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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

ElectionS

Publié le 23 Mars 2012 par canaille le rouge in Pour réfléchir ensemble

Oui , élections avec un "S".

 

http://us.123rf.com/400wm/400/400/experimental/experimental1101/experimental110100166/8664374-illustration-vectorielle-de-vote-poll-urne-pour-la-grece-elections-grecques.jpg http://www.ambafrance-ee.org/IMG/bmp/Pres_dep.bmp http://img.over-blog.com/300x437/0/54/47/14/Portugal/cartaz-1-cor.jpg http://img.over-blog.com/377x500/5/00/04/16/Meeting-18-mars.jpg http://www.tunisiensdumonde.com/wp-content/uploads/2011/07/Fotolia_28279866_M1.jpg http://storage.canalblog.com/83/31/351880/48828728_p.jpg 

Le vote; un acquis démocratique incontournable. Suffit-il à définir la démocratie? 

http://www.funonline.in/wp-content/uploads/2011/07/Election-Day-in-USA.jpg

Aux USA, on vote tous les ans ou presque 

 

 

Rappelons le ici. Les acquis de 36, 68 ne sont pas sortis des urnes mais ont jailli des piquets de grèves et des manifestations tout comme ce sont les combats de la Libération qui fondent la constitution et son préambule.


Après la tendance affichée en Islande, mais aussi les conséquences d'une gestion de droite par la gauche en Espagne, au Portugal ou en Grèce , les élections en France et en Grèce qui se déroulent dans le même moment vont aider à y voir clair et de préciser leurs articulations avec le mouvement populaire.


De plus les résultats en Grèce où un parti communiste résolument anticapitaliste s'affirme vont sans aucun doute conduire à des commentaires des idéologues du capital comme de la sociale démocratie. Le PGE lui semblant se réfugier en s'y drapant dans les tentures de Strasbourg ou Bruxelles.


En Grèce comme en France ou ailleurs, on ne fait la même politique selon qu'il y ait ou pas un parti comuniste et que celui-ci fasse 2, 12 ou 22% aux élections pour reprendre le mot d'un ancien dirigeant du CNPF (remastérisé MEDEF).


Le score et le contenu sur lequel il s'établie, 30% de suffrages pour Hollande n'ont pas le même sens que 12% des voix  pour Mélanchon qui elles mêmes n'ont pas la même détermination que 12% pour le KKE en Grèce.


 

http://static.lexpress.fr/medias/1716/878826.jpg


Pour mesurer les choses, sacahnt que nos boites aux lettres débordent de tracts sur les programmes en France, La Canaille vous propose de lire la déclaration d'Aleka Papariga secrétaire générale du KKE:

"... la guerre est totale. Deux stratégies rentrent en conflit : d'une part, la stratégie des intérêts du capital et d'autre part, celle qui représente les intérêts de la classe ouvrière et des pauvres travailleurs indépendants des villes et des champs (…) Ce qui fera la différence dans cette bataille électorale, ce sera les voix que recevra le KKE. Car, c'est seulement ainsi que le véritable message du peuple sera entendu, que les terroristes de la réaction auront peur, ainsi que tous ceux qui sont prêts à collaborer au moment opportun (…)

Le gouvernement Papademos et les partenaires de la ND et du PASOK se voient confier la tâche, avant la tenue des élections, d’œuvrer à la mise en place de toutes les nouvelles mesures brutales qui ont été adoptées, mais aussi d'en adopter de nouvelles.

Quant à la question qui nous est posée « c'est l'UE ou le chaos », nous répondons : vous semez le chaos, nous aurons le courage de vous donner une bonne leçon avec notre bulletin de vote pour que le décompte soit enclenché, celui de notre libération de toute forme d'exploitation capitaliste et de lien impérialiste. »


la secrétaire-générale du KKE a évoqué sous ces termes "l'accord de prêt UE- Finance"  : 

« Il constitue avec le PSI, l'ancien et le nouveau mémorandum, le premier acte d'une tragédie qui en compte plusieurs, qui serait censée durer jusqu'en 2042, dans le cadre d'une offensive qui s'intensifiera à long-terme, mois par mois, trimestre par trimestre, contre les forces populaires, les travailleurs, les couches populaires pauvres des villes et des champs. Une offensive unitaire, une riposte unitaire, un pour tous et tous pour un. »

« Évidemment qu'ils ne négocient pas pour le bien des travailleurs. Ils négocient plus ou moins pour telle ou telle fraction du capital, selon les rapports de force internes et l'expansion des marchés internationaux. De telles négociations seront menées par les leaders des partis bourgeois et opportunistes. Disons qu'ils ont les moyens de négocier bien qu'ils n'obtiendront rien des moyens dont ils disposent.

La compétitivité, c'est un course où chaque pays n'est le vainqueur que si il prend un maximum de mesures anti-ouvrières. La compétitivité n'est rien d'autre qu'une course qui va creuser les inégalités. En tout cas, ils parlent de plus en plus des pays des Balkans, d'Europe de l'Est, du nord et du sud. Il ne s'agit pas de géographie, c'est une question de classe.

Qu'ont à dire les partisans de l'UE sur les absurdités qu'ils nous ont rabâché pendant toutes ces années ? Tous ceux qui parlaient de convergence, de solidarité sociale, de développement stable et de prospérité, qu'ont-ils à dire maintenant ? Même certains radicaux de gauche trouvent commode d'expliquer les inégalités et les relations inégales en termes moraux, sans références politiques ni de classe. Car cela leur convient de tromper le peuple, en lui faisant croire qu'il y a une solution dans le système, qu'il existe un capitalisme à visage humain et un autre inhumain. Certains ne dirigent leurs attaques que vers la Troïka, car elle nous priverait de notre souveraineté nationale, comme si la Troïka était autonome, qu'elle planait au-dessus de l'UE, du FMI et de la BCE. La ratification du Traité de Maastricht et l'engagement que nous resterions dans l'UE quoi qu'il arrive légitime la Troïka (…) L'entrée dans l'UE impérialiste, l'UE des États capitalistes, cela signifie l'acceptation de l'inégalité, de la concurrence la plus rude au sein de cette alliance prédatrice, ainsi que les décisions qu'à chaque moment les pays capitalistes les plus puissants dans la chaîne impérialiste prendront dedans ou en dehors de l'UE »,

 « Nous ne cachons pas au peuple qu'il ne suffira pas de mieux se défendre ou de mieux contre-attaquer. La lutte doit être menée jusqu'au bout, jusqu'au pouvoir ouvrier, jusqu'au retrait de l'UE avec socialisation, planification à l'échelle nationale, contrôle populaire et ouvrier et annulation unilatérale de la dette. Bien sûr, personne ne vote pour le pouvoir ouvrier sur un bulletin de vote, par conséquent un accord plein et entier sur nos positions n'est pas nécessaire, toutefois le peuple doit voter pour faire converger cette force et ces expériences afin d'empêcher de nouvelles tragédies, de lutter pour ce qui leur appartient à eux et à leurs enfants »

 

Ce texte est à destination du peuple grec. Il n'a pas vocation à programme d'exportation mais il porte sens pour réflechir y compris ici à une issue réellement anticapitaliste.

 

Il a le mérite de rappeler où sont les responsabilités et les illusions débiles de croire qu'ont puisse se servir des outils de la domination comme outils de l'émancipation.


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