SYRIE
Le premier contingent de rebelles syriens formés en Jordanie par l'armée américaine et des responsables du renseignement à l'utilisation d'armes antiaériennes et antichars ont
terminé leur entraînement et repartent en Syrie pour combattre, a annoncé jeudi un dirigeant rebelle.
Selon ce responsable, l'essentiel du premier groupe de 300 combattants en provenance du sud de la Syrie ont fini leur entraînement et d'autres arrivent pour être formés à leur
tour.
"C'est une question sensible comme vous le savez, mais, oui, l'armée américaine et les services secrets entraînent une partie des rebelles", a dit ce responsable sous le sceau
de l'anonymat, confirmant une information parue la semaine dernière dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel et d'autres médias.
Acte 4 :
décor : (lien avec Le soir de Bruxelle et déclaration de
Blummollet)
Paris et Londres vont demander d’avancer la prochaine réunion de l’Union européenne sur l’embargo sur les armes pour la Syrie et, à défaut d’unanimité, décideront à titre
national d’en livrer aux rebelles, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie française.
La France et la Grande-Bretagne demandent " aux Européens, maintenant,
de lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre ", a-t-il déclaré à la radio France Info. À défaut de l’unanimité requise à l’Union européenne
pour lever cette mesure, Paris et Londres prendront la décision de livrer des
armes, car la France " est une nation souveraine " a précisé le
ministre.
Final :
En pointe dans le combat contre Bachar el-Assad « les Qatariens veulent acquérir des armes auprès de leurs partenaires occidentaux pour les livrer aux rebelles. A qui
vont-ils s’adresser ? A leurs amis français. Au cours d’une rencontre à l'automne 2012 entre François Hollande et Hamad Bin Jassem (le premier ministre du Qatar, ndlr), le
président de la République aurait confirmé les opérations clandestines engagées entre les services français et qatariens en appui à l’opposition syrienne.
Au ministère de la Défense, on a pris acte de la demande qatarienne de fournir du matériel – appareils de vision nocturne, radios – pour les insurgés. Paris a déstocké des
centaines de pièces. Soucieux de pouvoir écouter les conversations des rebelles, les techniciens français ont reconfiguré les appareils radio réclamés par les opposants à Assad. Tout
cela a bien sûr coûté de l’argent : environ 14 millions d’euros, selon un membre de l’état-major. Peu importe, il s’agit d’aider les combattants de la liberté syriens.
Problème : lorsque la marchandise a été prête, les Qatariens n’ont plus voulu payer la facture. Mi-janvier 2013, au ministère de la Défense, nombreux sont les militaires français
à l’avoir mauvaise contre Doha. Que faire ? « C’est tout le problème », soupire l’un d’eux. « Vous savez, on ne peut rien refuser au Qatar ». Fin de
citation.
Après l'appel de François Hollande à armer les insurgés, Paris a donc rejoint Doha sur cette ligne combattante. Mais dans la pratique, l'acheminement des armes aux "bons
rebelles" risque de poser d'inextricables problèmes. Nous y reviendrons. (Ch Chenot et G Malbrunot in le Figaro blog 15/03/2013)
Epilogue :
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