ou comment fabriquer des socialistes
conformes au modèle de référence
Vous ne connaissez peut être pas la CFTA*. Si ses salariés sont des camarades éminemment sympathiques et dynamiques, il faut savoir que leur patron, cause de leur intense activité n'est pas n'importe qui : Transdev, composé de la Caisse des Dépots et de Véolia.
A une époque, le patron de Véolia étant alors un certain Proglio qui depuis à fait son chemin, nos camarades des "Chemins de Fer de Provence" durent mener une grève de plusieurs mois pour faire céder CFTA qui voulait abaisser leurs garanties sociales et pour cela ménait une répression anti CGT à faire pâlir de jalousie un taulier de Goodyear.
Quand en 1997-2002 vint sur la table la question de la régionalisation (tiroir du bas à droite de la loi SRU), un député communiste qui deviendra sénateur, Felix Leyzour, Canaille le Rouge est prêt à témoigner, fit son possible pour que l'étoile de Carhaix reste dans le giron de CFTA et n'intègre pas la SNCF. A charge aux cheminots bretons d'aller lui en demander ses raisons.
(CFTA a renouvelé en 2006 le contrat d’exploitation des lignes Guingamp-Carhaix et Guingamp-Paimpol. CFTA exploite depuis 2010 la ligneRhônexpress, qui relie l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry à la Gare de Lyon-Part-Dieu et CFTA est aussi l’exploitant du train à crémaillère du Puy de Dôme, le Panoramique des Dômes (depuis 2012) et des Chemins de fer de Provence (depuis 1974...avec des évolutions que les luttes des gars des CP ont imposées) et de quelques autres lignes qui ont "échappé" à la nationalisation de 1938 et ne sont jamais rentrées dans le giron de l'entreprise publique nationale.)
Aujourd'hui, alors que les conditions -prévisiblement dégradées tant par les politiques des gouvernements depuis 2000 à 2014 que celle ultralibérale du Guillaume III de la SNCF - des relations devenues plus qu'assez conflictuelles, entre les régions et la SNCF, des vice- présidents de régions , baillis des barons qui les ont mandatés,montent au créneaux... certtains font du zèle.
C'est le cas en Lorraine où un certain Hatzig pour avoir des explications sur la facture présentée par la SNCF à la région (ce qui en soit n'est pas forcément idiot) lui fait financer (avec l'argent des contribuables dont les cheminots) une étude qui choisi ... CFTA (laquel philantrope, comme par hasard se positionne en concurent de la SNCF) comme expert analyste. C'est comme aller demander à Corsica ferries de voir si la SNCM est digne de desservir la Corse ou à Bouyghe s'il faut renationaliser France télécom et mandater Robert Hue commander l'étude.
Il se trouve que cet Hatzig est aussi le président du groupe PcF au CR de Lorraine et que chaque année au moins depuis 1999 la maison CFTA a son rond de serviette à l'espace région de la fête de l'Humanité (ce qui fut une des causes majeures de la fâcherie de votre claviéripracteur avec le ministre d'alors et la direction du journal hébergeant les agapes).
Un site très libéral dédié aux transports relate les choses de la façon suivante :
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10 janvier 2014 Exclusif : http://www.mobilicites.com/fr_actualites_la-lorraine-demande-des-comptes-a-la-sncf_0_77_3006.html
"La région Lorraine veut connaître en détail le coût réel du Transport express régional (TER) que lui facture la SNCF, soit 165 millions d'euros par an. Pour cela, elle a chargé en juin 2013 la Compagnie des chemins de fer et transport automobile (CFTA), filiale du groupe Transdev, d'établir un audit.
Ce rapport, remis en novembre 2013, révèle un coût d'exploitation de 140 millions d'euros, soit 25 millions d'euros de moins que le prix facturé par la SNCF. "La CFTA a reconstitué et étudié les roulements en tenant compte des lois sociales et économiques du marché"(colorisé par CleR), précise Patrick Hatzig, vice-président régional en charge de la mobilité.
Cette collectivité souhaite payer le juste prix. "La SNCF nous garantit la transparence de ses comptes, sauf que nous n'y comprenons rien !".
La région a donc décidé de recourir à une expertise extérieure. Audit en main, les élus lorrains vont prochainement rencontrer Guillaume Pepy. "Nous avons conscience que la CFTA peut se tromper et n'avoir pas pris en compte un certain nombre d'éléments". Une chose est sûre, la SNCF va devoir justifier sa facture.
