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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

UMP Land : il faut sauver le soldat Servier

Publié le 8 Mai 2011 par canaille le rouge in Du côté du capital

http://www.bureaux.altarea-cogedim.com/sites/altarea-bureaux-v2/local/cache-vignettes/L839xH567/Korus_-_001-13b62-c4572.jpg

le futur siège, à côté de la Défense, des labo du décoré de fa#.

 

Même si l'exécuteur de la démocratie picarde, le ci devant X. Bertrand, a vite tenté de modifier l'angle de tir, voire est contraint à un replis élastique, c'est urgence dans les coursives du rafiot UMP : Pas question de laisser le décoré du chateau sans assistance médiatique et financière. Trop de financements  des prochaines campagnes sont en jeux donc le pouvoir bat le rappel. Comment faire pour indemniser sur fonds publics ?

Euréka!!! zont trouvé le biais :

Si le laboratoire Servier reste "le responsable direct" dans l'affaire du Mediator, et donc appelé à systématiquement indemniser les victimes, les médecins pourront également être appelés à "rentrer dans la procédure", et donc à participer à l'indemnisation.

Comme si pour le talc Morhange le pharmacien du coin avait du indemniser à la place du labo fabricant ou comme si votre garagiste devait vous indemniser parce que les freins de votre véhicle neuf étaient defectueux en sortant du garage. 

C'est la conclusion du ministère de la santé, officialisée samedi 7 mai. "Cela signifie que les médecins pourront être amenés à participer à l'indemnisation des victimes s'il est établi après expertise médicale qu'ils ont une part de responsabilité", a précisé le ministère.

Les médecins, mais aussi "d'autres acteurs de santé", pourront être appelés à"rentrer dans la procédure soit à la demande de Servier, soit de la victime", explique le ministère de la santé. Une expertise médicale, réalisée par un comité d'experts placé auprès de l'Oniam (Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales), sera chargée de déterminer l'étendue des préjudices et d'identifier les responsabilités pour chaque cas.

"DES BOUCS ÉMISSAIRES"

Le syndicat de médecins MG France (on aurait aimé le voir aussi réactif lors des agressions contre la sécu ou ne pas soutenir le numérus clausus qui conduit à la désertification médicale qui permet des raccoucis sous lobbying des labos)accuse le gouvernement de chercher "des boucs émissaires dans cette affaire à travers les médecins prescripteurs"."J'aimerais bien que l'on finisse de rechercher les responsabilités, bien entendu du fabricant, mais aussi de toutes les autorités qui ont accepté qu'on enregistre un produit qui n'était, en fait, pas du tout un anti-diabétique lorsqu'il était prescrit en toute bonne foi de la part des médecins", a déclaré le président du syndicat sur Europe 1, dimanche.

"Nous avons des documents qui montrent que lorsque des médecins ont eu des doutes et ont interrogé le laboratoire, on leur a répondu que ce produit ne posait aucun problème particulier", a-t-il ajouté. Anti-diabétique largement détourné comme coupe-faim, le Mediator aurait fait en 33 ans entre 500 et 2 000 morts, avant d'être retiré du marché français en novembre 2009.

une fois de plus le PS n'affrontera pas frontalement le pouvoir des labo : 

Pour le député PS Gérard Bapt, ancien cardiologue et particulièrement en pointe sur ce dossier, la décision de l'Etat revient à se tirer "une balle dans le pied". 

Comme si c'était la question de fond. Il se refugie dans un débat procédurier plutôt que de poser la question d'un vrai service public de santé. Si les victimes de l'amiante et les syndicats en étaient restés là, la production aurait continué et les patrons auraient persisté à contester aux morts les causes de leurs décès.

Le député insiste sur "l'importance du maintien jusqu'à son terme" de la procédure en citation directe pour tromperie aggravée engagée contre le laboratoire Servier devant le TGI de Nanterre. Les premières audiences sont inscrites en septembre et octobre. "Il apparaît en effet que sans engagement rapide de la procédure pour tromperie, les médecins prescripteurs "hors AMM" [Autorisation de mise sur le marché] pourront être mis en cause, y compris ceux des CHU qui ont maintenu les prescriptions de Mediator à la sortie des services de cardiologie", relève-t-il."Ce sont alors les Hôpitaux qui supporteront la charge des procédures. L'Etat lui-même, au travers de l'agence du médicament Afssaps, sera mis en cause".

Les associations de victimes du Mediator doivent être reçues en début semaine au ministère de la santé pour prendre connaissance d'un texte créant le fonds public d'indemnisation, qui sera présenté en conseil des ministres mercredi. Selon ce texte, l'Oniam indemnisera dans un premier temps les victimes. Il se retournera ensuite systématiquement vers Servier. Si le laboratoire refuse de payer, la justice sera saisie par l'Oniam pour appeler Servier à rembourser. Des "pénalités dissuasives" seront alors demandées, selon le gouvernement.

Qui donc à part l'auteur de ces lignes qui le demande sans relache, quelle organisation politique, quelle force sociale va-t-elle porter le fer dans la plaie et demander la nationalisation de l'industrie pharmaceutique ?

http://eco.rue89.com/files/20081130Medicaments.jpg

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