L'appartement témoin
acheter sur plan ?
livré sans garantie décénale
Il ne s'agit pas ici de revenir sur les dimensions racistes, xénophobes liées à la "préférence nationale" mais d'examiner ce que ce parti propose au plan économique, de voir la continuité dans ses propositions rendues publiques la semaine dernière comment il garde les liens historiques avec cette vieille droite et son extrême, fasciste, bercées et nourries dans le même berceau par le capital.
Quand certains dont La Canaille avancent que derrière son verbiage le "fn" est un parti pro capitaliste, il y a des voix pour dire que c'est de l'histoire ancienne.
Donc mettons ses propositions à l'épreuve des réalités :
Parmi ses "nouveautés", la présidente du Front national a annoncé, examinons : "l'instauration d'une réserve légale de titres", annoncé comme "le moyen de reconnaître" aux salariés "une part de propriété dans l'entreprise". Cette réserve, pouvant atteindre 10 % du capital," appartiendrait aux salariés pris dans leur globalité" et leur donnerait accès aux"dividendes", mais pas au "vote".
10% du capital. Cela veut donc dire que dans une entreprise, les 100% des salariés qui produisent 100% sa richesse auront droit à 10% de celles-ci une fois toutes les charges (dont ici pour le "fn" celles sociales salaires compris). Les 90% du gâteau maintenue pour les propriétaires du capital. Innovation ? "Révolution " ? Cela revient au mieux à rester dans l'existant de la norme de la participation façon UNR des années 70.
le "fn" vend des ceintures
lombaires
Notez le cri du cœur et réaction chromosomique : accès à pouièmes des dividendes, on peut regarder s'il s'agit d'illusionner les producteurs de richesses mais surtout pas d'accès au vote qui décident des conditions de leur production et de leur utilisation. Capitalisme populaire dit-elle. Capitalisme, sûr. Populaire, comme iceberg en méditerranée.
Ce que le parti de la haine haït le plus : la démocratie surtout dans l'entreprise, les travailleurs et leurs organisations syndicales. Au point d'être historiquement à la pointe des attaques contre le droit de grève et les grévistes, nervis compris. Dans son projet, il reste le cerbère gardant la propriété privée de tous les leviers de l'économie.
La duperie se révèle : Ce dispositif, que Le Pen fille a défini comme un "mécanisme de capitalisme populaire", s'appliquerait aux entreprises de plus de 50 salariés. Ce qui précise bien vue, la cascade des organisations par la sous-traitance qui draine les profits, combien elle garde le temple en laissant libre la jungle pour ceux qui pré abondent ceux à qui elle donne des gages.
"En parallèle, nous interdirons les stock-options, les retraites chapeau et les parachutes dorés", a-t-elle annoncé, en se disant par contre opposée au plafonnement des salaires. "Pour les glaces, vous n'avez plus le droits aux livreurs mais je vous installe le congélateur remplis dans le bureau". Et donc, entre actions, obligations et propriété du capital et salaires non plafonnés, rien qui ne risque d'inquiéter les états major d'entreprises. Par contre avec les salaires non plafonnés ; je vous assure l'approvisionnement du congélo.
Dautant que le plafonnement des cotisations sociales lui est maintenu. Cela permet à ce que sur une grande masse des cotisations salariales un PDG de multinationale se voit prélever quasiment la même somme que le technicien supérieur en fin de carrière. Le "fn" reste donc bien le parti au service individuel et collectif des milliardaires, en compétition avec l'UMP pour qui offrira les meilleurs gages. (CQFD)
Interrogée sur une hausse du SMIC, une absence remarquable dans les mesures rendues publiques en 2011 (tient donc !), Le Pen juniore a renvoyé au programme du FN de …2007, qui prônait un mécanisme de hausse "jusqu'à 1,4 fois" du salaire minimum, soit "200 euros nets" selon elle. Admirez l'astuce : cela revient mécaniquement à poursuivre la smicardisation des salaires par l'écrasement des grilles conventionnelle. Or, comme par hasard, la convention collective est le symbole même de cette haine historique du patronat français. Pour le compte, la revanche defient totale sur les acquis de 36 à 45 jusqu'à 68. Quelle rupture avec les exigences de Kessler et du Medef ? Ce n'est que la continuité de la casse du code du travail que mène l'UMP. X. Bertrand a quelques raison d'être jaloux, d'où sa frénésie à s'attaquer aux Bourses du Travail
Reste cette question de l'Euro. D'abord un rappel, frontal, qui y compris dans le mouvement social va demander qu'on s'explique sans concession. Ce n'est pas parce qu'une mesure est démagogiquement proposée par le "fn" que défendre pour des raisons opposées un intitulé identique revient à soutenir le "fn" et ses choix. Ou alors, tous ceux qui ont porté leur NON de gauche en 2005 sont des suppôts du lepénisme ? Les partis politiques et les électeurs qui ont voté "oui" à la constitution puis ceux qui ont soutenu ceux qui l'ont amendée jusqu'à ce jour sont tous des crypto UMPiste ? C'est le langage du PS et de la droite classique pour se servir de la facette repoussoir.
Cette question est d'importance. C'est elle qui permet d'entretenir un flou artistique autorisant idéologiquement au système de perdurer et à l'extrême droite de ressurgir : "tais- toi tu fais le lit de la droite (ou de son extrême)".
