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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Un Munich monétaire au bénéfice unique du Capital

Publié le 4 Mai 2010 par canaille le rouge in Du côté du capital

http://a7.idata.over-blog.com/340x281/0/33/43/88/neo.JPG    

Hier soir ceux qui ont voté les prêts se sont rendus coupable d'un Munich monétaire.

 

En 1938, au moment où la France et la Grande Bretagne capitulait devant le régime Nazi, Gabriel Péri disait à la tribune "vous avez détruit en même temps la confiance des peuples dans la France ; vous avez démontré au monde qu'il était dangereux d'être l'ami de la France… ", il concluait : "rendre aux peuples qui l’ont perdue la confiance dans la signature de la France. (…) Vous avez signé la défaite sur le corps mutilé d’un peuple libre. C’est contre vous que nous gagnerons la bataille de la paix.".


Aujourd'hui, dans l'offensive des marchés contre les peuples souverains, cette guerre économique du 21ème siècle, une guerre qui tue les peuples en les étranglant, les deux forces parlementaires qui ont soutenu l'UE et militent pour le traité de Lisbonne réitèrent leur approbation de classe de l'inféodation à ces marchés financiers.

http://www.amb-grece.fr/grece_en_france/hommag2.jpghommage à la Grèce qui résiste     

L'Assemblée nationale a adopté, dans la nuit de lundi à mardi, le plan français «d'aide d'urgence» à la Grèce, soit 16,8 milliards d'euros de prêts bilatéraux sur trois ans, dont 3,9 milliards en 2010, sur un total de 110 milliards annoncés dimanche par l'UE et le FMI.


L'UMP et le PS ont voté ensemble en faveur de ce prêt à 5% destiné au sauvetage financier de la Grèce. Seuls les députés du PCF et du Parti de gauche, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, un ancien UMP, ont voté contre.


Le projet de loi de finances rectificatives (collectif budgétaire) a été adopté à main levée, sans amendement, après une soirée de débat. Le texte part maintenant en navette au Sénat pour une adoption définitive, sans doute jeudi.


La France emprunte à 3% et prête à 5% à la Grèce qui rembourse des emprunts à 10% auprès des financiers qui ont prêté à la France sous contrôle du FMI. Profits sur le dos des peuples grecs (10%) et français (3%), au passage le gouvernement français prend sa dîme dans le racket (2%). 

 

 La France (son gouvernement et tout ceux qui là le soutiennent), souligne qu'elle doit aller vite, pour lutter contre la spéculation des marchés sur la dette grecque, et pour que la Grèce puisse honorer l'échéance du remboursement de sa dette le 19 mai.


La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a clamé qu'elle serait «extrêmement vigilante» quant à l'application des mesures d'austérité prises par le gouvernement grec en contrepartie du plan d'aide conclu dimanche à Bruxelles (suppression des treizième et quatorzième mois dans la fonction publique, hausse de la TVA, recul du départ de l'âge à la retraite...). Sa vigilance  a été beaucoup moins affutée pour surveiller l'usage des fonds passé à PSA qui s'en sert pour casser l'emploi et le tissu industriel. Elle joue son rôle de chien de garde du capital: "cassez le social sinon on sert le garrot".


Sans surprise, l'UMP a soutenu sans réserve le gouvernement: «C'est un plan dont l'ampleur va permettre de dissuader les spéculateurs», a déclaré sans rire le porte-parole du groupe UMP pour le Budget, Jérôme Chartier, saluant «la première décision politique majeure de la zone euro».

 

Le PS a aussi voté avec le gouvernement et sa majorité: «Je ne soutiens pas le gouvernement, je soutiens la Grèce et je soutiens l'euro. Nous ne sommes pas là dans un débat droite-gauche, nous sommes là dans un débat européen et un débat de principe», a expliqué l'ex-premier secrétaire du PS François Hollande. Le PS est bien dans l'Héritage de la SFIO munichoise.

 

Benoît Hamon, le porte-parole du PS, a toutefois déclaré que son parti votait «l'aide à la Grèce mais pas le plan d'austérité »imposé aux Grecs. Le président (PS) de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, et d'autres élus ont aussi posé la question d'un taux de 5%, trop élevé à leurs yeux: «On se fait un peu de bénéfice sur le dos de la misère d'un peuple», selon Christian Eckert, PS. Alors pourquoi l'ont-ils voté?

 

A noter au positif, ce n'est pas si fréquent qu'il ne faille pas le dire et le valoriser, la vingtaine de députés PCF et Front de Gauche ont voté contre le plan, «parce qu'il vient à l'aide des créanciers qui ont mis la Grèce dans une situation épouvantable en lui consentant des prêts à des taux élevés», à dénoncé  Jean-Pierre Brard.

A droite, Nicolas Dupont-Aignan a aussi voté «contre ce faux plan de sauvetage qui a tout d'un plan de sabordage». Affirmant que l'austérité imposée à la Grèce allait «tuer» ce pays sans sauver l'euro, plaidant pour la sortie d'Athènes de la monnaie unique. Ce n'est pas marginaliser la Grèce qui sera efficace mais bien de faire sauter le verrou de cette monnaie uniquement au service du capital

©c@n@ille-le_rouge 04-05-2010

 

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