le Berlioz durant le Requiem
L'auteur de l'article de l'HUMA de ce jour à propos de Sea France sait-il de quoi il parle ?
Comment peut-on titrer :
"La décision des élus du Comité d'entreprise de SeaFrance, prise à l'unanimité, de voter contre le plan social proposé par la SNCF permet de déclencher les procédures de licenciement et de négocier au mieux le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)."
La question n'est pas le vote lui même. c'est cette appréciation sur "négocier au mieux un plan de sauvegarde " un "plan social" parce qu'ils ne sont jamais "sociaux" et parce que joujours balisés sur le terrain de la casse.
Quelle sauvegarde quand les effectifs passent au laminoir?
Disons simplement que si les salariés de Sea France n'avait pas été escortés par des conseilleurs qui outre qu'ils ne sont jamais les payeurs, ont aidé les fossoyeurs, les conditions ne seraient pas celles qui leurs sont imposées aujourd'hui.
Le jour où parti comme c'est parti, un plan de ce type sera mis en oeuvre par le qatar ou lagardère pour finir d'achever l'Huma, l'auteur de l'article écrira-t-il un nouveau "Plan social " va permettre de déclencher etc..."?
Nous sommes devant une espèce de journalisme hors sol comme les tomates sur les marchés de janvier : rouge, fadasse et sans goût.
Et avec comme sauce ce soutien permanent à tout ce qui avalise et justifie la privatisation de l'activité par le désengagement de la SNCF comme opérateur et le bradage de ses outils industriels.
Oui, affligeant.
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