Des tribunaux de commerce et la tambouille des tribunaux consulaires, l'asphyxie des prud'hommes à la juridiciarisation des conflits du travail.
Au moment où le gouvernement par la voix de son ministre du travail annonce vouloir s'aligner sur le droit européen et donc pour cela faire la peau à la juridiction prudhommale, la Ministre de la Justice (et pas celui du commerce de l'artisanat ou de l'industrie) rend visite au congrès de la justice consulaire (lire les tribunaux de commerce,).
Cette brave madame Taubira qui bénéficie de tout le soutien de Canaille le Rouge pour lutter contre toutes les formes de ségrégation et les comportements délictueux qui les accompagnent est, sur cette question, prise en flagrant délit de...disons partialité puisque réservant au patronat un de ces traitements de faveur qui permet aux vautours de se repaître sur les charniers de l'emploi et de ses liquidations trop souvent hasardeuses, elle annonce au dit patronat qu'elle tournera la tête et fermera les yeux.
Le propos est sans équivoque, plus que jamais la justice est aveugle :
Christiane Taubira a affirmé, vendredi 29 novembre, lors du congrès de la conférence des juges consulaires, à Paris, qu'il n'y aura pas de magistrats professionnels pour présider les audiences des tribunaux de commerce.
La garde des sceaux a fait cette annonce alors qu'elle esquissait les grandes lignes de deux réformes en cours d'élaboration, celle de la justicecommerciale et celle du droit des entreprises en difficultés. Ses propos réconfortent les juges consulaires, hostiles à l'idée de mixité ou d'échevinage qui consiste à introduire des magistrats professionnels dans les juridictions commerciales.
« Je ne suis pas venue vous contrarier, a déclaré Mme Taubira. Vous pouvez baisser la garde, il n'y aura pas de gros mot. » Evoquant l'hypothèse de l'échevinage – sans prononcer ce terme –, la ministre a lancé : « Nous n'en sommes pas là (…) et nous n'y serons pas. »
Voila donc en substance ce que nous apprennent les agences de presse.
Les bonnes et discrètes manières manières vont entre soi pouvoir continuer.

Donc pour ce qui est des conflits du travail la justice paritaire (ou un patron = un salarié) est maintenue en l'état le temps de la vider de son contenue, mais pour la répartition du gâteau ou des dépouilles, la spoliation des salariés la justice à mission de tourner la tête et de ne pas s'en occuper.
Vous comprendrez pourquoi être une brillante intellectuelle et tenir une position respectable dans le combat antiraciste n'est pas un brevet de citoyenneté ni une garantie d'égalité de traitement pour le justiciable.
Une fois de plus, la citoyenneté s'arrête à la porte des entreprises ; pour le plus grand plaisir des patrons.
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