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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

(X♀+X♂ )♪α = 0. [♫ ♫]

Publié le 25 Mars 2012 par canaille le rouge in Du côté du capital

 

http://s2.lemde.fr/image/2012/03/22/540x270/1673866_3_5f99_au-bal-de-l-x-le-16-mars-diane-bienaime-et_18a456d1d6380493d7cc9865fb72748e.jpg

 

 

 

Il ne s'agit qu'un de ces articles qui aident le support-titre à passer le weekend en attendant la déferlante médiatique des meetings de campagne.

Le thème en lui même pas forcément inintéréssant : l'intégration des jeunes filles dans les grandes écoles, exemple polytechnique.

Mais bon, La Canaille se sent d'entrée plus solidaire des infirmières de l'AP HP ou des ouvrières de chez Lejaby, des conditionneuses de chez Doux que des directrices et pédégères des multinationales, on ne se refait pas.

Pas question de vous imposer l'article dans son intégralité; un lien y pourvoira [lien]. Mais ne retenons juste que cet extrait plus que révélateur :

C'EST UNE SOIRÉE ÉTUDIANTE d'un genre un peu particulier. Grand U (uniforme), gants blancs et bicorne pour les garçons. Robe longue de princesse, talons, coiffure sage ou chignon haut perché pour les filles. Ce 16 mars, les ors de l'Opéra Garnier à Paris accueillaient le 121e bal de l'Ecole polytechnique. Une tradition, un brin désuète et folklorique pour l'homme de la rue, à laquelle la crème des écoles d'ingénieurs, symbole d'excellence et de la méritocratie, reste très attachée. On ne badine pas avec les traditions. La montée des marches se fait encadré par une haie d'honneur de jeunes polytechniciens, épée à la verticale, celle du grand escalier au son des tambours des grognards.

Le gotha des affaires françaises s'y presse. Ce soir-là, on a entre-aperçu : Claude Bébéar (Axa), Jean-René Fourtou (Vivendi), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain),Jean-Paul Herteman (Safran), Fabrice Brégier (Airbus), Luc Oursel (Areva), qui n'est pas issu de cette école, ou encore - enfin une femme ! - Pascale Sourisse(Thales Communications & Security). Le ministre de la défense, Gérard Longuet, a fait aussi le déplacement. Au total, 2 500 personnes (élèves, parents, amis, grandes entreprises...) ont déboursé de 30 euros, pour le bal, à 550 euros, pour la totale (spectacle-cocktail-dîner et bal). Le budget de la soirée est évalué à quelque 500 000 euros, mais entre la privatisation de l'Opéra, le spectacle et le traiteur, l'équilibre est tout juste atteint.

Belle manière de voir comment s'entretient l'esprit de caste et, faut ce qu'il faut, de maintenir l'écrémeuse financière pour participer aux agapes.

Chacun pourra noter au passage l'entrée dans les moeurs d'un néologisme révélateur : quand "on" "se" réserve à usage privatif un lieu public prestigieux déjà d'habitude quasi inaccessible à un mélomane socialement moyen de l'est parisien ou issue de banlieue même direction, réflexe, on appelle cela une "privatisation" et il en coûte pour une soirée un peu moins de 500 SMIC net pour s'offrir ce genre de fantaisie.

On me dira "mais Polytechnique , c'est un établissement public ?" Oui, comme les haras nationaux où étalons et poulinières sont destinés aux ventes de Deauville. Sélectionner, trier et faire se reproduire les élites. La boucle est bouclée.

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