Quand tu contestes les choix de l'idéologie dominante, portée y compris par ceux dont "on" se prépare à soutenir le champion pour le second tour de 2012, tu fais le jeu du "fn". Cela s'appelle du terrorisme intelectuel et set à ne pas avoir à s'expliquer sur ses propres choix, le PS est expert en la matière.
Pour eux, "Hors d'une UE bleue et une UE rose, avec l'€ dans le paquetage, point de salut".
C'est la question de la confusion entre nationalisme et souveraineté adossée à son incontournable dimension populaire pour être souveraineté réelle. Les parts connues du projet du "fn" montrées plus haut éclairent sur son opposition farouche à cette dimension populaire et comment nationalisme s'oppose à souveraineté nationale parce que populaire.
Ensuite avoir la maitrise de ses choix, sa destiné, définir ses partenariats et coopérations demande à ce que chaque peuple ait aussi sa maitrise monétaire pour pouvoir agir sur les données économiques, choisir ses coopérations, continuer ses échanges avec le plus grand nombre possible d'autres à partir de valeurs partagées, de son histoire et ses options.
Cela ne s'oppose pas à des outils monétaires commun pour coopérer mais demande la liberté de choix, y compris dans l'autonomie et la façon de mener le rythme de ses investissements collectifs, la forme de leur amortissement, voire leur non ammortissement s'ils le désirent.
C'est technique, mais c'est là-dessus que repose pour une grande part le débat culpabilisant sur les déficits publics : Pourquoi amortir un outil qui n'est pas à renouveler ou à durée illimitée ? Pourquoi, au nom des lois comptables européennes et sa monnaie , devoir amortir sur une durée imposée des biens à renouveler alors qu'il est possible d'agir hors des normes comptables définies par les appétits du capital ? Vous noterez le silence du front de la haine sur cette question décisive. C'est celle qui permet de sortir de la question des déficits budgétaires. Elle ramène sur le terrain de l'utilisation des richesses, celui des choix de classe. Il ne peut être celui du "fn" ni celui des tenants de l'UE. Voila pourquoi tous travaillent à entretenir la confusion.
Poursuivons : Dans l'indigeste ragoût de ces propositions, le "fn" s'engage à compenser les dépenses visant à augmenter le pouvoir d'achat par la suppression de "dépenses inutiles". Sans plus. Pas un mot pour qualifier ces dépenses inutiles selon eux, mais le discours sur l'immigration, sur les coopérations comme le protectionnisme économique ne peux qu'inquiéter sur la façon et les lieux où réaliser ces économies.
Autre point ou le "fn" s'engouffre dans un vide que le mouvement syndical se doit vite de venir occuper, c'est cette proposition d'observatoire du pouvoir d'achat qui ne correspondra jamais au besoin d'un indice des prix négocié à partir des données de l'INSEE (que le "fn" rejette comme il rejette les outils publics de gestion ou d'arbitrage qui pourrait desservir le capital).
Cet observatoire proposé par le "fn" n'est pas un gadget. Il lui permet de contourner un obstacle majeur pour sa politique : la place, le rôle et les droits des organisations syndicales en matière de salaires. Les O.S. ont réaffirmé leur opposition à son projet (et La Canaille pense venir d'ajouter quelques arguments dont il ne souhaite pas garder la propriété), O.S. qui sont ou devraient être par nature antagoniques à l'association du capital au travail parce qu'au service exclusif du capital et dont sont imprégnées philosophie et propositions de l'extrême droite frontiste.
Pour le mouvement syndical, combattre le "fn" passe aussi par cette exigence d'un indice public des prix pour fixer la base des salaires comme outil du combat de classe.
Bien sûr, il ne s'agit aujourd'hui ici que d'une première approche dont les limites résident dans le brouillard savamment entretenu pour justement empêcher d'y voir clair ceux dont ils veulent capter les suffrages, devant l'absence d'alternative réelle et crédible et ceux qu'une colère légitime pourraient les faire se fourvoyer à les fréquenter même avec de longues cuillères.
Ne cachons pas notre surprise teintée de colère. Cette présentation par la Le Pen juniore à bientôt dix jours. Tous mesurent ce qu'elle représente de danger pour la démocratie. Pourquoi faut-il que La Canaille, fut-il aussi rouge que revendiqué, viennent défricher avec ses faibles moyens un terrain que d'autres en disposant, qui s'affichent comme obstacle capable d'attirer les suffrages, n'aient pas engagé ? Pourtant cet effort est indispensable pour aider à la clarté, et ce c@rnet et bien trop modeste pour occuper tous le champ.
Faut-il que les alliances d'état- major les aveuglent pour oublier que ce sont les forces sociales éclairées ou oubliées qui font les différences. Ce sont les peuples qui font l'histoire.
Comme nombre des lecteurs de ces pages ont gardé des liens avec la place du colonel Fabien, je leur propose d'aller le rappeler à qui de droit. Plutôt que de passer du temps à l'INPI pour voir comment user des logos durant des campagnes électorales (qui désintéressent de plus en plus ceux dont le "fn" a décidé d'anesthésier avec de puissant neuroleptiques tel que ceux démasqué ci-dessus), qu'ils donnent arguments et informations de ce type pour que ce soit l'intelligence informée qui produisent la citoyenneté.
Poser la question ainsi peut certes leur poser problèmes. D'où leur silence.
/http%3A%2F%2Fradicarl.net%2Fwp-content%2Fuploads%2Fimages%2Fcaricatures%2Fsysteme_capitaliste.jpg)
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)