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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

A la lumière de la stratégie des patrons de Renault

Publié le 3 Mai 2013 par canaille le rouge in Pour réfléchir ensemble

 http://www.leblogauto.com/wp-content/uploads/2011/03/RNUR-1945.jpg

 

Quand il y a quelques jours Canaille le Rouge tentait de montrer la stratégie de désindustrialisation du capital à base française dans le cadre du remodelage européen ( Et l'acier fut brisé... accident ou stratégie ?), il ne disposait pas de ce texte de Roger Silvain. L'exemple de l'équarrissage de l'industrie automobile qu'il décortique confirme avec des arguments implacables cette stratégie.

 

La privatisation de la RNUR était une des étapes de cette stratégie. On voit à quoi elle a mené, l'actualité avec les choix "d'Orange" qui fut France Télécom privatisable issue de l'administration publique des PTT doit aussi faitre réflechir la population et les salariés de ce qui parait être encore dans le giron publique.


Toute la mise en route dès après 1968 par le biais de la casse de la machine outil (des machines transferts de Renault à Cazeneuve à St Denis, la décision des grandes entreprises à base française daller chercher leur outillage en Allemagne (déjà) puis les stratégies de fermetures des bassins industriels) les délocalisations des productions (soit disant pour gagner des marchés en fait pour s'affranchir d'une main d'oeuvre certes efficace mais trop combative pour les taux de profits exigés par le capital, voir l'avenir de celui ci.


Il faut noter le point de jonction entre cette volonté conjointe de l'UIMM et ce qu'avec raison déjà à l'époque nous appelions le "pouvoir des monopoles".Le gouvernement de 2013 avec sa caution sans failles aux charettes de licenciements est dans ce pli et expédie avec conscience les affaires courantes des stratégies patronales décidée à Davos ou ailleurs (Trilatérale, déclinaison aux dîners du "Siècle" etc).

 

Un texte à la fois pédagogique et d'appel à la lutte.

 

Raison de plus pour lui faire une bonne publicité :     

 

Roger Silvain

Ancien secrétaire général de Renault Billancourt

Et administrateur RNUR de 1981 à 1986

 

Le comportement et les interventions d’Ayrault et de Montebourg - qui jugent "acceptable" la suppression de 7000 emplois à Renault - est scandaleux.


L’état reste actionnaire principal de Renault et, tout en dissertant sur le " produire en France" (pardon, le "made in France " !, les gouvernements refusent de poser la vraie question : les voitures Renault vendues en France doivent-elles être produites en France  OUI ou NON ? Actuellement c’est le cas pour 20% seulement des véhicules vendus chez nous.


Ajoutons que le choix du tout électrique à la place de l’hybride et de l’hydrogène, qui sont les vraies solutions du futur, est considéré comme mauvais par de nombreux ingénieurs.


Qui peut croire encore à leurs promesses ?


Souvenons nous il y a 2 ans Ghosn la main sur le cœur annonçait à Flins la construction d’une usine de batteries. Aujourd’hui c’est fini et les batteries, élément majeur des véhicules électriques viendront de chez Nissan au Japon !


De son côté l’état devait créer un réseau national de bornes de rechargement !


Quant à la première expérience française, Heuliez en Poitou Charente qui devait être sauvée par le Conseil Régional, elle est... en redressement judiciaire !


On nous avez fait le même coup avec le méthanol quand Breton ministre de Raffarin avait juré-promis qu’en deux ans le territoire allait être équipé !


Qui aujourd’hui parle encore de méthanol ?


Mais pour revenir à la voiture électrique : la moitié seulement du parc de véhicules nécessiterait une centrale nucléaire en vue du rechargement des batteries !

Qu’y a-t-il derrière ces "erreurs" ?

 La réalité c’est que Bruxelles a programmé depuis longtemps la disparition de la production automobile en France d’ici 2020.


 C’est pourquoi la casse nationale est organisée partout où l’état a le pouvoir de décider. Dans ces conditions le "produire français" n’est qu’une mousse médiatique. Cela avait déjà été le cas pour Billancourt en 1992. Et déjà dans les années 70 Giscard et Helmut Schmidt avaient programmé ensemble la désindustrialisation de la France, notamment la fin de la machine-outil qui était le cœur de métier de Billancourt. A l’Allemagne la grande industrie, à la France le repli sur le tertiaire : les capitalistes français et allemands voulaient réduire la classe ouvrière française qui venait de mener la plus grande grève de l’histoire en 1968.


Sauver Renault Douai et Sandouville


 Si les luttes ne montent pas, le pouvoir annoncera pour 2016 que Sandouville et Douai sont "finies". Des millions de jeunes ne pourront devenir ouvriers, techniciens, ingénieurs … Notre pays devra importer de plus en plus, exporter de moins en moins, et courra à la ruine financière.


Voilà les vrais enjeux pour la classe ouvrière et pour le pays.


Mais les états-majors syndicaux, notamment des fédérations vont-ils se mobiliser sérieusement pour la filière automobile (PSA, Renault et les équipementiers) ? Vont-ils mettre en cause sur le fond, l’euro, l’Union européenne et le "détruire en France" européen, ou vont-ils faire … le minimum syndical avec un seul objectif caché "Ne gênons pas nos bons amis du PS !" ?

 

A la classe ouvrière de s’en mêler pendant qu’il en est encore temps !

 

 

 

 

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