Derrière chaque enfant ainsi pris en otage il y a toujours l'impérialisme à l'oeuvre sur tout les continents. Jamais un mouvement de libération national n'a enrôlé des enfants de 12 ans.
Des fois, comme çà, une fois les fumées des guerres civiles éteintes quand les braises fument encore, la franchise de certains reporters permet de comprendre le pourquoi des choses.
Souvenez-vous de ce "nouveau Biaffra africain", à l'Est cette fois.
Après avoir aider à la liquidation physique de tous les progressistes et syndicalistes pendus aux réverbères de Kartoum par les honorables correspondant de la CIA et de l'IS au Soudan, après la traque de toutes les organisations démocratiques et l'élimination de leurs cadres, après un peu de temps histoire de reprendre en main les affaires et d'engager la partition sur des bases communautaires confessionnelles, ils arrivent à leur fin.
Suivez la Cartes : de la Méditérannée à l'Océan Indien, nous y sommes :
Derrière l'incitation au tourisme de luxe transpire les mode opératoire et la finalité des opération : Bronze Cul et hôtellerie de luxe, Pétrole, matières premières et aide des bourgeoisies compradores. Bref la caisse à outil complète d'un impérialisme et son prêt à porter colonialiste. Digérées la Lybie et le Soudan, l'Egypte l'Erytrée et la Somalie sont dans le collimateur. Les sbires de l'impérialisme sont à l'oeuvre.
La "traque aux pirates" qui ne sont essentiellement que des pêcheurs interdits de pêche dans leurs eaux historiques - le colonialisme est aussi et même d'abord maritime- et poussés à des actes désespérés fera la une des prochaines interventions humanitaires. Kouchner avait su entamer le processus avec ses sacs de riz prémisse au droit d'ingérence. BHL et sa clique poursuivent.
Des barques de pêcheurs abandonnées sont échouées sur la côte de Suakin le 18 décembre 2011.
La côte est célèbre pour ses sites de plongée sous-marine, sa culture nomade africaine et son port historique aux maisons bâties en corail. Mais les touristes ne se pressent pas au bord de la mer Rouge soudanaise, contrairement aux espoirs de Khartoum.
Sur la corniche de Port Soudan, des jeunes jouent au snooker, fument la pipe à eau et observent les mouvements des bateaux sur les docks, par une douce soirée de décembre, en pleine haute saison touristique. Mais les étrangers sont très rares.
Les bateaux de plongée mouillent au port, attendant d'emmener les vacanciers aventureux explorer de riches fonds sous-marins, des épaves spectaculaires ou encore les vestiges d'étranges expériences de vie sous l'eau menées par Jacques Cousteau.
Lorenzo Orso, patron du Don Questo, l'un de ces bateaux de plongée, explique qu'il perd de l'argent depuis 2009, sous le double effet de la crise économique mondiale et de l'inculpation du président soudanais Omar el-Béchir devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité au Darfour.
"Le Soudan a divers handicaps. Après la partition (avec le Soudan du Sud), nous avons eu les troubles en Egypte, alors les gens hésitent à venir s'il y a une escale au Caire", explique-t-il.
Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance le 9 juillet, gardant avec lui 75% des réserves de pétrole --exportées via un terminal situé juste au sud de Port Soudan-- et laissant le gouvernement soudanais, déjà sans le sou, chercher désespérément de nouvelles sources de revenus.
En septembre, les autorités avaient estimé à 550.000 le nombre de touristes en 2010, ajoutant que cette activité avait généré 616 millions de dollars de recettes. La même année, l'Egypte voisine a reçu 15 millions de vacanciers.
Khartoum misait sur une hausse de 20% en 2011, espérant que les tensions dans d'autres pays arabes détourneraient vers le Soudan une partie des touristes en quêtes de destinations "plus sûres". Mais aux yeux des Occidentaux, le Soudan n'a rien de sûr.
- Maisons de corail -
"Les étrangers ont peur de venir. J'ai des amis qui sont venus des Pays-Bas, et dès leur descente d'avion à Khartoum ils pensaient qu'on allait leur tirer dessus. Ce n'est pas le cas. C'est dingue", estime Imran, une Soudanaise qui dirige un hôtel à 30 km au nord de Port Soudan.
Si la capitale est en effet éloignée des conflits au Darfour à l'ouest et près de la nouvelle frontière au sud, la région de la mer Rouge n'est pourtant pas un havre de paix.
Début avril, deux hélicoptères Apache venus de la mer ont tiré des missiles et à la mitrailleuse sur une voiture qui arrivait de l'aéroport de Port Soudan, selon le ministère des Affaires étrangères.
Les soupçons se sont tournés vers Israël, qui n'a pas fait de commentaire, mais avait souvent dénoncé un vaste trafic d'armes transitant par Port Soudan.
Le choix du gouvernement islamique d'interdire la vente d'alcool et les sanctions américaines qui empêchent l'utilisation des cartes de crédit occidentales sont également susceptibles de refroidir les ardeurs des touristes.
Mais ceux qui parviennent à faire fi de ces détails ne le regrettent pas.
A une trentaine de kilomètres au sud de Port Soudan, une fois passées les tentes des éleveurs de chameaux, se trouve l'île de Suakin.
Point de passage immémorial des pélerins africains se rendant à La Mecque, Suakin était aussi un port de commerce florissant du temps de l'empire ottoman, et ses maisons étaient faites de corail.
Il est toujours possible de prendre un ferry pour le port saoudien de Jeddah depuis la baie, mais l'île elle-même est laissée à l'abandon depuis que les Britanniques ont construit Port Soudan au début du XXe siècle. Une entreprise turque a commencé un programme de restauration. En attendant les visiteurs..
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