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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Ah, ça ira, ça ira, ça ira ?

Publié le 26 Janvier 2014 par Canaille Lerouge in Lanterne, enfumage, Commune, ça ira, boussole, Elysée, Medef

Ben non !

 

 

La Lanterne, elle reste disponible.

La Lanterne, elle reste disponible.

Toute la France qui travaille, celle qui voudrait travailler, celle qui a travaillé et s'épuise à soutenir celle qui voudrait travailler ou aider celle qui travaille, attendait le communiqué.

 

Quand le robot de service c'est dirigé vers le clavier, cette France a retenu son souffle.

 

Enfin l'annonce attendue allait gazouiller, ahèfpéïser, les facebookmakers prenaient les paris, "@" allait faire tinter alertes et alarmes, avant que ne s'en emparent micros et rotatives.

 

Et l'annonce est arrivée :

 

François Hollande a annoncé à l'AFP la «fin de sa vie commune»… le souffle se retient ... C'est que l'avenir en dépend.

 

Avec pierre Gattaz ?

 

Non.

 

Quelle déception.

 

Nous qui espérions la fin de ce couple sans statut constitutionnel de la Présidence de la République comme première dame du patronat.

 

C'est raté.

 

Il ne s'agit qu'un de ces énièmes enfumoirs dont les têtes de com qui nous encadrent ont le secret.

 

Pourtant, le 21 janvier, en mangeant sa tête de veau, La Canaille en rêvait : le patronat à la lanterne :

 

" Ah ça ira, ça ira, ça ira tous les eurocrates à la Lanterne"

 

Reprendre avec les camarades de Goodyear

 

" Ah ça ira, ça ira, ça ira la bande aux Taylor on la pendra"  

 

C'est vrai qu'après les vœux du Château, cette annonce là, seuls les naïfs pouvait l'attendre.

 

Mais bon, c'est bien la preuve que ce n'est pas par cette voie là qu'on s'en sortira.

 

D'autres voies sont à explorer, d'autres chemin à défricher, d'autre voix à faire résonner. 

 

Zapatayrault avait promis

Zapatayrault avait promis

Le bonheur pour tout le Pays

Le bonheur pour tout le Pays

Tout ça pour mieux drainer

Les votes vers ses quartiers.

 

Derrière leur Grand-Guignol

N'aiment que le son

N'aiment que le son

Derrière leur Grand-Guignol

N'aiment que le son des biftons.

 

" Ah ça ira, ça ira, ça ira tous ces ploutocrates à la Lanterne"

" Ah ça ira, ça ira, ça ira la bande au Medef on la pendra"

 

Blummollet, ça c'était acquis

Blummollet, ça c'était acquis

Nous porterait au Paradis

Nous porterait au Paradis

Mais il vous a trompé

La rente il a choyé

 

Derrière leur Grand-Guignol

N'aiment que le son

N'aiment que le son

Derrière leur Grand-Guignol

N'aiment que le son des biftons.

 

" Ah ça ira, ça ira, ça ira tous ces ploutocrates à la lanterne"

" Ah ça ira, ça ira, ça ira la bande au Medef on la pendra"

 

 

 

 

La Canaille préfère se tourner vers ses racines et références révolutionnaires et communardes.

 

Celles des canuts du milieu du XIXè siècle et des journées de 48 à Paris, celles des Communes de Paris, Lyon, Le Creusot, Limoges, Lyon, Marseille, Narbonne, Saint-Etienne et Toulouse, qui cherchaient leur chemin pour partir à l'assaut du ciel.

 

Ce couplet moins chanté, (et pourtant, quelle actualité !) de l'Internationale :

L'engrenage encor va nous tordre :

Le capital est triomphant ;

La mitrailleuse fait de l'ordre

En hachant la femme et l'enfant.

L'usure folle en ses colères

Sur nos cadavres calcinés

Soude à la grève des Salaires

La grève des assassinés.

 

Et ce dernier du chant des Canuts :

Mais notre règne arrivera

Quand votre règne finira. (bis)

Nous tisserons

Le linceul du vieux monde,

Car on entend déjà la révolte qui gronde.

 

Alors, c'est quand qu'on va où ?

Et c'est qui qu'on oublie enfin d'emmener?

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