Canaille le Rouge s'est senti interpellé quelque part.
Se serait-il sans s'en rendre compte compromis dans des espaces nauséabonds ?
C'est à croire.
Il a fait partie (et n'est pas seul) de ceux qui ont condamné la tentative de s'affranchir de l'esprit de la révolution de 89 que portaient les partisans du oui au référendum de ce jour en Alsace.
C'est que ne pas appeler à voter oui te marquait du sceaux d'infamie de complicité avec la droite ultra comme de voter non en 2005.
Même s'abstenir te teignait en brun.
La Canaille avec tout un camp démocrate social et politique appelait à voter non. Un refus d'autant plus marqué d'une empreinte républicaine que le responsable régional de l'extrême droite ("f-haine") a déclaré à la presse que son amour d'une France des anciennes provinces (donc amour d'ancien régime) ne cadrait pas avec une alliance avec un Bad Wurtemberg démographiquement dominant.
Mais l'extrême droite disant non, La canaille serait catalogué comment ?
Le non l'a emporté avec une abstention massive qui marque aussi combien la question étaient à des années lumières des préoccupations de la population alsacienne.
Le Monde, Libération et les média audiovisuels, il fallait s'y attendre, synthétisent sur LEUR essentiel : tout ce qui s'oppose aux projets d'intégration et d'élimination des états nations pour mettre en place une Europe fédérale est de droite, d'extrême droite. Donc ce non est pour eux une mauvaise nouvelle qu'ils relativisent par le niveau de l'abstention.
Le titre du journal de 22h00 de France inter est éclairant "échec du référendum en Alsace". Echec pour les fédéralistes, succès pour ses opposants. Est-ce une prime au "f-haine" ? Pourquoi ? Les militants des forces sociales, syndicales, associatives et politiques qui animent les luttes dont celles antiracistes et antifascistes militaient pour ce non sans équivoque. Sont-elles agrégables aux résurgences nazillonnes ?
Comme si un jour l'Extrême droite avait mené combat pour la souveraineté populaire, comme si son chauvinisme nationaliste avait un jour porté la moindre parcelle de souveraineté. Sur ce terrain elle a toujours servi de chevaux légers à la cavalerie de la droite et ses spadassins ou éclaireurs roses.
C'est donc sur tous les tableaux un échec pour la droite, pour le PS, pour les verts mais aussi pour l'extrême droite qui voulaient un ras de marée sanction. C'est un signe d'une capacité de sursaut autour de valeurs républicaines qui rejoint la sanction que les électeurs corses avaient il y a quelques années, sur ce même terrain, imposées à la droite (très large) et aux autonomistes.
Cela devrait faire réfléchir celles et ceux qui cherchent au travers de contorsions diverses à voir s'il n'y aurait pas d'issue avec l'UE.
Une chose est certaine, ce "non" est républicain quoiqu'en disent ceux pour qui, depuis leur droite, la République reste la gueuse. Et les alsaciens nous offrent ce jour une belle embellie.
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