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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Quand Sapin et Taubira et Valls traquent les terroristes

Publié le 12 Mai 2013 par canaille le rouge in Colère

 http://mecanoblog.files.wordpress.com/2009/11/adn-eugenisme-et-reduction-de-la-population.jpg

 

Même si la date est derrière, le principe et les faits restent hélas d'actualité.


Avant de vous laisser prendre connaisance de ce communiqué, juste quelques petites précisions avancées depuis la base coloniale du problème :

Quand quelques dizaines de nazillons issus de beaux quartiers sont interpellés pour agressions contre les forces de l'ordre du côté de la place de l'Etoile, les dites forces de l'ordre ont-elles fait des prélèvement d'ADN ?


A notre connaissance NON.


Quand un syndicaliste métropolitain du coté des cévennes ou en Picardie est intercepté dans les mêmes conditions qu'à Basse Terre, que se passe-t-il? pareil en Guadeloupe que que dans le Gard ou dans l'Oise. égalité de traitement dans la répression (mais avec une massification dans les colonies tendant à démontrer que la couleur de la peau est circonstance agravante plus elle s'assombrit).


Quand un ministre de la République fraude, ment, vole le fisc et la République , dès qu'il déambule sur les marchés est-il intercepté pour être soumis au même traitement que les présupposés délinquant sociaux et donc contraint à ces aussi outrageant qu'inutile prélèvements ? Non .


Sarkozy mis en examen ou Woerth y ont-ils été soumis ? 

Pourquoi alors hors nature de classe de la Justice de la police et des institutions d'état ce différentiel de traitement ? 


Parceque...mais la réponse est déjà avancée dans les lignes ci dessus.


 http://www.desobeir.net/boutique/upload/040411_142524_PEEL_jVp6eB.gif

 

Un appel de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) aux organisations ouvrières et démocratiques

Le 2 mai prochain, Jocelyn Leborgne, secrétaire général de l’Union des employés du commerce (UEC-UGTG), membre du conseil syndical de l’UGTG, est convoqué devant le tribunal de Pointe-à-Pitre à 14 heures. Il est convoqué pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN. 

Il s’agit, une fois de plus, de criminaliser l’action syndicale en faisant passer les syndicalistes pou malfétè (pour des malfaiteurs) alors qu’ils se battent pour préserver leurs acquis de luttes, notamment les congés payés, la retraite, la protection sociale, les conventions collectives, la dignité, le respect, un salaire décent, les libertés fondamentales et singulièrement le droit syndical.

L’Etat colonial pwofitan (profiteur) et ses alliés considèrent les travailleurs et leurs organisations comme de véritables dangers, de nature à remettre en cause leur politique antisociale. A ce titre, ils ont inventé une nouvelle arme : le prélèvement ADN. Le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) était destiné, à l’origine, à l’identification des auteurs de crimes et délits sexuels commis sur des mineurs de moins de 15 ans.

Yo pa fè ni yonn ni dé, ils l’appliquent désormais aux syndicalistes.

“Non, non, sendikalis pa kriminèl” 
(syndicalistes pas criminels)

Denis Dorvilius, dirigeant de l’UGTG, a été condamné à 1 000 euros d’amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement biologique.

José Naejus et Charly Lendo, dirigeants de l’UGTG, ont été condamnés à 1 000 euros d’amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN, alors qu’ils ont été relaxés pour les faits pour lesquels ils avaient été convoqués.

Lundi 15 avril 2013, ce ne sont pas moins de douze militants et dirigeants de l’UTC-UGTG (Creantor Paulette, Afoy Mirella, Trasibule Rémise, Mathiasin Manuel, Perec Franciane, Zougoula Patrick, Joseph Rosy, Nicoise Robert, Dacourt Anise, Jury Henri, Montout Jean-Marie, Césaire-Gédéon Charlie) qui ont été convoqués à la gendarmerie de Deshaies et de Pointe-Noire dans le seul but de prélever leur ADN, alors qu’ils n’ont même pas été mis en garde à vue.

C’est donc une arme, véritable épée de Damoclès, qu’utilise allégrement le pouvoir contre les travailleurs. Le refus de se soumettre à ce prélèvement peut entraîner jusqu’à 15 000 euros d’amende et un an de prison. C’est un délit infini en ce sens qu’après une condamnation pour refus, les autorités peuvent convoquer le même militant condamné à un nouveau prélèvement. En cas de nouveau refus, il est dans une situation de récidive légale avec toutes les conséquences que cela entraîne : augmentation des amendes, transformation du sursis en prison ferme… et cela peut durer quarante ans.

Il s’agit bien d’éradiquer la lutte des travailleurs et de terroriser ceux qui luttent, car les patrons et les élus, auteurs d’abus de biens sociaux, de délits de favoritisme, de blanchiment d’argent, d’abus de faiblesse, d’abus d’autorité publique, de corruption, de trafic d’influence, de banqueroute, d’évasion fiscale, etc. sont, eux, exemptés de prélèvement ADN.

L’UGTG dénonce cette loi liberticide et déclare son refus de tout prélèvement ADN, dont l’objectif est de classifier les militants syndicaux comme criminels et de protéger les profiteurs.

A terme, ces dérives conduiront au fichage généralisé de l’ensemble de la société, au mépris des principes de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Au nom de la solidarité ouvrière, au nom de la démocratie, au nom du droit des travailleurs de Guadeloupe et de leurs organisations syndicales luttant pour leurs légitimes revendications, nous faisons appel à votre soutien et votre solidarité, jeudi 2 mai 2013.

Ce jour-là, l’UGTG sera mobilisée dès 14 heures devant le tribunal de Pointe-à-Pitre pour dire :

“ADNawa ! Sendikalis pa kriminèl !

(ADN, non jamais ! Syndicalistes, pas criminels !)

 

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