafic dans le Détroit le 06 janvier 2012 à... 12h00

A la lumière de ce qui suit, relisez donc ce que La canaille a mis en ligne sur ce conflit et vous aurez un tableau tendant vers le plus juste de la situation. Le tragique c'est que les méthodes qui déjà étaient présentes sur les quais au début des années 2000 n' ont fait que croitre et embellir.

Ceux qui politiquement s'accrochent aux dérives de la CFDT de Sea France sont des irresponsables. Il est plus facile d'injurier un cheminot syndicaliste sur les quais de la gare du Nord que d'aller dire à des ayatollah du recentrage qu'ils ont des pratiques factieuses et suicidaires.Mais le FdG, PCF en tête soutien la SCOP . Ce n'est pas comme cela que le PCF pourra reconquérir Calais et à voir les positions qu'il y défend ce n'est pas une catastrophe.

 

Marc Sagot, CGT SeaFrance : « Cette affaire est un scandale d'État »

vendredi 06.01.2012, 05:08 La Voix du Nord

 Marc Sagot est le secrétaire du syndicat CGT, dénonce le gâchisMarc Sagot est le secrétaire du syndicat CGT, dénonce le gâchis
|  ON EN PARLE |

Dans le dossier SeaFrance, l'actualité se concentre sur la CFDT. Leader de la CGT, Marc Sagot rappelle cependant que la CFDT est loin de représenter l'intégralité des salariés, en dénonçant une énième fois un gâchis aux allures de « scandale d'État ».

 

PAR PASCAL MARTINACHE

calais@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET

Que vous inspirent les développements du dossier SeaFrance depuis les dernières propositions de Nicolas Sarkozy ?

 « Le président de la République a annoncé qu'il y aurait des primes supra-légales. Nous-mêmes l'avions dit en envisageant la situation extrême d'une liquidation pure et simple de l'entreprise : il est impératif, pour éviter de rajouter du scandale au scandale, que les conditions de départ soient exemplaires. Maintenant, l'intervention du Président consiste à dire : "vous voulez une coopérative ? On abonde dans votre sens en majorant les primes de licenciement, et après vous prenez vos responsabilités". C'est une manoeuvre très habile. » 

Précisément, croyez-vous les salariés disposés à verser leurs primes pour une SCOP ?

 « Les primes sont individuelles, et chacun en fait ce qu'il veut. On peut se déclarer favorable à la SCOP et prendre deux actions à 50 euros, mais investir à hauteur de 50 ou 60 000 euros, ce n'est pas la même chose. La posture des uns et des autres est à géométrie variable, en fonction de la prise des risques et des montants investis. Cette attitude tient aussi au fait que des gens qui sont porteurs du projet disent eux-mêmes, de manière confidentielle, qu'ils ne sont pas persuadés de la viabilité du montage. » 

Le risque d'une liquidation sans reprise d'activité se précise de plus en plus. À qui imputez-vous la responsabilité de cette situation ?

 « En premier lieu à la SNCF. C'est la résultante des choix de ces dernières années. C'est elle qui a donné les clefs à l'organisation syndicale majoritaire. Elle avait le pouvoir de changer les choses. Mais il n'est pas question de dédouaner la CFDT, qui s'est rendue coupable d'entêtement, d'obstination. Ils ont eu le pouvoir et ils voulaient le garder. On voit ce qu'ils en ont fait. Pendant trois ans, ça a été le bras de fer avec la direction, puis avec les administrateurs judiciaires. Aujourd'hui c'est avec le gouvernement. Avec la CFDT SeaFrance, c'est toujours la même posture. Si on les écoute, il n'y a qu'eux qui détiennent la vérité. Ça ressemble plus à un comportement sectaire qu'à un comportement syndicaliste. C'est de l'extrémisme. » 

Pensez-vous que des salariés soient de plus en plus nombreux à se désolidariser de la CFDT ?

 « Lors de la dernière réunion de salariés, l'idée a été émise d'organiser un référendum. Ceux qui sont intervenus dans ce sens, étaient en général des adhérents CFDT. D'un côté, ils votent pour cette organisation syndicale, et derrière, ils essaient de se défausser en appelant à l'organisation d'un référendum. Je rappelle simplement qu'il y a eu des élections et que la CFDT en est sortie vainqueur. Il faut simplement que les gens mesurent ce qu'il résulte de leur choix. Mais il est vrai que l'intégralité des salariés n'est pas favorable au projet de la CFDT. Et justement, on demande aussi que les autres organisations syndicales puissent être entendues sur le sujet ».

Précisément, que proposez-vous aujourd'hui ?

 « Nous n'avons cessé de tirer la sonnette d'alarme en annonçant que nous allions droit dans le mur. Pour répondre à notre triple objectif, l'emploi, le pavillon français et la défense des conditions de travail, nous avons préconisé un rapprochement entre SeaFrance et Brittany ferries. Il s'agissait de couvrir tout l'arc Manche, et de faire face au développement et à l'implantation de compagnies low cost. Mais nous n'avons pas été entendus.

Aujourd'hui, il semblerait que Brittany Ferries n'ait plus les capacités financières. Mais il semblerait aussi qu'elle n'ait pas envie de s'encombrer avec les gens du syndicat maritime Nord... » 

Que pensez-vous des accusations visant la CFDT, à propos des menaces qu'elle exercerait et du système mis en place au sein de l'entreprise ?

 « Je peux témoigner personnellement que, lors d'un comité d'entreprise, on a très clairement menacé les élus CGT de mort, ce qui a fait l'objet d'une main courante au commissariat. Par ailleurs, mon prédécesseur, Roger Lopez, a été tabassé sur le quai, en 2005. Éric Vercoutre a d'ailleurs été condamné pour ces violences. D'autre part, mon suppléant, Christophe Wadoux, a été tabassé lors d'une commission d'avancement, en présence de l'ancienne direction. Il a eu pratiquement un an d'arrêt de travail. Il y a des faits clairement établis, avec des procédures en justice. Ce qui est clair, c'est que la CFDT a tissé sa toile et a la main mise sur l'entreprise. Pour pouvoir être embauché, il fallait avoir l'aval de la CFDT, puis pour avoir les promotions, faire des remplacements. J'ai déjà employé à ce sujet le terme de secte mafieuse ». •

http://www.lyceecoubertin.net/IMG/jpg/Les_bourgeois_de_Calais.jpg
Ceux qui persistent à accompagner la CFDT de Sea France se rendent-ils compte qu'ils font le jeux de Sarkozy et d'une opération politique de fond sur le Calaisis qui fait effet de ciseau avec l'opération autour des mignants  (en fait les bannis du droit de vivre) tel que le gouvernement l'a orchestré.
Avec le miroir aux alouettes des zones franches après les liquiditations de la sidérurgie, les attaques contres les activités de pêches, le ravage dans les filatures, tous les ingrédiants d'un cycle provocation-répression sont entrain d'être réunis pour donner à l'UMP et au "fn" un ancrage qui jusqu'à il y a peu leur était refusé.
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