Depuis le vendredi 19 novembre, les salariés de l’entreprise Courriers Ile de France, groupe KEOLIS, du dépôt de Tremblay ont fait valoir leur droit de retrait suite à la nouvelle agression subie par un salarié.
Durant le week-end plusieurs rencontres ont eu lieu avec les IRP et la direction qui n’ont strictement rien donné. Alors que la situation est grave, la direction se retranche derrière des problèmes sociétaux et ne répond en rien aux exigences des salariés pour préserver l’intégrité physique et morale des personnels de conduite.
Les Institutions Représentatives des Salariés ont réclamé la mise en œuvre des engagements qui avaient été pris en avril 2010 par le Président de la République lui-même, le ministère de l’intérieur, la Préfecture de la Seine St Denis, le STIF et par la direction KEOLIS. A ce jour, rien de concret n’a été mis en place pour sécuriser l’activité des conducteurs afin qu’ils puissent assurer la continuité du service public.
Cette situation, ne peut plus perdurer !
Les services de transports terrestres doivent servir, à la cohérence des nécessités en matière de déplacements des populations, à répondre aux besoins et aspirations des salariés et leur famille et non à dégager des profits servant à financer la croissance externe pour les actionnaires des grands groupes.
Les Autorités Organisatrices (Conseil Général, Région, STIF,…) ne peuvent pas débloquer des fonds publics pour l’entreprise sans exigences sociales pour les salariés et pour l’efficacité du transport terrestre de personnes qui touche aux questions de sécurité routière, de sécurité des usagers et des personnels ainsi qu’à l’aménagement du territoire.
La CGT exige l’ouverture immédiate des négociations dans l’intérêt, des salariés, de l’entreprise et des centaines de milliers d’usagers qui, quotidiennement ont besoin des transports CIF-KEOLIS pour se rendre sur leur lieu de travail et à l’école !
Montreuil le, 22 novembre 2010
Reste à poser la question des responsables de la mise en place des citées ghettos qui se sont développées parce qu'à côté ou provocante face à elles ont été construits ce que le capital, la droite et rappelons le pas qu'eux appellent les pôles d'excellence.
Entassement de populations, rupture du couple habitat- travail générant la mal vie des transport, leur financement et organisation de dessertes désertifiant les zones d'habitats populaires les weekends et vacances scolaires cela pour répondre aux exigence des grands groupes bancaires financiers et industriels.
Cette exclusion, cette ghettoïsation centrifuge des populations renforcées par trente ans de pratique économico-ethniques des premiers aménageurs (ville de Paris, préfectures et chambre de commerce et d'industries) d'un grand nombre des citées d'Île de France pour répondre aux besoins du grand patronat de la métallurgie avant que celui ci ne crée le chômage endémique en délocalisant les productions et en laminant l'outil de production. (pour mémoire Renault, pour ne parler que de lui : Billancourt 1965 40 000 ouvriers employés techniciens et cadres, Renault France entière 2010 36000 emplois).
Ces choix sont les ferments des incivilités. Ils n'excusent pas mais expliquent et indiquent des pistes pour en sortir associant sanctions de l'intolérable et reconstruction du tissu social par une autre approche de l'urbanisation en organisant non pas une mixité sélectives mais un brassage social.
Voila comment a été construit la casse du tissu social et associatif local. La nature de classe de cet urbanisme ne pourra être changée par des thérapies faites de saupoudrages de politique de la ville souvent confisqués pour des opérations électorales de rénovation de centres villes cossus.
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