"Une gifle", qualificatif général adopté devant la mise en ballottage défavorable de la droite à Milan, fief de Silvio Berlusconi, dans un éditorial en "une" du quotidien milanais Il Corriere della Sera, mardi 17 mai. Alors que le chef du gouvernement italien avait fait de cette élection municipale un test de popularité
En prenant suffisament de recul afin de garder la capacité d'analyse pour y voir clair :
Près de 13 millions d'Italiens étaient appelés à élire les maires de 1.310 communes italiennes sur 8.100.
Mais seulement 11 villes de plus de 100.000 habitants sont concernées dont Milan, Naples, Turin et Bologne.
La droite de Silvio Berlusconi se retrouve pour la première fois en quinze ans contrainte au ballottage à Milan, la capitale économique du pays, depuis près de vingt ans le fief de la droite italienne et où Berlusconi s'était engagé en première ligne dans cette bataille municipale.
La maire sortante Letizia Moratti, est en ballottage défavorable avec 44,1% contre le candidat de la gauche, l'avocat Giuliano Pisapia, crédité de 44,4%.
Un sondage à la veille du scrutin basé sur des intentions de vote prévoyait encore le PDL amplement en tête avec 47,5% contre 43% pour M. Pisapia.
M. Berlusconi a assisté lundi à une audience dans l'affaire Mills (corruption de témoin) au tribunal de Milan mais, astreint au "silence électoral", il n'a fait aucun commentaire.
Malgré une forte baisse de sa popularité tombée à 31% en avril, le Cavaliere, né à Milan qui est aussi son fief électoral, s'est engagé personnellement dans la campagne pour soutenir Mme Moratti, devenant tête de liste pour les municipales.
S'adressant à des élus locaux en allant voter dimanche, M. Berlusconi a jugé "impensable de ne pas gagner à Milan", affirmant que sa coalition associant le PDL à la Ligue du Nord est "l'unique force modérée".Mais "une défaite surprise ferait tomber le gouvernement. L'appui de la Ligue du Nord est indispensable à la survie du gouvernement de M. Berlusconi., affaibli par les scandales sexuel (Rubygate) pour lequel M. Berlusconi est jugé à Milan depuis le 6 avril.
Dans les autres grandes villes, la situation semblait favorable, selon les projections, à la gauche sortante à Bologne et Turin, deux villes traditionnellement "rouges".
La situation la plus incertaine est à Naples où le scrutin se déroule dans le cadre d'une énième crise des déchets. Selon les projections, le candidat de la droite qui espérait l'emporter dès le premier tour est talonné avec 36,1% des voix par l'ex-magistrat Luigi De Magistris (gauche) avec 31,2%.
Bien sur, les forces progressistes en Italie étant dans un état pire qu'en France cela ne règle pas la question de l'avenir mais l'ascension est résistible dès lors qu'on veut résister.
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