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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Sea France : Quand les crocodiles pleurent les Lycaons.

Publié le 9 Janvier 2012 par canaille le rouge in Colère

 

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iront-ils jusqu'à aller chercher Mittal pour récupérer la feraille ? 

 

Les fausses aides du pouvoir d'une part et la stratégie de la terre brulée d'autre part conduisent les navires là où les armateurs et leurs valets au pouvoir l'escomptaient : les drosser sur les récifs pour déchirer les rôles d'équipages en même tems que la flotte.


Ceux qui auront encouragé les lycaons ou les ont pris pour des animaux de compagnie ont l'air malin maintenant.


Fa# s'est donné le beau rôle et va mettre sur le dos des salariés les responsabilités d'une liquidation que les gouvernements qu'il a soutenu ou auxquels il a participé ont portées en permanence. Il arrive à ses fins.


Cette liquidation est l'aboutissement d'un processus engagée depuis des années qui voit les armateurs traquer les opérateurs publiques et leurs activités de la surface des mers. C'est l'attaque contre la CGTM le statut de ses personnels sur la méditerranée pour livrer les lignes régulière à la concurrence et aux armateurs s'affranchissant du statut des marins.

 

http://idata.over-blog.com/3/90/25/16/KerguelenBase2.jpg

C'est la logique du Pavillon Kerguelen qui fait que la France dispose d'un pavillon de complaisance dans une île des antipodes qui ne dispose d'aucune installation portuaire. De même avec Wallis et Futuna pour les navires de croisière. Pavillon de complaisance dont le régime fiscal et l'absence de normes sociales fait la fortune des Bolloré autres négriers du Fouquet's.


C'est la liquidation de l'Armement naval de la SNCF opérateur historique depuis la création de l'activité des ferries entre la France et la Grande Bretagne que les armateurs voulaient avec l'aide de l'UE rayer de la carte.


Pas un hasard que dès la liquidation prononcée Eurotunnel, autre pavillon de complaisance se mette sur les rangs.


Ceux qui se sont engouffré dans le sillage d'une SCOP qui proposait un cadre pseudo révolutionnaire ont aidé à réaliser ce que le capital n'arrivait pas à faire. Au mieux, ils ont maintenant l'air malin et démontrer leur incompétence. Pour les travailleurs du Calaisis, du boulonnais et du dunkerquois, ils sont de toute façon coresponsables d'un effondrement industriel.


Une date historique : janvier 2012, tout le panel des partis dit de gauche que ceux-ci le veuillent ou le nient, se retrouve dans le camp des privatiseurs de la SNCF et des liquidateurs de la marine de commerce française.


Il ne s'agit pas de dire que la SNCF est la vertueuse victime expiatrice de rites ou dogmes privatiseurs extérieurs. En son sein les lycaons ont eu des complices que les crocodiles ont incités à agir pour affaiblir l'activité, aidés par la conception ultra libérale autour du fameux repliement sur le cœur de métier cher à Pepy et son staff.


En attendant l'aventurisme des uns, la cécité des autres sert au capital sur un plateau les moyens de parvenir à ses fins. Des centaines d'emplois direct et indirects, des centaines de familles vont se retrouver sans rien dans une région où depuis un demi siècle la coopération entre droite, SFIO-PS rejoint par la CFDT autour du textile, de la sidérurgie après les mines ont fabriqué des cohortes d'exclus au nom du marché libre et non faussé, cautionnés les délocalisations et la casse industrielle.


La CGT des Marins et l'Union interfédérale des transports CGT avaient raison il y a une semaine de déclarer :

"Pour la CGT, notre priorité c’est l’avenir des emplois directs et indirects, c’est l’avenir

du Pavillon Français et cela ne peut pas faire l’objet de déclarations politiques

démagogiques à des fins électorales."


C'est sur ces ruines fabriquées par le consensus, de la CECA à Maastricht, que pousse le chiendent du "fn".


La singularité quand on touche à la flotte, c'est que chaque coup porté est un acte majeur contre un statut social historique, un outil de souveraineté économique et politique et les capacités de coopération.


La CFDT de Sea France a beau jeu d'en appeler au pavillon alors qu'ils se sont opposés à l'achat de navires fréteurs et aux coopérations avec les autres armements qui portent pavillon et statut de marins de leurs personnel.


Accessoirement (pas si accessoire que cela) la liquidation de Sea France est aussi un coup terrible porté à l'Enim le régime de protection social des marins. C'est la continuité de la braderie de la protection sociale telle que voulue par pouvoir et UE, telle que Notat puis Chérèque l'ont négocié avec les pouvoirs et l'Elysée.


Ceux qui alors que ces faits sont notoirement connus se sont engouffrés derrière la CFDT de Sea France portent qu'ils le veuillent ou non la coresponsabilité de ce qui va devenir au plan social économique et politique. Sarkozy à finement joué. Il travaille à renouveler l'opération 2002 et là il se trouve des alliés de poids.


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Alliés qui font dans cette région le lit du "fn".


Que Mélenchon qui a de vision ce que perçoit une taupe dans une galerie de tourbe soit accroché à cette remorque c'est une chose. Que le PCF aujourd'hui défende concernant Sea France les mêmes solutions est affligeant et provoque plus que la colère. De dérapage en dérapage, de caution des privatisations quand il participe aux gouvernements à soutien de celle-ci dans l'opposition, voila où cela mène.


En cela Jean Ferrat, toujours lui, avait raison quand il lançait

"Patron du Figaro songez à Beaumarchais

Il saute de sa tombe en faisant la grimace

Les maîtres ont encore une âme de valet"

 

Petits maîtres, grands valets, hélas le panel de titre et d'organisation s'est élargi et pas sur sa droite, le terrain était déjà entièrement occupé.

 

 

 

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