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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

le princident des riches

Publié le 30 Mars 2019 par Canaille Lerouge in politique, pillage, pognon, impôts, Coup de gueule, Du côté du capital, capitalisme

ou comment a été amorcée 

la pompe à fric 

le princident des riches

Tandis que les Dupont-Dupont de Touthenmacronaparte sillonnent les plateaux pour vendre leur camelote idéologique faisandée, on n'en finit pas de mesurer la préméditation stratégique (et la responsabilité de ceux qui l'ont appelé, intronisé et laissé vampiriser l'appareil d'état sous couvert de "gouvernement de gauche")... et donc la responsabilité de ceux qui lui ont ouvert la voie et l'ont accompagné.

S'il fallait une confirmation de cette stratégie au service des riches un article du palmipède vieux de bientôt 4 ans montre la continuité pour brancher les coffres privés sur l'argent public et la façon dont la pompe aspire depuis les seconds pour gonfler les premiers

A l'époque du vote de la loi Macron en 2015, Le Canard enchaîné avait découvert qu'un dispositif permettait aux cadres du CAC 40 d'économiser... 900 millions d'euros. C'est l'histoire de l'article 34 de la loi Macron qui vous est comptée ici.

Article 34 sur l'allègement de la fiscalité des actions gratuites

De quoi s'agit-il ? Certaines entreprises, notamment les start up, distribuent gratuitement à leur salarié des "actions" de la société. Une sorte de promesse sur l'avenir, le jour où l'entreprise réalise d'importants bénéfices et voit sa valeur monter en flèche. Jusqu'à présent, la valeur de ces actions gratuites était incluse dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Normal, il s'agit bien d'une rémunération. Sauf que l'article 34 de la loi Macron change les règles de calcul.

Une réduction d'impôts de près de 50%

Dans le texte d'accompagnement de la loi, voilà comment le changement de règle est présenté : "Actuellement imposable à l'impôt sur le revenu selon les règles de droit commun applicables aux traitements et salaires, la valeur de ces actions sera désormais imposée selon les principales modalités applicables aux plus-valeurs mobilières". Vous n'avez rien compris ? C'est normal. Selon Le Canard enchaîné, cela signifie que les actions gratuites bénéficieront d'un abattement de 50% avant imposition, ce qui réduit de moitié l'imposition. Exemple donné par l'hebdomadaire : "Le bénéficiaire d'une action gratuite paie aujourd'hui, selon sa tranche d'imposition (dont peut soupçonner qu'elle est élevée), jusqu'à 42,71 euros d'impôt sur le revenu, hors CSG et RDS. Si l'article 34 est voté, il ne paiera plus que 20,21 euros".

Un cadeau de 900 millions d'euros... pour les plus riches

Officiellement, l'allègement de la fiscalité sur les actions gratuites est censée favoriser le développement des start up qui ont recours à ce dispositif. Mais pour Le Canard enchaîné, ce sont surtout les cadres des entreprises du CAC 40 qui vont remporter le jackpot. "La distribution d'actions gratuites a complètement supplanté les stock-options, dont la fiscalité a été alourdie ces dernières années", explique l'hebdomadaire. Et les chiffres sont éloquents : "Les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 ont voté, en 2014, l'attribution d'actions gratuites pour un montant de 6,4 milliards. Et, dans l'immense majorité des cas, à leurs cadres dirigeants les mieux payés", précise Le Canard enchaîné.

Malgré toutes ces réserves, le gouvernement a décidé de maintenir cet article de loi. Dont le coût est estimé à 200 millions d'euros par Macron. Un chiffre sous-estimé par plusieurs cabinets privés qui évaluent plutôt à 900 millions d'euros le manque à gagner pour le fisc.


*** Source
- "Le cadeau de Macron aux riches ennemis de Hollande", Le Canard enchaîné, 28.01.2015

Loi Macron - Canard enchaîné

 

Pourquoi rappeler cela maintenant ? Pour bien montrer qu'en toute matière politique, sociale, économique, ceux qui aujourd'hui nous disent "on ne savait pas " soit nous trompent soit nous prennent pour des imbéciles ou encore sont d'une naïveté déconcertante.  Mais tout ou partie des qualificatifs à eux s'appliquant, ils se sont définitivement disqualifiés pour prétendre porter une alternative eux qui auront contribué à la mise en place de la pire des alternances depuis 1945.

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