"Si la SNCF conteste cet écart de coût - ce dont je suis sûr - elle devra nous fournir les preuves de ses calculs et nous expliquer point par point pourquoi nous payons 165 millions d'euros par an". Pas question pour l'élu d'entamer une négociation. "Nous n'allons pas rencontrer Guillaume Pepy pour négocier. Nous paierons le prix de la SNCF s'il est justifié ", insiste P. Hatzig.
Cadencement en 2016
Ces discussions interviennent à deux ans du déploiement du cadencement des TER en Lorraine, dont la feuille de route a été validée à l'unanimité le 29 novembre 2013. A ce titre, la CFTA (toujours dans le cadre d'une assistance à maîtrise d'ouvrage) a également été retenue, après appel d'offres, pour mener à bien cette mission.
"Elle va nous aider à concevoir la future organisation et établir les nouveaux horaires", précise l'élu. "Nous n'avons pas sollicité la SNCF. Une fois le schéma établi, nous discuterons avec elle et tiendrons compte de ses observations".
Plus clairement, la région veut reprendre en main la gestion du réseau TER. "Nous souhaitons avoir la SNCF comme partenaire et opérateur, pas comme décisionnaire".
Regardez bien comment s'organise la saloperie (désolé, mais pas d'autre mot pour rester dans le périmètre des termes inclus dans le dictionnaire) : CFTA réalise son étude et rend sa copie à celui qui la lui a commandée : "La CFTA a reconstitué et étudié les roulements en tenant compte des lois sociales et économiques du marché", précise Patrick Hatzig", Téléphone: 03.87.33.63.69 Email: patrick.hatzig@lorraine.eu nous dit le site du CR de Lorraine.
Le monsieur qui n'est ni un OVNI ni un perdreau de l'année est "vice-président régional en charge de la mobilité". (le quel est ou était encore de date récente secrétaire de la fédération de Meurthe-et-Mosellle du PcF et est par ailleurs membre de son conseil national).
Remis en français, les propos de l'élu qui est plus sournois que communiste, là, plus de doute possible, signifient : "si on paie trop cher, ce sont les conditions sociales des cheminots (leur statut) qui coutent cher à la région et donc au contribuable".
La Canaille à chaque mauvais coups de ce gouvernement rappelle à ses lecteurs que les élus socialistes ont aussi des circonscriptions et qu'il serait bien d'aller leur y demander fermement des comptes. L'avantage en Lorraine c'est qu'on est jamais si éloigné que cela de Nancy et qu'il serait bien que le cercle des fermements sollicités s'élargisse.
Depuis pas mal de temps Canaille le Rouge sentait s'installer et mûrir une idée qui va choquer parmi certains de ses lecteurs, mais ce qui est choquant, c'est l'idée ou de le dire ? Rappelez vous le premier édito de Jaurès dans l'Humanité de 1904.
Oui, avec de telles pratiques le PCF est passé en trente ans du statut d'outil de la transformation politique à obstacle à toute idée de transformation dès lors que ces agissements, qui sont connus dans son organisation, ne sont pas dénoncés par les responsables et adhérents.
Que le PcF condamne publiquement les pratiques de ce Hatzig et Canaille le Rouge révisera sa position.
Cela dit, vu l'air du temps, il est aussi plausible de voir le périphérique parisien transformé en canal à grand Gabarit que de voir se modifier les orientations du vice-président de la région Lorraine. Dans les deux cas, si cela était, cela augurerait de sacrés travaux.
*"Chemins de fer et transport automobile (CFTA) est spécialisée dans le secteur d'activité du transport ferroviaire interurbain de voyageurs. Actuellement, le capital social de la société CFTA est de 2 038 428,00 euros.
C'est une entreprise ferroviaire française active dans le transport de marchandises et de voyageurs. La CFTA est une filiale de Transdev, anciennement Veolia Transport (Transdev appartient au groupe Veolia Environnement et à la Caisse des Dépôts et Consignations).
La CFTA, dont le siège social se trouve à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) réalise un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros (en 2012) et emploie 300 salariés environ répartis dans diverses activités à travers la France.
La Compagnie ferroviaire du Sud de la France est par exemple une filiale de CFTA exploitant la ligne Nice - Digne.
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