Lors de la conférence de presse tenue place Yves Kermen (du nom du secrétaire du syndicat CGT de renault Billancourt fusillé par les alis de M. Hitler m'a dit"*) les trois secrétaire de la CGT de Renault bilancourt qui portent la mémoire du site ont réaffirmé avec force leur dénonciation d'une opération négationiste qui va au delà de la question deblanchir la mémoire d'un homme plus que gravement comprommis.
Annie Lacroix-Riz, au delà du cas en tout point indéfendable de Louis Renault et de ses accointances plus que tenaces avec le modèle nazi, est revenue sur le besoin de ne pas laisser le terrain de l'histoire à ceux qui veulent l'encadrer d'une version officialisée après l'avoir instrumentalisée. Elle a dénoncée ceux qui cherchent à border l'acces à la connaissance historique de décisions de justice pour interdire tout travail à partir de l'analyse des pièces existante et de celles qui se découvrent.
La collaboration économique et industrielle a été une trahison nationale, un choix de classe. Les patrimoine de ceux qui s'y sont livrés et qui ont pour cela participé à toutes les répressions ont été démultipliés durant l'occupation.
Annie lacroix-riz dans le point de vue ci après publié par l'Huma revient sur le besoin de poursuivre les travaux en rappelant, idée que la Canaille partage que ce n'est pas aux juges d'écrire l'histoire, qu mieux qu'ils ont quand cela est dans leur champ de leur prérogative à la lumière des faits démontrer à sanctionner selon la loi.
La Canaille rappelant que ce corps judiciaire à la libération fut beaucoup plus indulgent avec les siens et avec les milieux sociaux de leurs recrutement qu'avec quelques autres secteurs de la vie mondaine sous l'occupation .
*"hitler m'a dit" est le surnom dont il avait été affublé par les personels de Billancourt tellement il l'avait utilisée à tout propos pour justifier ses points de vue.
Collaboration Renault
professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris-VII Denis Diderot.
Camions, tanks, moteurs d’avion, avions, bombes incendiaires, canons antichars, roulements à billes, etc., toutes les pièces possibles de l’armement allemand furent construites par Renault pour le Reich. Pour oser réduire la production de guerre à celle des tanks ou pour prétendre que Renault – comme le reste de l’industrie française – avait, en 1940, subi la torture des « réquisitions » allemandes, il faut avoir, au fil des décennies, travesti le sens des archives, d’origine française et allemande, qui accablaient les fournisseurs français de la Wehrmacht, ou il faut s’être dispensé de dépouiller les montagnes d’archives consultables.
Tout servit à la guerre contre l’Est, qui, mentionnons-le au-delà de l’objet réduit de cette mise au point, provoqua l’enthousiasme des classes dirigeantes françaises, à l’avant-garde depuis 1918 dans la croisade contre les bolcheviques. Les dossiers de Louis Renault dans la somptueuse demeure de l’avenue Foch ont pu disparaître, il reste pourtant trace de cette durable passion : les pièces françaises détruites sont parfois compensées par des sources allemandes. Peut-être Renault, que ses biographes nous décrivent mourant ou gâteux depuis 1938, fut-il moins intensément associé au collaborationnisme mondain que ses proches collaborateurs, Lehideux et Peyrecave. Le mourant présumé participa néanmoins, comme sa garde rapprochée, aux mondanités de l’hôtel Ritz en septembre 1941.
Faut-il réhabiliter Renault parce que tous ses pairs ou presque se virent épargner le châtiment non pas de la seule « collaboration avec l’ennemi », mais aussi d’« intelligence avec l’ennemi » ou de « haute trahison » ? Quand furent transférées en masse à Paris, à la Libération, les copies de la correspondance entre le ministère allemand des Affaires étrangères et ses services en France, ces milliers de pièces complétèrent une instruction française déjà explicite et balayèrent définitivement les « mémoires de défense » et témoignages à décharge, et aggravèrent tous les cas concernés.
Les représentants de la justice d’aujourd’hui doivent admettre qu’ils ne sont pas habilités à dire ou décréter l’histoire, ni à interdire aux historiens de la faire et aux associations de résistance de la diffuser.
Ce qui s’impose n’est pas la réhabilitation d’un Louis Renault qui n’aurait pas « fabriqué de chars pour la Wehrmacht », c’est seulement le retour aux règles méthodologiques de la recherche historique indépendante et la mise à l’écart de la justice et du parlement d’une sphère d’intervention qui n’est pas la leur.
Ce texte confirme si besoin est la nécessité de remettre en route un grand chantier de recherche et de publication des connaissances sur ces questions. A partir des travaux certes nombreux mais épars, enrichis des archives maintenant accessibles, il devient urgent de donner à connaître cette page décisive de notre histoire.
Mettre en tas toutes les bonnes volontés de ceux qui travaillent sur l'étude des conditions de la reconstruction à la Libération d'une grande industrie en France telle que réfléchie dans la clandestinité et proposé comme choix de société mis en œuvre au travers du programme du Conseil National de la Résistance. Dont la mise sous séquestre des biens des comprommis avec le le nazisme.
Avec les résistants encore présents, ceux qui portent la mémoire de la Résistance, les historiens, les syndicalistes, les démocrates donner à ceux qui vont avoir la tâche de construire l'économie de la France du 21ème siècle son organisation sociale et politique les outils qui leur permettent de porter les valeurs de l'"Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944".
1941-1944 des choix
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)