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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Il ne peut pas exister de "triple A" de gauche

Publié le 21 Novembre 2011 par canaille le rouge in Pour réfléchir ensemble

http://ac.matra.free.fr/FB/rr.jpg

 

 Au regard des situations grecque, italienne, portugaise ou espagnole, Hollande est devant le dilemme suivant :

 

Soit comme Zapatero ou Papandréou il travaille à garder ou à reconquérir le "triple A", ce hochet à faire accepter sinon imposer les sacrifices et il sera balayé perdant tous ses appuis électoraux, laché par les dupés de sa campagne, soit il répond aux attentes populaires et donc ce fameux "triple A" s'envole.


Pour garder le "triple A", il faut donner des gages aux marchés financiers. Lesquels, rappelons le à chaque fois que nécessaires, sont au capitalisme ce que le chauffeur de maîtres est aux passagers de la limousine : c'est lui qu'on voit pour faire le plein et ouvrir la porte mais c'est la banquette arrière qui possède le véhicule, fixe la destination et choisi l'itinéraire : les détenteurs du capital.


Les gages à donner ont pour noms austérité et régression sociale.


Voila comment s'est construit la déroute du PS en 1993. Rappelez vous, pour les moins jeunes : austérité, privatisations accélérées et massives tout azimut, acceptation de Maastricht etc.


Bref, reniement des espoirs de 81 et le miroir aux alouettes de 88. A l'arrivée,  il est passé d'une majorité absolue à 57 députés. L e PS va devoir choisir en se rappelant cela. Mais le peuple aussi : à chaque fois avant et après c'est lui qui encaisse les coups et doit payer l'addition.


Quand comme aujourd'hui Aréva annonce 2700 suppressions d'emplois ce n'est ni Duflot ni Hollande ni les penseurs de Terranova qui vont se retrouver à ne pas pouvoir payer les traites de la maison.


Quand PSA supprime 5000 postes, ni Copé ni Valls ni Besson ni Fabius ni Lepage n'auront les huissiers au 15 mars.


Quand sans débats et sans argumentation du PCF autre que "il faut un débat" en se gardant bien de prendre position, on se dirive vers une glaciation des approvisionements énergétiques ce sont les travailleurs de d'EDF et d'Aréva, pas P. Laurent ou les caciques verts et roses qui paieront l'addition.


Quand la SNCF, qui de par leur choix commun à perdui 30 000 postes en moins de 10 ans, est privatisée avec le vote des socialo et des verts à Bruxelles, c'est le désert économique qui s'élargit dans le pays et les grands groupes qui poussent pour piller les finances publiques. Au fait, le TGV en Bretagne ? On importe des esclaves ou on prend les nouveaux STO de fa# du RSA pour faire tourner des dynamos ? Parce que tous ont voté la réalisation de la ligne. On met des éoliennes au dessus des rames ? Quels cheminots peut appeler à voter Hollande ? Aussi stupide que voter Le pen ou Sarko, Joly ou même Mélenchon qui lui compris chantent à plusieurs voix la même partition avec leur ami commun Proglio à la baguette.


L'ensemble de leurs projets en débat outre qu'ils ne sont que des vieilles défroques des solutions éculées ne veulent que réussir à contenir et orienter les colères pour épargner le capital. Le silence de toutes et tous sur le retour immédiat de la retaite à 60 ans en témoigne.


Voter pour prendre ce chemin dès le premier comme pour le second revient à demander la poursuite de la politique que mène Sarkozy et que mènerait tout autre élu(e) de tout le panel de droite jusqu'à son extrême. Cette élection ne concerne pas le peuple.


Pour autant La Canaille entend bien les cris de colère contre Fa# et sa clique, sa haine du FN. C'est ici totalement partagé. Pas de confusion entre la condamnation des droites et les attentes, en l'état illusoire, d'une fenêtre à gauche.


Rien à faire, se résigner ?


La seule solution est de ne pas se disperser à faire campagne pour telle ou telle chapelle dont aucune ne met noir sur blanc la suppression du capitalisme dans ses objectifs.


Tous ont des appareils militants et (ou) se paient des diffuseurs colleurs de leur pensées tiédasse.


Chacun en conscience fera ce qu'il juge bon et efficace dans l'isoloir. Le droit de vote est une conquête populaire et il ne s'agit pas ici d'appeler à partir en excursion ou à la pêche. Mais le déterminant, ce qu'il faut faire monter, c'est l'idée que quelques soit le résultat, avant pendant ou après l'élection c'est dans les entreprise, à pôle emplois, dans les services, les établissements d'enseignement, dans les citées et les quartiers que va s'assembler et se souder la volonté d'imposer d'autres choix.


Puisqu'on nous parle de 36 de 44 de 68 etc., rappelons nous que c'est d'abord l'intervention populaire en dehors de toute consigne politique voir même contre déjà les dévoyeurs encore présents aujourd'hui que cela c'est construit et qu'à chaque fois cette irruption du monde du travail a donné des trouilles telles au capital qu'il en était à se servir des ses coupons d'action comme PQ et qu'il a failli en manquer.


Accéleront le transit et qu'il en manque.


Ce sera plus efficace que les mots d'ordres stupides du type "l'humain d'abord".

     

Dans le "petit poucet"  l'ogre se disait déjà "l'humain d'abord" voila comment il le lisait:


http://u1.ipernity.com/10/57/22/3605722.85782ebb.560.jpg

un mot d'ordre creux conduit à des choix vides de contenu transformateur. et porte du double sens ouvrant aux tragédies... Bon appetit, Oh ministre intègres !..


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